Marjolaine Chevallier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chevallier.

Marjolaine Cuénod Chevallier, née à Tunis le , est une théologienne française. Spécialiste de l’œuvre du théologien réformé Pierre Poiret, elle est maître de conférences honoraire de la faculté de théologie protestante de Strasbourg, et l'auteure de romans historiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marjolaine Chevallier est la fille de Jean-Charles Cuénod et d'Ida-Mary Bugnon. Elle naît en Tunisie où son père exploite un domaine agricole à Bir Mcherga[1]. Son grand-père, Auguste Cuénod, est ophtalmologiste à Tunis,

Elle fait ses études primaires et secondaires par correspondance, puis au lycée de Tunis où elle obtient ses deux baccalauréats. Elle fait son année de propédeutique à Tunis, puis obtient une licence de philosophie à l'université de Montpellier en 1952[2].

Elle soutient en 1972 une thèse de 3e cycle intitulée « Pierre Poiret (1646-1719) : métaphysique cartésienne et spiritualité dans la première édition de ses Cogitationes rationales », sous la direction de Georges Gusdorf[3], puis une thèse d'État intitulée Pierre Poiret (1646-1719), cartésien et mystique, en 1988[4], publiée en 1994[5]. Elle est maîtresse de conférences en histoire moderne de 1988 à 1998 à la faculté de théologie de Strasbourg.

Longtemps membre du mouvement d'origine protestante Jeunes Femmes, elle participe à la fondation du groupe Orsay en 1979-1981[2].

Elle est l'auteure de romans historiques, Psaumes interdits, dont le nom s'inspire de l'interdiction du psautier huguenot par Louis XIV en 1688[6],[7], Le Ci-devant bâtard[8] et en 2018, d'un récit biographique consacré à Isabeau Vincent, prophétesse protestante drômoise de la fin du XVIIe siècle.

Famille[modifier | modifier le code]

Elle épouse en 1952 le théologien et universitaire Max-Alain Chevallier[2]. De cette union naissent quatre enfants[9].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Pierre Poiret, 1646-1719 : du protestantisme à la mystique, Genève, Labor et fides, 1994.
  • (éd. scientifique) Pierre Poiret, Écrits sur la Théologie mystique.
  • (éd. scientifique) Œuvres diverses, Pierre Bayle. Volumes supplémentaires. Volume III, Cogitationes rationales de Deo, anima et malo ; Pierre Poiret, Nachdruck der Ausgabe Amsterdam 1715, Hildesheim, G. Olms, 1990.
  • (éd. scientifique) Pierre Poiret, La paix des bonnes âmes, Genève, Librairie Droz, coll. « Textes littéraires français », 2 vol., 1998.
  • (éd. scientifique) Pierre Poiret, La Théologie germanique 1497, Grenoble, J. Millon, 2000.

Romans[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bolle & Cabanel 2015, p. 681-682.
  2. a b et c Trautmann 2014.
  3. Thèse de 3e cycle, Université de Strasbourg, 1972, notice Sudoc [1]
  4. Thèse d'État, Université Panthéon-Sorbonne, 1988, notice Sudoc [2].
  5. [compte rendu, « Marjolaine Chevallier, Pierre Poiret, 1649-1719. Du protestantisme à la mystique, Labor et Fides, 1994 (coll. Histoire et société, n° 26) », Bulletin de la Société d'histoire du protestantisme français, vol. 142,‎ janvier-février-mars 1996, p. 137-139 (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  6. Annie Brossard, « Marjolaine Chevallier a dédicacé son livre », Sud-Ouest, (consulté le 24 mars 2018).
  7. Gabrielle Cadier-Rey, « Marjolaine Chevallier, Psaumes interdits » Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 158, 2012, p. 646-647. [lire en ligne].
  8. Gabrielle Cadier-Rey, « Marjolaine Chevallier, Le Ci-devant bâtard », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 160, 2014, p. 810 [lire en ligne].
  9. Théo Trautmann, « Marjolaine, Emma, Rosette Chevallier », sur NDBA, Fédérations des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, (consulté le 22 mars 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]