Max Simon

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Max Simon
Image illustrative de l'article Max Simon

Naissance 6 janvier 1899
Breslau, Allemagne
Décès 1er février 1961 (à 62 ans)
Lünen, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Drapeau de la  République de Weimar République de Weimar
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Heer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Flag Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade Gruppenführer
Années de service 19171945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement 16e Panzergrenadier Division SS Reichsführer-SS
XIIIe SS Armeekorps
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne

Max Simon, (6 janvier 1899 à Breslau1er février 1961 à Dortmund) était un SS-Gruppenführer (Lieutenant-Général) et Generalleutnant der Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale.
Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne.

Simon a été un simple soldat de l'armée prussienne pendant la Première Guerre mondiale et a été l'un des premiers membres de la SS dans le début des années 1930. Il a fait carrière dans les rangs de la SS, et est devenu un chef de corps au cours de la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il fut capturé par les Alliés et fut inculpé dans divers procès pour crimes de guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Simon est né à Breslau. En 1917, il rejoint l'armée royale prussienne dans le Leib-Kürassier-Regiment Großer Kurfürst, qui faisait partie de la 11e Division. Il a servi en Macédoine et sur le front occidental, et se voit attribuer la Croix de Fer 2e classe (1914).

À la fin de la guerre, il rejoint le Freikorps en Silésie et lutte contre les forces polonaises. Son unité a été ensuite incorporée dans la Reichswehr comme 16e régiment de cavalerie et Simon est promu au grade de Unterfeldwebel.

En mai 1933, il rejoint la SS sous le numéro de service SS 83 086 et le numéro du parti NSDAP 1 350 576, et est affecté à la 47e SS-Standarte à Gera en étant promu Untersturmführer (lieutenant) en novembre 1934, avant d'être chargé de monter une nouvelle unité en 1935, la 1re SS Totenkopfstandarte Oberbayern comme Standartenführer (colonel).

En 1934, il est nommé commandant du camp de concentration de Sachsenburg.

En 1938, il participe à l'Anschluss de l'Autriche, à l'occupation de la Bohême et de Moravie et à l'occupation des Sudètes.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, son régiment SS, le 1er SS Totenkopfstandarte Oberbayern a été rebaptisé en octobre 1939 le 1er Régiment de grenadiers SS Totenkopf Division, et plus tard, le 5e Panzer Grenadier Régiment' en 1943. Au cours de la bataille de France, Simon a conduit son régiment à la capture de Pixie, Lyon, Orléans, Tours et Bordeaux, puis avancé à la frontière avec l'Espagne.

Opération Barbarossa[modifier | modifier le code]

En juillet 1941, Simon a participé à l'invasion de la Russie, (Opération Barbarossa) dans le cadre du groupe d'armées Nord, en tenant Kraslava et percer la ligne de Staline, où Simon a été blessé. Dans les semaines suivant l'invasion, le régiment de Simon, au cours de la lutte contre le sud de Ilmensses, a capturé d'énormes quantités de matériel russes et fait de nombreux prisonniers. Pour les combats de la Bataille de la poche de Demyansk, Simon reçoit la Croix de chevalier et est promu Oberführer (général de brigade).

En décembre 1942, Simon est promu de nouveau pour le grade de Brigadeführer (major-général), avant d'être nommé commandant de la 16e Panzergrenadier Division SS Reichsführer-SS.

16e SS Panzergrenadier Division Reichsführer-SS[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle division Waffen-SS est formé en Hongrie à partir de l'ancien régiment de Simon et de la Sturmbrigade Reichsführer SS.

En juillet 1944, la Division a été déplacée vers l'Italie, et a combattu les troupes britanniques dans le secteur de l'Arno, où il a gagné une réputation de stabilité et a été décisif dans les batailles dans les Apennins. La Division a également lutté contre les partisans, en massacrant à Sant'Anna di Stazzema (Lucca), le 12 aout 1944, 560 civils dont 3 nourrissons et à Marzabotto, le 5 octobre 1944, 900 autres innocents. Pour son activité en Italie, Simon reçut les feuilles de chêne pour la Croix de chevalier et la Croix allemande en or, en octobre 1944.

XIIIe Corps de SS[modifier | modifier le code]

En novembre 1944, Simon a été promu au grade de SS-Gruppenführer (lieutenant général) et Generalleutnant der Waffen-SS, et reçoit le commandement du XIIIe SS Armeekorps.

Le XIIIe Corps de SS est déployé dans la région Lorraine contre les forces américaines, et en décembre 1944, défend la ligne Siegfried, maintenant appelé le Mur de l'Ouest.
Le XIIIe Corps de SS a été contraint de se retirer dans la Sarre et le Palatinat, où il a commencé à détruire les ponts du Rhin.
En avril 1945, entre les rivières Main et Jagst, il se heurte à la 4e division blindée US et est impliqué dans de violents combats autour de la rivière Tauber en Franconie et près de Würzburg et de Nuremberg.
Le XIIIe Corps de SS combat ensuite en retraite près du Danube et autour de Munich. Sur les ordres de Simon, les ponts sur l'Isar n'ont pas été détruits, car il pensait qu'il n'était pas nécessaire parce que la fin de la guerre était proche.
Le 1er mai 1945, le XIIIe Corps de SS se rend aux forces américaines.

Après la guerre, Max Simon a été condamné à mort par un tribunal britannique pour son rôle dans le massacre de Marzabotto. Cette sentence a été changée plus tard à la prison à vie. Simon a été gracié en 1954 et est libéré de prison.

Max Simon est mort le 1er février 1961 à Lünen près de Dortmund.

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • (de) Berger, Florian. Ritterkreuzträger mit Nahkampfspange in Gold. Selbstverlag Florian Berger, 2004. ISBN 3-9501307-3-X.
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer. Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Germany: Podzun-Pallas, 2000. ISBN 3-7909-0284-5.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]