Moteur à soupapes latérales

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Un cylindre vu de dessus, culasse ôtée. À noter les encoches dans les têtes de soupapes, destinées à faciliter le rodage en y implantant un tournevis.
Vue externe du même cylindre. On voit nettement les queues de soupapes dirigées vers le bas.
Coupe d'un moteur à soupapes latérales.

Le moteur à soupapes latérales a eu son heure de gloire des années 1910 aux années 1940, tant en automobile (moteurs Ford V8 Flathead) qu'en motocyclette (moteurs Harley-Davidson Flathead 1929-1974[1]). Un regain d’intérêt est retrouvé en 2019 lorsqu’un fabricant belge développe le moteur D-Motor LF26 : quatre cylindres à plat, à injection indirecte, avec soupapes latérales et à faible vitesse de rotation (limitant les pollutions sonores) destiné aux drones et hélicoptères légers[2].

Il s'agit d'un moteur à quatre temps dont l'admission et l'échappement ne se font pas au-dessus du cylindre (tête du cylindre), comme dans les moteurs à soupapes en tête, mais par une chambre latérale, au cylindre (le cylindre étant supposé vertical - lorsque les cylindres sont horizontaux, par exemple, les soupapes sont au-dessus du cylindre, mais on parle malgré tout de soupapes latérales).

Les soupapes ont leur queue en bas, près du vilebrequin, simplifiant le problème de l'entraînement de la distribution.

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

La fabrication est plus simple, moins de pièces à monter.
Il n'y a pas de risque de collision entre les pistons et les soupapes lors d'un affolement de soupapes ou dérèglement de la distribution.
La distribution est simple, comparée aux systèmes de soupapes en tête.

La circulation des gaz est plus faible.
Le taux de compression est plus faible.
Le plan de joint se déforme facilement à cause d'une mauvaise stabilité thermique.
La propagation du front de flamme à l'explosion du mélange est très faible.

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Notes et références[modifier | modifier le code]