Massacre de Sant'Anna di Stazzema

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Massacre de Sant'Anna di Stazzema
Image illustrative de l'article Massacre de Sant'Anna di Stazzema
Monument ossuaire de Sant'Anna di Stazzema

Date
Lieu Stazzema - Drapeau de l'Italie Italie
Victimes Civils italiens
Morts 560
Auteurs Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Participants 16th SS Division Logo.svg 16e Panzergrenadierdivision SS Reichsführer-SS
Guerre Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 43° 58′ 27″ nord, 10° 16′ 25″ est

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Massacre de Sant'Anna di Stazzema

Le massacre de Sant'Anna di Stazzema est un crime de guerre contre des civils perpétré par les Waffen-SS de la 16e Panzergrenadierdivision SS Reichsführer-SS commandée par le général (Gruppenführer) Max Simon, le et qui s'est poursuivi dans d’autres localités voisines jusqu'à la fin du mois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sant'Anna di Stazzema un jour de brouillard
La liste des victimes

Au début d'août 1944, Sant’Anna, une frazione de la commune de Stazzema, dans la province de Lucques (Toscane), avait été classée « zone blanche » par le commandement allemand, c'est-à-dire épargnée par les combats et autorisée à accueillir des réfugiés. Les partisans avaient quant à eux déserté la région sans action particulière contre la Wehrmacht.

Contre toute attente, à l'aube du , trois bataillons de SS de la 16e panzerdivision, dirigés par Walter REDER[1],montèrent à Sant' Anna, pendant qu’un quatrième ferme la marche empêchant toute fuite vers Valdicastello. Lorsque les SS arrivèrent à Sant'Anna, accompagnés de collaborateurs fascistes qui leur servaient de guides, les hommes du village se réfugièrent dans les bois afin de ne pas être déportés. Les femmes, les enfants et les vieillards restèrent chez eux, certains que rien ne pouvait leur arriver car sans défense. La plupart d'entre eux fut néanmoins massacrée à la mitraillette ou à la grenade avec une barbarie effrayante, puis le village incendié. 560 personnes périrent dans le massacre. La victime la plus jeune, Anna Pardini, âgée seulement de 20 jours, fut retrouvée vivante mais gravement blessée, dans les bras de sa mère morte, mais mourut à son tour peu de jours après à l'hôpital de Valdicastello.

Après trois heures de tuerie, les SS mirent le feu aux bâtiments et tuèrent le bétail. Puis ils prirent leur repas.


Jugement[modifier | modifier le code]

En juillet 2004 s'est ouvert un procès au tribunal militaire de La Spezia contre des auteurs de ce massacre.

Comme l’a démontré l'enquête, il ne s'agit pas de représailles mais d'une opération terroriste dont chaque détail a été minutieusement prémédité, l'objectif étant, au travers de la destruction du village et de l'extermination de ses habitants, de briser les liens entre les populations civiles et les résistants présents dans la zone. La reconstitution des événements, l'attribution des responsabilités et les motivations qui ont entraîné le massacre ont été possibles grâce au procès qui s'est conclu en 2005 par la condamnation à la réclusion à perpétuité de dix anciens SS ayant participé aux événements, sentence qui fut confirmée en appel en 2006 puis ratifiée par la Cour de cassation en 2007.

Les noms des condamnés sont :

  • Werner Bruss (né en 1920, ancien SS-Unterscharführer),
  • Alfred Concina (né en 1919, ancien SS-Unterscharführer),
  • Ludwig Goering (né en 1923, ancien SS-Rottenführer qui avoua avoir tué vingt femmes)[2],
  • Karl Gropler (né en 1923, ancien SS-Unterscharführer),
  • Georg Rauch (né en 1921, ancien SS-Untersturmführer),
  • Horst Richter (né en 1921, ancienSS-Unterscharführer),
  • Alfred Schoneberg (né en 1921, ancien SS-Unterscharführer),
  • Heinrich Schendel (né en 1922, ancien SS-Unterscharführer),
  • Gerhard Sommer, (né en 1921, ancien SS-Untersturmführer), and
  • Ludwig Heinrich Sonntag (né en 1924, ancien SS-Unterscharführer).

Les demandes d'extradition faites par l'Italie ont été refufées par l'Allemagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. documentaire vidéo de Michaël PRAZAN : "Das Reich une division SS en France".
  2. Bruce Johnston, « 'Haunted' SS veteran stands trial for massacre of the innocents in village », The Telegraph,‎ (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • 7/7 (Belga)

Voir aussi[modifier | modifier le code]