Mystacinidae

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Mystacinidae
Description de cette image, également commentée ci-après
Mystacina tuberculata, la seule espèce vivante.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Sous-classe Placentalia
Ordre Chiroptera
Sous-ordre Yangochiroptera selon Teeling 2005
Microchiroptera selon ITIS

Famille

Mystacinidae
Dobson, 1875

Genres de rang inférieur

Les Mystacinidae (mystacinidés en français) forment une famille de chauve-souris généralement rattachées au sous-ordre des Microchiroptera[2].

Elles ont été surnommées « chauve-souris à courte queue de Nouvelle-Zélande » à partir des espèces actuelles vivantes endémiques à ce pays, ou « chauve-souris fouisseuses » pour indiquer leur faculté à se nourrir au sol en marchant à quatre pattes et en fouillant sous la litière forestière[2].

Les mystacinidés sont apparus et ont vécu en Australie de l'Oligocène supérieur au Miocène moyen entre 26 et 12 Ma (millions d'années), et sont présents en Nouvelle-Zélande au moins depuis le Miocène inférieur, il y a environ 20 Ma, jusqu'à nos jours[2].

Liste des genres et espèces[modifier | modifier le code]

  • Vulcanops Hand et al., 2018, représenté par une seule espèce fossile :
    • Vulcanops jennyworthyae du Miocène inférieur de Nouvelle-Zélande[2],[7].

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont des chauve-souris singulières, car elles recherchent leur nourriture aussi bien en vol, qu'au sol, en marchant à quatre pattes où elles fouillent sous la litière forestière (d'où leur autre surnom de « chauve-souris fouisseuses »). Leur alimentation est ainsi très diversifiée : insectes, dont des weta, araignées, fruits, fleurs et nectar[7].

La denture de Vulcanops, très spécialisée, avec de grandes dents, semble indiquer un régime alimentaire différent, plus axé sur les végétaux et sur les petits vertébrés[2].

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Famille Mystacinidae[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) S.J. Hand, « Mystacinid Bats (Microchiroptera) from the Australian Tertiary », Journal of Paleontology, vol. 72, no 3,‎ , p. 538–545 (JSTOR 1306652)
  2. a, b, c, d, e et f (en) Suzanne J. Hand et al. 2018. A new, large-bodied omnivorous bat (Noctilionoidea: Mystacinidae) reveals lost morphological and ecological diversity since the Miocene in New Zealand. Scientific Reports 8, article number: 235; doi: 10.1038/s41598-017-18403-w, url=https://www.nature.com/articles/s41598-017-18403-w
  3. (en) Carter, G.G. et Riskin, D.K., « Mystacina tuberculata », Mammalian Species,‎ , Number 790: pp. 1–8 (DOI 10.1644/790.1)
  4. (en) Blackburn, « Muttonbird islands diary », Notornis, vol. 12, no 4,‎ , p. 191–207
  5. (en) IUCN, « Mystacina robusta: O'Donnell, C. », IUCN Red List of Threatened Species,‎ (DOI 10.2305/iucn.uk.2008.rlts.t14260a4427606.en, lire en ligne)
  6. (en) Hand SJ, Lee DE, Worthy TH, Archer M, Worthy JP, Tennyson AJD, et al. (2015) Miocene Fossils Reveal Ancient Roots for New Zealand’s Endemic Mystacina (Chiroptera) and Its Rainforest Habitat. PLoS ONE 10(6): e0128871. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0128871, [1]
  7. a et b (en) « Fossils Reveal Giant New Species of Burrowing Bat: Vulcanops jennyworthyae », (consulté le 12 janvier 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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