Michel Brisbois

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Michel Brisbois ou Michael Brisbois (1759 à Val-Maska au Québec - 1837) pratiquait la traite de la fourrure. Il fréquenta l'école à Québec puis se tourna vers le commerce de la fourrure à Mackinac Island en 1778 puis en 1781 il se rend à Prairie du Chien avec d'autres canadiens français et y fonde la première communauté permanente.

Bien qu'affichant sa sympathie pour les Britanniques dans leur lutte pour le contrôle du Nord-ouest, il s'enrôle dans la Milice Territoriale de l'Illinois en 1809. Pendant la Guerre de 1812, il approvisonne aussi bien les troupes américaines que britanniques mais conserve une attitude pro-britannique. Arrêté pour trahison à la fin de la guerre, il est envoyé à St. Louis pour y être jugé, il sera acquitté.

Il est nommé juge assesseur du Comté de Crawford par le Gouverneur du Territoire du Michigan, Lewis Cass (1782-1866), en 1819. Il occupera ensuite diverses positions officielles dans la région de Prairie du Chien.

Ses fils[modifier | modifier le code]

Maison de Bernard Brisbois
Prairie du Chien, Wisconsin

Son fils, Bernard Walter Brisbois, né à Prairie du Chien, entame lui aussi une carrière dans le commerce de la fourrure comme agent de l'American Fur Company. Il s'engage plus tard dans le monde des affaires jusqu'en 1873 lorsqu'il est nommé Consul des États-Unis à Verviers en Belgique. Il rentre à Prairie du Chien en 1874 et y résidera jusqu'à sa mort.

Un deuxième fils, Charles, fera carrière avec la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH). Il quitte la Prairie du Chien en 1812 avec son oncle Henry Fisher, tous deux sont embauchés par la Compagnie du Nord-Ouest. Brisbois travaille en Nouvelle-Calédonie en 1816, et après la coalition des deux grandes compagnie de traite de fourrures en 1821, il travaille pour la Compagnie de la Baie d'Hudson dans le district de l'Athabasca. Il est transféré au district du Mackenzie en 1822, et est alors posté au fort Norman. Il passe au fort de Bonne-Espérance (1824-25), où il est commis en charge, revient au fort Norman (1825-33). Il passe deux saisons dans le district de Cumberland, et revient dans le Mackenzie en 1835, toujours comme commis en charge, au fort de Liard (Yukon) où il reste jusqu'à sa retraite. Il avait fondé une famille avec une femme du pays. Sa biographie se trouve dans E.E. Rich, Minutes of Council Northern Department of Rupert Land, 1821-31, Toronto, Champlain Society, 1940, et les journaux qu'il a tenu comme commis pour la CBH se trouvent dans les archives de la compagnie à Winnipeg. Il n'écrivait qu'en français. D'après George Simpson, gouverneur de la CBH, l'oncle de Brisbois, Henry Fisher, ne parlait que très mal l'anglais. Ce dernier a joué un rôle important dans la traite des fourrures au fort Edmonton et en territoire qui est aujourd'hui l'Alberta.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Lawrence Scanlan, Prairie du Chien: French, British, American ; Menasha, Wis., George Banta Pub. Co. 1937. (OCLC 2953199)
  • Prairie du Chien Union, 18 juin 1885; Prairie du Chien, Wis. : L.M. Andrews & Co. (OCLC 11769712)

Sources[modifier | modifier le code]