Mohamed Ataallah

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Mohamed Ataallah
Image dans Infobox.
Mohamed ATAALLAH aka Romain ATALA Exposition Escoville CAEN.
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Caen
France
Nationalité
Activité

Mohamed Ataallah, connu aussi sous le nom de Romain Atala, né le à Ksar El Kebir au Maroc, et mort le à Caen en France, est un peintre franco-marocain dont l’œuvre porte la marque d’un entre-deux culturel[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Ksar El Kebir Maroc du Nord, il fut l’un des premiers marocains à avoir eu accès à l’École des beaux-arts de Tetouan. Elève de Mariano Bertuchi très jeune il acquiert la maitrise du dessin, des jeux de lumière et d’ombre[2]. Après des études à l’école des beaux arts de Séville, à l’académie de Rome, à l’institut central de conservation et de restauration de Madrid, il revient au Maroc en 1963. Passionné d’archéologie, il est chargé des fouilles de la Province de Tanger et de la région Nord du Maroc, durant cette période il s’investira sur le site de Lixus, notamment à la restauration de la mosaïque du Dieu océan. Parallèlement, il participe à la création de l’association nationale des beaux arts  et en 1968 rejoint le groupe des artistes qui avec Farid Belkahia enseignent à l’École des beaux-arts de Casablanca. C’est à cette époque qu’il conçoit un module reproductible à l’infini inspiré de la tradition des zelliges qu’il soumet aux variations des superpositions, décalages, jeux des couleurs, des matières et de la lumière.

En 1969 il participe activement au mouvement « présence plastique » et aux expositions-manifestes place Djemaa El Fna à Marrakech puis place du à Casablanca[3], avec Mohamed Hamidi, Farid Belkahia, Mohamed Chebaa, et Mohamed Melihi. En 1972 il vient en France où il sera enseignant à l’école des beaux-arts de Caen jusqu’en 2004 . Il crée et anime durant plusieurs décennies des lieux de rencontres et de diffusion artistiques à Caen (Atelier de Recherche Esthétique ARE, galerie point 7)[4]. Il y tissera des liens  avec des artistes sud-américains comme Carlos Cruz-Diez, Jesus-Rafael Soto, Hugo Demarco, avec l’artiste systématique Véra Molnar ainsi qu’avec des poètes sonores dont son ami Brion Gysin. Son travail artistique abstrait et systématique puise dans les ressources informatiques et s’applique non seulement à la peinture mais à la photographie, à la vidéo, au cinéma expérimental et aux installations[5].

Expositions[modifier | modifier le code]

Individuelles[modifier | modifier le code]

  • 1957 Palais Mudejar - Séville, librairie des Colonnes - Tanger
  • 1962 Galerie Venise cadre - Tanger
  • 1972 Galerie nationale Bab Rouah - Rabat, installation café théâtre de Casablanca (spectacle "les bonnes" de Jean Genet), Galerie 77 -Marrakech
  • 1976 ARE Caen
  • 1977 Bibliothèque municipale - Caen
  • 1980 "Arabesques" Hôtel d'Escoville - Caen
  • 1983 Faculté des beaux arts de Madrid
  • 1992 Installation "carré d'Atala" Faculté des Beaux arts - Séville
  • 1993 Portraits photographiques de Brion Gysin librairie Hémisphère -Caen
  • 1994 Installation "carré d'Atala" École des Beaux-Arts Caen - Saint Aubin sur mer - plage d'Houistream
  • 1995 Point 7 Caen
  • 2005 Galerie bleue Marrakech
  • 2006 Royal Nautique Club Sale - Expression nord - Galerie Lineart Tanger
  • 2007 Rétrospective 1956-61 Galerie Lawrence & Arnott Tanger
  • 2009 Galerie Dar d'art Tanger
  • 2010 "permutation/création" Bab Rouah Rabat
  • 2012/2013 exposition itinérante organisée par l'Institut Cervantes Casablanca, Fès, Marrakech, Rabat, Tanger, Tétouan

Collectives[modifier | modifier le code]

  • 1957 "peintres marocains" Exposition itinérante au Maroc et au Musée des arts San Francisco, États-Unis
  • 1959 3e foire d'Alexandrie Égypte
  • 1962 "peintres contemporains de l'école de Paris et peintres marocains" Rabat
  • 1963 Rencontre internationale de peintres et sculpteurs Rabat
  • 1965 "Peinture marocaine" Palacio de cristal Madrid
  • 1966 "Peintres de Tétouan" Bibliothèque espagnole Tétouan
  • 1967 5e Biennale de Paris
  • 1969 "Présence plastique" expositions-manifestes place Djemaa el Fna - Marrakech, place du 167 novembre Casablanca
  • 1973 "grands et jeunes d'aujourd'hui" Grand Palais Paris
  • 1974 Salon de Mai Musée d'Art Moderne Paris
  • 1978 "Génération" Théâtre de Caen
  • 1979 "Cercle carré, triangle" Hôtel d'Escoville Caen
  • 1980 "art systématique" Projection Caen
  • 1981 Triennale de l'abstraction Caen
  • 1982 "Champ des possibilités" et "Écriture/lecture" ARE Caen
  • 1995 "Polyptyque" au Domaine - , Rencontre des arts plastique Sépulcre - Caen
  • 1996 "Art et sciences" au Sépulcre Caen
  • 2005 "Artistes contemporains en Basse normandie" Sépulcre -Caen , "un aperçu sur l'art contemporain au Maroc" Palais de la Bahia Marrakech
  • 2008 "peintres arabes et italiens" Galerie Bab Rouah Rabat

Filmographie[modifier | modifier le code]

Romain ATALA par Gérard Courant cinematon#305 https://www.youtube.com/watch?v=RbSFc3betQ0

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mohamed Sijelmassi, La peinture marocaine, Paris, Jean Pierre TAILLANDIER, , 167 p., p. 22,23,24,25
    éditeur N°1027
  2. Clara Mire Nicolazzi, Escuela de Tetuan : 50 anos de reflexion, Ceuta, Museo de Ceuta, , 85 p., p. 16,17
  3. Toni Maraini, « Souffle », revue trimestrielle, nos 7-8,‎ , p. 19 (lire en ligne)
  4. ARE Atelier de Recherche Esthétique, Ecritues-Lectures, CAEN, Mairie de Caen, (lire en ligne)
  5. Bernard Caillaud, La création numérique visuelle, Paris, Europia, , 41,42,43 p. (ISBN 2-909285-19-7, notice BnF no FRBNF37719180), le module comme principe et base de création texte de septembre 1988 - illustrations figures/arabesques 1979 et figures Vento 2/3/4/5 1997

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue souffle - revue littéraire maghrébine no 7-8 pages 25/26
  • La peinture marocaine Mohamed Sijelmassi Éditions Pierre Taillandier, 1972 (Mohamed ATAALLAH pages 22 à 25)
  • Escuela de Tetuan 50 ans de reflexion Consejeria de Education y cultura Museo Ceuta (R. ATAALLAH pages 39 à 52)

Liens externes[modifier | modifier le code]