Martin triste

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Acridotheres tristis

Acridotheres tristis
Description de cette image, également commentée ci-après

Martin triste

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Sturnidae
Genre Acridotheres

Nom binominal

Acridotheres tristis
(Linnaeus, 1766)

Répartition géographique

Description de l'image Common Mynah distribution map.png.

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Martin triste (Acridotheres tristis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Sturnidae proche des mainates.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Il mesure entre 23 et 26 cm de long pour un poids de 82 à 143 g[1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le martin triste est omnivore, se nourrissant principalement de fruits, de graines, de larves et d'insectes. Il se nourrit occasionnelement d'œufs et d'oiseaux juvéniles, de poissons, de petits rongeurs, de petits reptiles, d'araignées, de vers de terre et de crabes[1].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Œufs de Martin triste Muséum de Toulouse

Cette espèce est monogame et territoriale. La femelle pond entre 4 et 5 œufs. Ils sont couvés pendant 13 à 18 jours. Les deux parents participent à part égale à la construction du nid et à sa défense. Par contre, la femelle assure la plus grande partie de la couvaison. Elle couve ses œufs pendant toute la nuit, tandis que le mâle couve pendant une partie du jour seulement[1].

Captivité[modifier | modifier le code]

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Enregistrement 1 :

Écouter le Martin triste
sur xeno-canto

Les Réunionnais les capturent dès leur plus jeune âge et les nourrissent eux-mêmes. À un certain âge, ils coupent le filet (petit muscle se trouvant sous la langue du martin) ; bien que le martin ne soit pas capable de reproduire de longues phrases, il peut, grâce à cette opération, répéter quelques mots simples, ou siffler des airs connus, ce qui fait la joie des Réunionnais.[réf. souhaitée]

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Acridotheres tristis a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1766.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Il en existe deux sous-espèces :

  • Acridotheres tristis melanosternus (Legge, 1879) ;
  • Acridotheres tristis tristis (Linnaeus, 1766).

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Spécimen féral en Israël.

Il vit et se reproduit dans la partie tropicale du sud de l'Asie depuis le Sri Lanka jusqu'à l'Ouzbékistan, en passant par l'Inde et l'Afghanistan.

Il a étendu son domaine vers le sud-est de l'Asie et a été introduit largement dans d'autres pays et territoires, comme l'Afrique du Sud, Israël, Hawaii, l'Amérique du Nord (notamment le sud de la Floride), l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, les Émirats arabes unis, l'île Maurice, La Réunion, Madagascar et Mayotte.

Habitat[modifier | modifier le code]

Ce passereau se trouve en abondance dans les bois clairsemés, les champs et autour des habitations.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Référence Animal Diversity Web : Acridotheres tristis (en)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Langrand O. (1995) Guide des oiseaux de Madagascar. Delachaux & Niestlé, Lausanne, Paris, 415 p.
  • Sueur F. (1996) Observations ornithologiques à Madagascar. Alauda, 64 : 435-442.