Moseka Yogo Ambake

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Moseka Yogo Ambake
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Mouvement
Site web

Moseka Yogo Ambake, Lady Mosky, est une peintre belge originaire de la République Démocratique du Congo (RD Congo), née le à Kinshasa (Ex-Zaïre) et morte le à Bruxelles.

Style Artistique[modifier | modifier le code]

Moseka Yogo Ambake a réalisé des peintures à l’huile, à la gouache, et à l'aquarelle, et a également eu une production abondante d’œuvres en céramique. Ses œuvres sont souvent associées au surréalisme, à l'expressionnisme, ou encore à l'art naïf, et durant toute sa carrière Moseka a puisé son inspiration dans ce qu'elle appelait le « théâtre de la vie ». Ses œuvres en sont souvent une interprétation métaphorique, au centre desquelles se trouvent des femmes africaines dont la force, la beauté et la puissance l'éblouissaient. Au-delà de représenter ces femmes pour elles-mêmes, elle a eu a cœur d'évoquer leurs rapports aux hommes, aux animaux, à « l'authenticité africaine », et plus largement au monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Moseka est originaire de la région de l’Equateur au Congo, l’actuel République Démocratique du Congo. Son grand-père immigra à Léopoldville (Kinshasa) pour y effectuer son service militaire. Moseka fréquente les classes primaires dans une école de Yolo sud. Elle entreprend ses études secondaires à l’I.S.E.M mais la situation politique la pousse à les abandonner. Bien qu'impressionnée dès son plus jeune âge par les nombreuses fresques de Tekilazaya, un artiste congolais dont elle contemple les œuvres avec beaucoup d’admiration dans divers lieux de Kinshasa, Moseka se tourne d’abord vers le théâtre et travaille avec le célèbre maître « Toro ». Elle persévère deux ans dans ce métier dont elle se rappelle qu’il fut très intéressant.

C’est à cette même époque qu’elle rencontre son mari, Thierry Dartois, architecte d’intérieur avec qui l’art trouve naturellement sa place dans le foyer. Elle se met au même moment à échanger avec Théo Verwilghen, aquarelliste renommé, intéressé par l'originalité de ses premières œuvres. Moseka peint d’abord des intérieurs, peuplés de canapés et de coussins où apparaissent des personnages. Lorsque le ménage déménage au Mont Ngafula, une colline en dehors de la ville, Moseka se met à énormément peindre pour le plaisir et à offrir ses œuvres à ses ami(e)s.

Sa vocation s’affirmant, il fut question pour elle de suivre une formation plus systématique à l’académie des beaux-arts. Monsieur Théo Verwilghen, professeur à l’académie, fut catégorique : « Non, vous allez gâter votre talent ! ».

Pour Moseka, un peintre est quelqu’un de persévérant, qui cherche sans arrêt à découvrir de nouvelles techniques et de nouveaux sujets et qui s’exprime à travers eux. Moseka s’émerveille à chaque nouvelle découverte. Elle observe le monde, ses sujets, ses couleurs et les retransmet avec audace et originalité.

Admirative des œuvres de Dali, saisie par le ton et les couleurs de Van Gogh et Chagall, elle n’oublie pas non plus les peintres populaires congolais. Loin d'une approche intellectualiste de la critique d'art, Moseka a une approche plus viscérale de l'art. Pour elle le beau est un sentiment simple dont il est difficile de discuter, on aime ou on n’aime pas.

Résumé Biographique[modifier | modifier le code]

Née le à Kinshasa et décédée le à Bruxelles à l'âge de 63 ans.

Peintre et céramiste, elle est originaire de la République Démocratique du Congo. Mariée à Thierry Dartois, architecte d'intérieur, elle est mère de 4 enfants. Durant son enfance, elle a étudié à l'ISEM (Institut Saint-Eugène de Mazenod) à Kinshasa, mais le contexte économique et social du pays lui impose d'abandonner ses études pour travailler avec sa mère. Un temps intéressée par le théâtre, elle s'est finalement tournée vers les arts plastiques.

Moseka Yogo Ambake a exposé dans de nombreux musées, dont le Musée d'Ethnologie de Hambourg (Museum für Völkerkunde Hamburg, Allemagne), la 198 Comtemporary Arts and Learning à Londres (Royaume-Uni), la Skoto Gallery à New-York (EUA) et le Musée royal de l'Afrique Central à Tervuren (Belgique).

Personnalité de l'artiste[modifier | modifier le code]

Moseka a la réputation d'être une femme toujours souriante, pleine d'enthousiasme, de dynamisme, d'audace, et d’attention à l’égard de sa famille et de ses amis.

Hommage[modifier | modifier le code]

Hommage de Monsieur Benoit Quersin, décédé, à son oeuvre : « Moseka, voilà dix ans que nous habitons Mont Ngafula à cent mètres l’un de l’autre. Chaque fois que je te visite, tu peins entourée de tes enfants. J’ai vu apparaître tes tableaux l’un après l’autre avec étonnement, tant ils étaient loin des conventions et des archétypes. Dans ta peinture, comme dans ta vie, le réel se confond avec le rêve, le surréel avec le quotidien. Ta liberté de pensée, ta spontanéité, nous livrent une oeuvre que les blasés de la vie appelleront peut-être naïve. Pour moi, tes rêves et tes visions sont universels. J’aime aussi ta technique qui renoue avec la tradition de la peinture à l’huile par une transparence qui donne tout son mystère à l’image de l’homme et des choses. Tu nous transmets le merveilleux qui est en toi. Merci Moseka ».

Expositions[modifier | modifier le code]

Elle a exposé dans divers musées européens, dont le musée d'ethnologie de Hambourg (de) en 1993, la galerie 198 à Londres en 1995 :

2018 & 2017 : RodeArt (Cercle des artistes de Rhode-Saint-Genèse-Genèse) – Parcours d’artistes, Belgique (BE)

2014 & 2013 : INZIA Restaurant Africain -  Exposition individuelle et vernissage (), Bruxelles, Belgique (BE)

2011 : Résidence de l’artiste  - Exposition individuelle et vernissage (26 & ), Alsemberg, Belgique (BE)

1998 à 2006 :

  • Résidence de l’artiste (2 fois), Linkebeek, Belgique (BE)
  • La grande écluse, Exposition individuelle et vernissage, Bruxelles, Belgique (BE)

1998 : Skoto Gallery, Exposition individuelle et vernissage, New York, USA (USA)

1997 : De Zwarte Fles, Exposition individuelle et vernissage, Zwijnaarde, Gent, Belgique (BE)

1997 : The Ohio State University, Exposition individuelle et vernissage, USA (USA)

1996 : Alexandre Gallery, Exposition individuelle et vernissage,  Maasmechelen, Belgique (BE)

1996 : Casa Di Moseka (Atelier et magasin de l’artiste), Matongé, Bruxelles, Belgique (BE)

1995 : C.C. Sittard, Exposition individuelle et vernissage, Sittard, Pays-Bas (NL)

1995 : Galerie de Waterloo, Résidence de l’artiste, Bruxelles, Belgique (BE)

1995 : 198 Contemporary Arts and Learning Gallery, Exposition individuelle et vernissage, Londres, Royaume-Unie (UK)

1994 : African Queen Art Gallery, Exposition individuelle et vernissage, Bruxelles, Belgique (BE)

1994 : Hamburgische Museum für Volkerkunde, Exposition individuelle et vernissage, Hamburg, Allemagne (Rétrospective) (DE)

1994 : Ici & Là-bas, femmes d’Afrique, Créatives, Belgique (BE)

1993 : Musée royal de l'Afrique Centrale, Exposition individuelle et vernissage, Tervuren, Belgique (Rétrospective) (BE)

1993 : Tat Art Gallery, Exposition individuelle et vernissage, Bruxelles, Belgique (BE)

1992 : African Art Events, Exposition individuelle et vernissage, Maastricht, Pays-bas (NL)

1992 : Galerie Nast, Exposition individuelle et vernissage, Paris, France (FR)

1992 : Tat Art Gallery, Exposition individuelle et vernissage, Bruxelles, Belgique (BE)

1991 : Newton Galleries, Exposition individuelle et vernissage, Johannesburg, Afrique du Sud (ZA)

1986 – 1991 :

  • B.C.Z, Banque Commerciale, Exposition individuelle et vernissage, Kinshasa, Ex-Zaïre (RD Congo)
  • Plusieurs expositions individuelles à la Galerie Louis Van Bever, Kinshasa, Ex-Zaïre (RD Congo)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (fr + de) Joseph-Aurélien Cornet et V. Bol, Moseka Yogo Ambake, musée d'ethnologie de Hambourg, , 23 p.
    catalogue d'exposition
    (en) Hassan Aliyu et V. Bol, Winds of Change, Nancy Hynes, , 29 p. (ISBN 978-1-898491-05-7)
    catalogue de l'exposition Moseka Yogo Ambake et Henrietta Atooma Alele, à la 198 Gallery de Londres, du 12 septembre 1995 au 20 janvier 1996

Liens externes[modifier | modifier le code]