Monument du Centenaire

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Monument du Centenaire
Monument commémoratif du rattachement de Nice à la France, Jardin Albert 1er, Nice, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France - panoramio.jpg
Le monument du Centenaire
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Le monument du Centenaire de la réunion de Nice à la France, d'André-Joseph Allar, a été inauguré le au jardin Albert-Ier. Il célèbre le centenaire du rattachement de Nice à la France, en 1793. La statue en bronze représente une victoire ailée qui prête serment de fidélité. Le groupe en marbre est un allégorie de Nice se donnant à la France.

Historique[modifier | modifier le code]

Le monument a été commandé à l'occasion des fêtes du centenaire de la République, en 1892. Il a été inauguré le par Félix Faure, président de la République française, Léon Bourgeois, président du Conseil, Maurice Rouvier, président du conseil général des Alpes-Maritimes, Alfred Borriglione, sénateur des Alpes-Maritimes, Flaminius Raiberti, député des Alpes-Maritimes et François Alziary de Malausséna, maire de Nice.

Il a été inscrit aux monuments historiques le [1].

Description[modifier | modifier le code]

Le monument est constitué d’une sorte de pyramide très effilée surmontée d’une statue de bronze représentant une Victoire (Niké en grec, allusion à l’origine mythique du nom de Nice) enveloppée dans un drapeau français et prêtant serment de fidélité, allusion à la devise de la ville « Nissa fidelissima ». À la base de la pyramide, le groupe principal, en marbre blanc, représente Nice se donnant à la France (une jeune fille embrassant une femme tenant un faisceau). La France ne porte pas de bonnet phrygien mais un casque et son sein n’est pas dénudé. Son allure est calme, ce qui l’associe à l’idée d’ordre. C’est donc une République modérée, prudente et légaliste, à la fois maternelle, rassurante et pacificatrice. La ville de Nice est coiffée de ses murailles, reprenant ainsi une vieille représentation médiévale. On peut y voir une allusion à la dédition de la ville aux comtes de Savoie en 1388, ce qui présenterait la réunion de 1793 comme une sorte de nouvelle dédition, à la France cette fois. Quatre figures, aux angles du soubassement, auraient dû, selon le projet initial, représenter les bienfaits de l’annexion, mais elles n’ont pas été réalisées. Les armes de la ville sont sculptées au centre du soubassement. À l’arrière se trouve une représentation de la Méditerranée. Les inscriptions sont beaucoup plus nombreuses que sur les monuments précédents et visent à expliciter le sens de la statue comme à entretenir la mémoire des élus locaux. Sur la face avant de la pyramide figurent les dates 1793-1893 et en dessous : 1860. Le monument a donc pour but de commémorer non seulement la réunion de 1793, mais également celle de 1860.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marguerite et Roger Isnard, Sus lu barri. Les pierres racontent Nice, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, 1989, 264 p.
  • Le Petit Niçois, .
  • Courrière Henri, « L’identité politique de Nice. Mémoire et monuments publics de 1860 à 1914 », in Pellegrinetti Jean-Paul (dir.), La Méditerranée en passion. Mélanges d’histoire contemporaine offerts à Ralph Schor, Paris, Classiques Garnier, 2015, p. 497-520.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]