Guerre civile italienne

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Guerre civile italienne
Informations générales
Date septembre 1943-mai 1945
Lieu Italie
Issue Victoire des Partisans ; établissement de la République italienne
Belligérants
War flag of the Italian Social Republic.svg République sociale italienne
Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie
Flag of Italian Committee of National Liberation.svg Comité national de libération
États-Unis États-Unis
Commandants
Esercito Nazionale Repubblicano :
Drapeau de l'Italie Benito Mussolini
Drapeau de l'Italie Rodolfo Graziani
Guardia Nazionale Repubblicana :
Drapeau de l'Italie Renato Ricci
Drapeau de l'Italie Valerio Borghese
Armée royale italienne :
Drapeau de l'Italie Victor-Emmanuel III
Flag of Italian Committee of National Liberation.svg Pietro Badoglio
Flag of Italian Committee of National Liberation.svg Ivanoe Bonomi
Flag of Italian Committee of National Liberation.svg Alfredo Pizzoni
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Campagne d'Italie
Opération Corkscrew · Bataille de Lampedusa · Débarquement de Sicile · Massacre de Biscari · Opération Avalanche · Armistice de Cassibile · Défense manquée de Rome · Guerre civile italienne · Opération Slapstick · Libération de la Corse · Insurrection de Naples · Bombardement du Vatican · Campagne de la rivière Moro · Ligne Gustave · Bataille du mont Cassin · Massacre de Monchio, Susano et Costrignano · Attentat de Via Rasella · Massacre des Fosses ardéatines · Bataille du Garigliano · Opération Shingle · Conquête de l'île d'Elbe · Prise d'Ancône · Massacre de Sant'Anna di Stazzema · Ligne gothique (Gemmano · Rimini · San Marino · Montecieco) · Massacre de Marzabotto · Offensive de printemps 1945 · Prise de Bologne

Front d'Europe de l'Ouest


Front d'Europe de l'est


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l'Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise

La guerre civile italienne est une confrontation qui a eu lieu au cours de la Seconde Guerre mondiale, et a vu impliquées les forces fidèles au roi Victor-Emmanuel III et les forces partisanes contre les membres de la République sociale italienne fasciste entre septembre 1943 et mai 1945.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

À la suite de la période dite des quarante-cinq jours, qui se clôt par l'armistice entre le royaume d'Italie et les puissances alliées, les Italiens se trouvent devant un choix précis : suivre Mussolini rétabli au pouvoir ou soutenir le gouvernement royal réfugié dans les zones contrôlées par les Alliés dans le Sud de la Péninsule. Ce choix amène la nécessité pour les Italiens de choisir lequel des deux gouvernements ils soutiennent ; qui trahir : le roi ou Mussolini ? Quel serment violer : celui dû au roi ou celui prêté au Duce ? En 1943, en Italie, la réponse à ces deux questions détermine l'appartenance à la Résistance ou au Parti fasciste républicain[1].

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

Dès le , la guerre civile se déchaîne en Italie, avec son cortège de violences de toutes natures[2]. Elle se manifeste, au vu de la coexistence de deux lois sur un même territoire (la loi de la RSI et la loi de la résistance), de part et d'autre, par le retour à la pratique du banditisme[3].

Par ailleurs, les deux camps se trouvent engagés dans une logique de représailles sans fin, similaire à celle connue par la France entre 1941 et 1944. En effet, le nombres d'Italiens tués par soldat allemand assassiné est, durant la période qui s'étend d'octobre 1943 à avril 1945, de 10 civils italiens pour un soldat (Pologne : 100 civils pour 1 soldat)[4].

Aux yeux des résistants italiens, les représailles aveugles pratiquées par les troupes allemandes et les soldats de la RSI posent problème : faut-il renoncer à l'action pour éviter ces exactions ? En février 1944, le commandement militaire pour la Haute-Italie préconise la limitation des causes de représailles[pas clair], et donc d'opérer une stricte sélection des actions de la Résistance[5]. Mais cette attitude de la Résistance évolue au fil de l'année 1944 : certains[Qui ?] préconisent de frapper encore plus fort, pour accélérer la fin de la guerre, affirmant qu'au final cela permettra d'économiser des vies[6]. Mais ces exhortations doivent aussi être comprises par l'incapacité des troupes allemandes ou fascistes d'exercer de manière systématique les représailles annoncées[7].

Le procès de Vérone du 8 au 10 janvier 1944 condamne à mort certains membres du Grand Conseil du fascisme qui ont provoqué la chute du régime fasciste de Benito Mussolini ; son gendre Galeazzo Ciano fait partie des condamnés.

Le 2 mai 1945, les dernières forces fascistes capitulent. En 1946, la République est instaurée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudio Pavone, Une guerre civile, op. cit. p. 70-72
  2. Claudio Pavone, Une guerre civile, op. cit., p. 490
  3. Claudio Pavone, Une guerre civile, op. cit., p. 529
  4. Claudio Pavone, Une guerre civile, op. cit., p. 562
  5. Claudio Pavone, Une guerre civile, p. 563
  6. Claudio Pavone, Une guerre civile, op.cit. p. 565
  7. Claudio Pavone, Une guerre civile, op.cit., p. 564

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Claudio Pavone, Una guerra civile. Saggio storico sulla moralità della Resistenza, Torino, Bollati Boringhieri, 1991. (ISBN 8833906299)
  • (it) Renzo De Felice, Mussolini l'alleato II. La guerra civile 1943-1945, Einaudi, Torino, 1997. (ISBN 8806118064)
  • (it) Luigi Ganapini, La repubblica delle camicie nere. I combattenti, i politici, gli amministratori, i socializzatori, Garzanti, Milano, 2010. (ISBN 8811694175)
  • (it) Gianni Oliva La resa dei conti. Aprile-maggio 1945: foibe, piazzale Loreto e giustizia partigiana, Mondadori, Milano, 1999. (ISBN 8804456965)
  • (it) Aurelio Lepre, La storia della Repubblica di Mussolini. Salò: il tempo dell'odio e della violenza, Mondadori, Milano, 1999. (ISBN 8804458984)