Maurice Guillaudot

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Maurice Guillaudot est un militaire français, ancien combattant de la Première Guerre mondiale et résistant français, né le 28 juin 1893 à Paris et mort le 23 mai 1979 à Hédé (Ille-et-Vilaine). Il est Compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il prend part à la Première Guerre mondiale.

Il suit ensuite une formation à l'École d'application de la Gendarmerie à Versailles. Il est élevé au grade de capitaine en 1928, puis à celui de chef d'escadron (équivalant à commandant) en 1936. Il est affecté à Vitré (Ille-et-Vilaine) en 1940, à la tête du 2ème groupe de la 4ème Légion de la Garde républicaine mobile. Cette branche de la Gendarmerie étant dissoute en zone occupée, il est placé à la tête de la gendarmerie à Rennes.

À la suite de son refus de faire charger les nombreux Rennais venus le 17 juin 1941 fleurir les tombes des victimes du bombardement allemand du 17 juin 1940, il est muté à Vannes.

Il devient le chef de l'Armée secrète dans le Morbihan. Il limite les arrestations des réfractaires au STO et recueille de précieux renseignements qu'il transmet à Londres.

Arrêté le 10 décembre 1943, il est déporté à Neuengamme en Allemagne d'où il revient en mai 1945. Il fut accusé de complot contre la République dans le cadre de l'affaire du plan bleu.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue de Rennes, adjacente à la préfecture de région, perpétue son souvenir.

La caserne de gendarmerie de Vannes porte le nom de "caserne général Guillaudot"

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

  • Maurice Guillaudot, Criminels de paix, S.E.C.M., Paris, 1949.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Charles, préface de Maurice Schumann, Soldats bleus dans l'ombre - Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, Éditions du Cercle d'or, Paris, 1978.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources principales[modifier | modifier le code]