Molly Ivins

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Molly Ivins
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Biographie
Naissance

Monterey, Californie
Décès
(à 62 ans)
Austin, Texas
Nom de naissance
Mary Tyler Ivins
Nationalité
Américaine (Etats-Unis)
Formation

Smith College de Northampton, Massachussets, Bachelor of Arts, Institut des Sciences Politiques de Paris,

Columbia University Graduate School of Journalism, Master of Arts
Activité
éditorialiste, polémiste, essayiste
Père
James Ivins
Autres informations
Organisation

American Academy of Arts and Sciences Amnesty International, Reporters Committee for Freedom of the Press

American Civil Liberties Union
A travaillé pour

Houston Chronicle, Minneapolis Tribune, Texas Observer, New York Times, Dallas Times-Herald,

Fort Worth Star-Telegram.
Membre de
Cheveux
roux
Partenaire
Lou Dubose
Distinction
Œuvres réputées

Bill of Wrongs: The Executive Branch's Assault on America's Fundamental Rights, Bushwhacked: Life in George W. Bush's America,

Shrub: The Short but Happy Political Life of George W. Bush,

Mary Tyler "Molly" Ivins[1], née le à Monterey (Californie) décédée le à Austin (Texas), était une éditorialiste, satiriste américaine, et écrivain à succès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mary Tyler Ivins est issue d'une famille aisée, son père James Ivins était un avocat d'affaire puis président de la Tenneco Corporation[2]. Molly a grandi dans la banlieue résidentielle de Houston, après ses études secondaires à Houston[3], elle s'inscrit au Smith College de Northampton, dans le Massachussets, après son Bachelor of Arts, elle part en France pour entrer à l'Institut des Sciences Politiques de Paris, elle parfait sa formation universitaire par l'obtention d'un Master of Arts à la Columbia University Graduate School of Journalism[4].

Etudiante elle fait des piges pour le Houston Chronicle, mais c'est après ses études qu'elle commence véritablement sa carrière de journaliste. elle commence comme échotière au Minneapolis Tribune, où elle tient, comme elle dit, la rubrique des chiens écrasés (the sewer beat), mais très rapidement elle va devenir la première femme correspondante de la police et à tenir la rubrique des affaires judiciaires.

En 1970, elle retourne au Texas pour devenir éditorialiste au magazine le Texas Observer[5], un media libéral (gauche américaine), son directeur Ronnie Dugger l'embauche comme co-rédactrice en chef[6]. Elle se fait remarquer par son style direct, incisif, son humour acide[7] ce qui lui permet d'entrer au New York Times qui voit en elle un renouveau, une voix représentant les femmes et la jeunesse. Cela dit elle ne s'est jamais faite à la pesante hiérarchie du journal incompatible avec sa liberté tant de paroles que de comportement,

En 1982, elle entre au Dallas Times-Herald, là aussi son franc parler la met en difficulté, en 1993, elle entre au Fort Worth Star-Telegram, là ses critiques envers George Bush père la font connaître dans tous les Etats-Unis. Avec l'arrivée au pouvoir de George W.Bush junior, elle co-écrit deux essais avec Lou Dubose[8] sur ce président qu'elle a connu au Lycée.

En 2001, elle devient une journaliste indépendante, ses éditoriaux sont diffusés auprès de 400 journaux[9] par le Creators Syndicate[10], [11].

Atteinte d'un cancer du sein en 1999[12], elle continuera jusqu'au bout son activité d'éditorialiste, même sur son lit de mort à l'hopital.

Parallèlement à son activité de journaliste, elle a été membre d'Amnesty International, du Reporters Committee for Freedom of the Press[13] et l'American Civil Liberties Union.

Politiquement elle est issue d'une famille de Républicains conservateurs, très vite elle a pris conscience du mensonge du racisme et comme elle le dit tout le reste est venu : " Once you figure out they are lying to you about race, you start to question everything," (Une fois que tu as compris qu'ils t'ont menti au sujet du racisme, tu commences à te poser des questions sur tout..."), c'est ainsi qu'elle est devenue une libérale de gauche avec une pointe de joyeux anarchisme.

De nombreux articles de Molly sont disponibles sur les site d'Alter Net[14] et du Texas Observer[15].

En 2008 , le MOLLY National Journalism Prize[16], est créé par le Texas Observer et la Texas Democracy Foundation[17].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Molly Ivins: Letters to The Nation, éd. The Nation, 2015,
  • Bill of Wrongs: The Executive Branch's Assault on America's Fundamental Rights, coécrit avec Lou Dubose, éd. Random House, 2007,
  • Who Let the Dogs In?: Incredible Political Animals I Have Known, éd. Random House Trade Paperbacks, 2004,
  • Bushwhacked: Life in George W. Bush's America, coécrit avec Lou Dubose, éd. Vintage, 2003,
  • Shrub: The Short but Happy Political Life of George W. Bush, coécrit avec Lou Dubose, éd. Vintage, 2000,
  • You Got to Dance with Them What Brung You, éd. Vintage, 1998,
  • Nothin' But Good Times Ahead, éd. Vintage, 1993,
  • Women on the Verge!: Susan Faludi and Molly Ivins in Conversation, éd. Sounds True, 1992,
  • Molly Ivins Can't Say That, Can She?, éd. Vintage, 1991.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2006 : lauréate du David Nyhan Prize délivré par le Joan Shorenstein Center[18]
  • 2003 : lauréate du Eugene V. Debs Award[19]
  • 2003 : lauréate du Pringle Prize for Washington Journalism de la Columbia University[20]
  • 2003 : lauréate du Ivan Allen Jr. Prize for Progress and Service[21]
  • 2001 : lauréate du prix William Allen White de l'Université du Kansas[22]
  • 2001 : récipiendaire de la Smith Medal du Smith College[23],
  • 2001 : élue comme membre de l'American Academy of Arts and Sciences[24]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Molly Ivins | American political satirist », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Katharine Q. Seelye, « Molly Ivins, Columnist, Dies at 62 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  3. (en) Michael Carlson, « Obituary: Molly Ivins », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  4. (en) « School of Journalism | », sur journalism.columbia.edu (consulté le 6 novembre 2017)
  5. (en) « The Texas Observer », sur The Texas Observer (consulté le 6 novembre 2017)
  6. « Molly Ivins », sur www.famoustexans.com (consulté le 6 novembre 2017)
  7. (en) « A Tribute to Molly Ivins - The Texas Observer », The Texas Observer,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Louis Dubose », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Joe Holley, « Columnist Molly Ivins, 62; Poked Fun at the Powerful », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)
  10. (en) « Home | Creators Syndicate », sur www.creators.com (consulté le 6 novembre 2017)
  11. (en) « Creators Syndicate », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « Syndicated columnist Molly Ivins dies at 62 », msnbc.com,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « Reporters Committee for Freedom of the Press », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  14. « Stories by Molly Ivins », sur Alternet, stories by molly ivins | alternet (consulté le 6 novembre 2017)
  15. (en) « Molly Ivins », sur The Texas Observer (consulté le 6 novembre 2017)
  16. (en) « MOLLY National Journalism Prize », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  17. (en) « The Molly National Journalism Prize 2018 Submissions - The Texas Observer », The Texas Observer,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « David Nyhan Prize - Shorenstein Center », Shorenstein Center,‎ (lire en ligne)
  19. (en) « Eugene V. Debs Award », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  20. « Molly Ivins | Americans Who Tell The Truth », sur www.americanswhotellthetruth.org (consulté le 6 novembre 2017)
  21. (en) « Ivan Allen Jr. Prize for Progress and Service », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  22. « WAW Award List », sur William Allen White, (consulté le 6 novembre 2017)
  23. (en) « The Smith College Medal | Smith College », sur www.smith.edu (consulté le 6 novembre 2017)
  24. « Academy Home - American Academy of Arts & Sciences », sur www.amacad.org (consulté le 6 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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