Maurice Jeannel

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Maurice Jeannel
Image dans Infobox.
Maurice Jeannel en 1915.
Fonction
Doyen
Faculté de médecine de Toulouse (d)
-
Cyrille Caubet (d)
inconnu
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris
Nom de naissance
François Louis Maurice Jeannel
Nationalité
Formation

École de Santé de Strasbourg

Thèse au Val de Grâce et une année supplémentaire de perfectionnement (1872-1874).
Activités
Père
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
École préparatoire de médecine et de pharmacie de Toulouse (9.4.1884-31.10.1887)
École de plein exercice de médecine et de pharmacie de Toulouse (1.11.1887-31 03 1891)
Faculté de médecine et de pharmacie de Toulouse (1.04.1891)
Domaine
Chirurgie abdominale
Chirurgie osseuse
Distinctions
Prix Gerdy (1880)
Prix Laborie (1889 & 1910)
Médaille de la Guerre de 1870-1871

Maurice Jeannel, né le à Bordeaux et mort le à Paris, est un médecin français.

Il est le second fils de Julien-François Jeannel et Anne Ruelle, père de René Jeannel et aïeul de Jean-Marie Galmiche. En , il épouse Berthe Legay. En 17 ans de mariage ils auront neuf enfants dont six parviendront à l'âge adulte.

Il fait ses études de médecine à l’École Impériale du Service de Santé militaire, ce qui le contraint à un engagement de 10 ans dans l’armée qu’il quitte en 1880. Sa notoriété se fera en tant que praticien, enseignant spécialiste de la chirurgie abdominale puis Doyen de la Faculté de médecine de Toulouse. Ses pairs lui élèvent un buste en marbre signé Georges Vivent[1],[2] dans la salle du Conseil de la Faculté en 1923 pour célébrer l'exercice de celui qui fut professeur pendant 34 ans et doyen pendant neuf ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Il est élève de la pension Bouffartigue et du Lycée de Bordeaux où il obtient son baccalauréat. Il concourt le à la seule école militaire de médecine, l'École Impériale de Santé Militaire de Strasbourg. Il est reçu premier du concours et termine ses études major de sa promotion en 1870[3].

À la capitulation de Strasbourg assiégée, il s'échappe dans un convoi de civils et rejoint la 2e armée de la Loire du général Chanzy[4]. Il y retrouve son père Julien Jeannel.

En 1872 il entre au Val de Grâce, soutient sa thèse le et fait une année supplémentaire de perfectionnement.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est nommé médecin aide major de 2e classe en et part, comme son père, pour l’Algérie où il reste huit mois à Milianeh puis à Tenie-Teladen.

En 1875 il est médecin au 6e R.A. du Mans muté toujours dans l’artillerie à Vincennes puis Orléans où il passe médecin de 1re Classe.

Le Maurice est incorporé à la Caserne des Célestins de la Garde Républicaine à l’Arsenal de Paris. Il devient alors l'élève du Pr Aristide Verneuil[5]. C'est ce grand patron et maître qui fera sa carrière. Pendant toutes ces années de service, il collabore avec son père Julien Jeannel à la rédaction du Formulaire officinal et magistral international. C'est à Paris que naîtra son fils René Jeannel.

En , il a terminé son engagement de 10 ans et démissionne de l’armée.

Il pose sa plaque de médecin consultant pour quatre ans à Vendôme (Loir-et-Cher) puis postule en 1884, grâce à son maître le Pr Aristide Verneuil, comme chirurgien et enseignant à École de Médecine de Toulouse[6].

L'école préparatoire de médecine de Toulouse devient de plein exercice en 1887, puis faculté en 1891.

Maurice y conserve la chaire de clinique dont il fit un centre chirurgical de grande renommée et en 1909, il succède au Doyen Caubet dans la charge décanale qu'il conserve avec la confiance de tous ses collègues jusqu’à sa mort en 1918.

Charges et reconnaissance[modifier | modifier le code]

  • Président de comité de la Société française de secours aux blessés militaires 1.04.1895 au 21.01.1912.
  • Délégué régional de la Société française de secours aux blessés militaires  1.04.1895 au 21.01.191?.
  • Membre correspondant de l’Académie de Médecine de 1904 à 1918[9].
  • Nouveau Prix Laborie en 1910 à l’Académie de Médecine pour son ouvrage de référence la « Chirurgie de l’intestin ».
  • Médaille de la Guerre de 1870-1871[4].
  • Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur en

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Publications[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques chirurgicales[modifier | modifier le code]

Plus de 120 publications scientifiques chirurgicales dont un bon quart consacré à la chirurgie abdominale où il excellait, un dixième à la chirurgie osseuse, le reste à la pathologie chirurgicale générale diverse.

Ces publications sont toutes réunies en plusieurs volumes reliés sous le nom de :

Mélanges de chirurgie. C'est un Composé de revues scientifiques chez divers éditeurs. Plusieurs milliers de pages dont voici quelques exemples :

  • De la Résection diaphysaire dans le traitement de l'ostéomyélite, Paris, A. Poinat, (ASIN B001C7284Q)- De la Résection diaphysaire dans le

traitement de l'ostéomyélite.  Paris

A. Poinat, 1909.
  • De la fièvre consécutive aux plaiescavitaires. Paris. 1880.
  • À propos d'une observation du chondrome du calcanéum, Toulouse, 1885.
  • Contribution à l'étude des tumeurs du rein infiltrées dans le mésentère, Paris. 1886.
  • La Gangrène qui septicémise et la septicémie qui gangrène : Indications de l'amputation, Toulouse, Douladoure-Privat, 1886.
  • Du traitement chirurgical de l'hydronéphrose, Paris, Imprimerie des Arts et Manufactures, 1890, 20p.
  • Ptose rénale. Néphrorrhaphie, Toulouse, 1891
  • Leçons de clinique chirurgicale faites à Hôtel-Dieu de Toulouse, Toulouse, Guinet-Oisseau, Fasc.1, 1899.
  • La Hernie lombaire, Paris, Institut international de bibliographie scientifique, , 137 p. (ASIN B001C7286E)
  • Deux observations de kystes du pancréas 1 kyste traumatique, 2 kyste mucoïde, Toulouse, De Marquès, , 15 p. (ASIN B001C77RBA).
  • Considérations générales sur la tuberculose, Toulouse, JM Pinel, , 12 p.
  • Corps étrangers dans les parties molles, Toulouse, S.1.n.d., 13 p.

Formulaire officinal et magistral international[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Julien Jeannel écriture du Formulaire officinal et magistral international[10] bible médicale de 1044 pages.

  • Julien-François Jeannel et Maurice Jeannel, Formulaire officinal et magistral international (ed 1885), Paris, Hachette livre BNF, , 1044 p. (ISBN 978-2-01-353466-6)

Traités de référence[modifier | modifier le code]

  • Arsenal du diagnostic médical, Paris, J.-B. Baillière et Fils, , 232 p.
    Il décrit les différents instruments médicaux et chirurgicaux de son époque et leur technique d'emploi.
  • L'infection purulente ou pyohémie, Paris, Baillière, , 536 p. (ASIN B00JQU3KTS)
    Il développe dans l'intérieur de l'ouvrage un véritable petit traité de bactériologie très précis et prend résolument partie, avec quelque mérite à l'époque, pour Joseph Lister et Pasteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]Ville de Toulouse, Catalogue de l'Exposition d'Art Moderne, Toulouse, Ville de Toulouse, 1921-1922, P83
  2. [2]Dr Étienne Levrat, « Exposition Toulousaine des Artistes Latins », Express du midi, no 10512,‎ , p. 1
  3. Les examens se passaient à la Faculté et l’on devait servir ensuite pendant 10 ans dans le service de Santé qui dépendait toujours de l'Intendance.
  4. a et b C'est à ce titre que Maurice obtient la Médaille de la guerre 1870-1871.
  5. Aristide Auguste Stanislas Verneuil 1823-1895, Michel Dupont, Dictionnaire historique des médecins : Dans et hors de la médecine, Paris, Larousse-Bordas, , 628 p. (ISBN 978-2-03-514310-5), P564
  6. Son premier grand blessé est un gendarme auquel un malfaiteur avait logé une balle dans le ventre. Pour tous il était perdu. Maurice n'hésite pas, opère, fait une large résection intestinale et sauve son malade ! À l'époque cela tenait du miracle. Toute la presse en parla. Sa réputation était établie et du jour au lendemain Maurice Jeannel jusque-là obscur et à la recherche d'une position, est sacré comme le grand chirurgien du midi qu'il saura d'ailleurs rester toute sa vie.
  7. Édouard Jean Laborie 1813-1868, Michel Dupont, Dictionnaire historique des médecins : Dans et hors de la médecine, Paris, Larousse-Bordas, , 628 p. (ISBN 978-2-03-514310-5), P369
  8. Edouard Jean Laborie (1813-1868) est Médecin chef de l’Asile de Vincennes créé par l’impératrice Eugénie pour soigner les ouvriers convalescents. La fondation de l’Asile Impérial de Vincennes en 1857 est liée aux gigantesques travaux d’urbanisme entrepris par le Préfet de la Seine Haussmann à partir de 1853. Nombreux sont les accidents de chantiers occasionnés par les gigantesques travaux parmi les 400 000 ouvriers travaillant jours et nuits.
  9. Académie de Médecine« François Louis Maurice JEANNEL », sur www.academie-medecine.fr, (consulté le )
  10. Formulaire officinal et magistral international « Formulaire officinal et magistral international », sur https://gallica.bnf.fr (consulté le )comprenant environ quatre mille formules tirées des pharmacopées légales de la France et de l’étranger ou empruntées à la pratique des thérapeutistes et des pharmacologistes avec les indications thérapeutiques doses des substances simples et composées le mode d’administration l’emploi des médicaments nouveaux, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]