Michel Lobrot

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Michel Lobrot
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Michel Lobrot, né le à Paris et mort le à Sagonne, est un psychopédagogue et universitaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Lobrot est né le 22 janvier 1924 à Paris. Il rentre chez les Dominicains en 1943, il et ressort athé en 1949. De 1951 à 1956, il est professeur de lettres, de latin et de philosophie à Neuilly, à Domfront, à Strasbourg, puis à Gérardmer. Il est agrégé de philosophie en 1956[1]. De 1956 à 1958, il enseigne la psychopédagogie à l'École Normale d'Arras.

De 1958 à 1969, il enseigne la psychologie de l'enfant au Centre national de pédagogie spéciale de Beaumont-sur-Oise (CNPS), créé en 1947 et disparu en 2002. Cette institution apportait une formation aux enseignants sur les enfants inadaptés. Il mène dans ce centre des expériences pédagogiques dans la ligne de la psychologie rogérienne. Il participe à un des courants, animé par Raymond Fonvieille, sur la pédagogie institutionnelle, avec Georges Lapassade et René Lourau. Son premier ouvrage publié en 1966, aux éditions Gauthier-Villars, est consacré à ce sujet, et s'intitule La Pédagogie institutionnelle. L'école vers l'autogestion, avec une préface de Jacques Ardoino[2],[3]. En parallèle, il est aussi professeur de civilisation française à la Sorbonne.

En 1969, il devient professeur au département des Sciences de l’éducation de l’Université Paris 8, au Centre universitaire expérimental de Vincennes, ne se consacrant plus à la Pédagogie institutionnelle, mais à l'animation non-directive de groupes[4].

Entre 1968 et 1973, il intervient en Espagne, à la demande du responsable de la mission de l'Unesco à Madrid, dans les Instituts des sciences de l'éducation. L'Espagne faisait sa réforme Jules Ferry et établissait l'enseignement gratuit et obligatoire.

Il part en retraite anticipée en 1986. Il se concentre alors sur l'animation de conférences, de séminaires de formation, de groupes de thérapie, de groupes d'expression, en France, mais surtout à l'étranger : d'abord au Mexique, au Canada, en Grèce, puis en Argentine. Plus tard, il intervient également en Italie, au Maroc et en Algérie.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La pédagogie institutionnelle. L'école vers l'autogestion, Paris, Gauthier-Villars, 1966, 282 p.
  • Vers une science de l'éducation, Paris, Sources de l’Éducation, 1966, 199 p.
  • Les effets de l'éducation, Paris, ESF, 1971, 284 p.
  • Troubles de la langue écrite et remèdes, Paris, ESF, 1972, 215 p. disponible sur Gallica
  • Pour ou contre l'autorité, Paris, Gauthier-Villars, 1973, 178 p.
  • L'intelligence et ses formes, esquisse d'un modèle explicatif, Paris, Dunod, 1973, 336 p.
  • Priorité à l'éducation, Paris, Payot, 1973, 197 p.[5]
  • Lire avec épreuves pour évaluer la capacité de lecture, Paris, ESF, 1973, 107 p.
  • Les effets de l'éducation, Paris, ESF, 1974
  • L'Animation non-directive des groupes, Paris, Payot, 1974, 255 p. disponible sur Gallica
  • La libération sexuelle, Paris, Payot, 1975, 217 p.
  • La lecture adulte (avec Daniel Zimmermann), Paris, ESF, 1975
  • Lire, Paris, ESF, 1976
  • Les difficultés sexuelles de l'adulte, Paris, ESF, 1978, 156 p.
  • Les forces profondes du moi, Paris Economica, 1983, 322 p. disponible sur Gallica
  • L’écoute du désir, Paris, Retz, 1989
  • À quoi sert l'école ?, Paris, Armand Colin, 1992, 184 p.
  • Le Choc des émotions, Château La Vallière, La Louvière, 1993, 289 p.
  • La psychanalyse (avec Thierry Bonfanti), Paris, Hachette, 1995, 160 p.
  • Désordre, Rupture, Échec (livre collectif dirigé par Robert Féger), Montréal, Presses de l’université du Québec, 1995
  • Les pédagogies autogestionnaires (livre collectif), Paris, Ivan Davy, 1995
  • L'anti-Freud, Paris PUF, 1996, 192 p. disponible sur Gallica
  • Directivité et non directivité, Tétouan, Dossiers Pédagogiques, 2002, 42 p.
  • Le mythe de l'identité - Apologie de la dissociation (avec Patrick Boumard et Georges Lapassade), Paris, Economica, 2006
  • La puissance des rêves, Paris, L'Harmattan, 2009
  • Le psychisme en mouvement, Paris, Publibook, 2016
  • L’écologie humaine, Paris, Publibook, 2017
  • Articles publiés dans les revues Enfance, Raison présente, Revue française de pédagogie[6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maria Antonia Santandreu Caldentey, Michel Lobrot : une aventure humaine, thèse de doctorat en lettres, sciences humaines et sociales, sous la direction de Patrick Boumard, 2002, Paris 7[7].
  • Alain Siciliano, Michel Lobrot : paroles de A à Z (3 DVD), Éditions Deixis, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr/?q=agregsecondaire_laureats&annee_op=%3D&annee%5Bvalue%5D=1956&annee%5Bmin%5D=&annee%5Bmax%5D=&nom=&periode=All&concours=14&items_per_page=10&page=1.
  2. « Michel Lobrot », Radio télévision suisse,‎ (lire en ligne)
  3. Noëlle Gérôme, « Lobrot M., La pédagogie institutionnelle. L'école vers l'autogestion. ; Vasquez A., Oury F., Vers une pédagogie institutionnelle. », Revue française de sociologie,, vol. 9, no 1,‎ , p. 117-118 (lire en ligne)
  4. Rémi Hess, Le temps des médiateurs : le socianalyste dans le travail social, Anthropos, (lire en ligne), « Vincennes (1973-1981) »
  5. Avanzini Guy, « Lobrot (Michel). — Priorité à l'éducation », Revue française de pédagogie, vol.27, 1974. p.75-77. [lire en ligne].
  6. « Lobrot, Michel (1924-) », sur persée.fr
  7. « Michel Lobrot, une aventure humaine », sur theses.fr