Mohamed Iguerbouchène

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Mohand Iguerbouchène
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Biographie
Naissance
Décès
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HydraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Enfant
Nacera Iguerbouchene, Dalila Iguerbouchene

Mohamed Iguerbouchène (en kabyle: Muḥand Igerbucen, en arabe : Mohamed Iguerbouchen; francophile nom Georges Iguerbouchène.) est un compositeur algérien né le 13 novembre 1907 à Aït Ouchène[1] (commune d’Aghribs chez les Aït Djennad dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Kabylie) et décédé le 23 août 1966 à Hydra. Il eut parfois comme nom de scène Igor Bouchène.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses premiers pas dans l’instruction, il les effectuera à l’âge de 6 ans, à l’école de Sarrouy, à Soustara un quartier d’Alger. C’est réellement à 12 ans qu’il approche le monde de la musique en y suivant des cours de solfège[2].

Mohand Iguerbouchène rencontre le comte écossais Fraser Ross. Ce dernier, séduit par le potentiel du jeune Mohand alors âgé de 15 ans décide de l’aider à accroître sa formation. La générosité de Fraser Ross, conduira Mohamed Iguerbouchène à Manchester où il intègre le Royal Northern College of Music en 1922[3].

Grâce à ses nouvelles relations qu’il rencontre à Londres, Mohand Iguerbouchène intègre la Royal Academy of Music où le professeur Livingston l’aide à se prefectionner[4]. Il n’y passera cependant qu’un an.

En 1924, il profite du soutien du comte Fraser Ross pour se rendre à Vienne en Autriche, parfaire son art auprès d’Alfred Kronfeld.

Et c’est en 1925, à 18 ans à peine qu’il offrira son premier concert à Bregenz, sur le lac de Constance. Il y joue les œuvres de son propre répertoire comme Rapsodie Kabilia et Arabic rapsodie. Il obtient le premier prix de composition d’harmonie et contrepoint ainsi que le premier prix d’instrumentation et de piano. En 1934, Mohand Iguerbouchène est admis à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) comme auteur-compositeur et, dans la même année, comme membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD)[5].

Au fur et à mesure, Mohand Iguerbouchène se détache un peu de la musique symphonique et tend vers le cinéma. Après quelques documentaires (Aziza) et un court métrage (Dzaïr), Julien Duvivier lui propose de collaborer à la bande son de Pépé le Moko, un film dont le rôle principal est joué par Jean Gabin. Associé à Vincent Scotto, les deux artistes se partageront les musiques du film[6].

Pépé le Moko est vraiment le détonateur de la carrière de Mohand Iguerbouchène en tant que compositeur pour le cinéma.

En 1937, il écrira notamment la partition du film Terre idéale en Tunisie.

En 1938, il fait, à Paris, la rencontre de Salim Hallali, chanteur originaire de Annaba pour qui Mohand Iguerbouchène écrira une cinquantaine de titres essentiellement interprétés dans un style Flamenco en arabe. Un répertoire qui sera enrichi par la suite d’une vingtaine de chansons en kabyle.

La même année il retourne en Angleterre invité par la BBC pour diriger l’une de ses symphonies. Il présentera une 3e rapsodie mauresque, dans la continuité de celles qui lui avaient valu un grand succès en Autriche. Toujours en 1938, il composera avec Vincent Scotto la musique du film "Algiers", remake de "Pépé-le-Moko" avec Charles Boyer et Hedy Lamarr[7].

En 1940, Paris Mondial lui confie sa direction musicale[8], c'est ainsi qu'il compose pour une vingtaine de courts-métrages de la maison Mercier films Inc.

En début 1945, il compose une centaine de mélodies d'après les poèmes des Milles et Une Nuits, de Rabindranath Tagore[réf. nécessaire]. En 1952, il signe la musique du film de Pierre Cardinal, Au cœur de la Casbah[9].

Il a plusieurs enfants : Nacera Iguerbouchène, Dalila Iguerbouchène.[réf. nécessaire].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]Liberté, 4 décembre 2013, Proposition de classement de la maison du compositeur Mohamed Iguerbouchène
  2. Iguerbouchen, l'un des plus grands compositeurs algériens et musicologue universel
  3. Nabila Oulebsir, Les usages du patrimoine: monuments, musées et politique coloniale en Algérie, 1830-1930, p. 341, éd. MSH, 2004, (ISBN 2735110060)
  4. Hommage à Mohamed Iguerbouchen et perpétuer par là son esprit
  5. Biographie de Mohand Iguerbouchène
  6. Biographie du musicien Mohand Iguerbouchène
  7. Mohand Iguerbouchène, Pépé-le-Moko et Vincent Scotto
  8. Mohand Akli Haddadou, Les berbères célèbres, p. 165, éd. Berti , 2003, (ISBN 9782911808210)
  9. Salah GUuemriche, Alger la Blanche: biographies d'une ville, éd. Plon, 2012, (ISBN 2262040397)