Marie-Louise Lachapelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Marie-Louise Lachapelle, née Dugès
Description de cette image, également commentée ci-après
Marie-Louise Lachapelle en 1814, par Villain
Naissance
Paris (France)
Décès (à 52 ans)
Nationalité française
Domaines obstétrique
Institutions Hôtel-Dieu de Paris
Hospice de la Maternité de Paris
Renommée pour son rôle dans la fondation de l'obstétrique moderne

Marie-Louise Lachapelle[1],[2] (née Dugès à Paris, le , et morte dans la même ville le ) est une sage-femme française[3]. Elle est l'auteur d'une Pratique des accouchements[4] en trois volumes ; par cet ouvrage et par le rayonnement de son enseignement, elle prend place parmi les fondateurs de l'obstétrique moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Louise Lachapelle est la fille de Louis Dugès, officier de santé, et de Marie Jonet, sage-femme[5].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille et petite-fille de sage-femme, Marie-Louise Lachapelle apprend d'abord avec sa mère. À onze ans et demi, elle réussit seule un accouchement difficile[6] ; à quinze elle peut traiter des cas rares, difficiles ou complexes.

En 1792, elle épouse un chirurgien, surnommé Lachapelle[2],[7], de l'hôpital Saint-Louis[6]. Elle demeure néanmoins à l'Hôtel-Dieu[8], car la maison familiale a été transformée en prison pour contre-révolutionnaires riches ou malades[9].

En 1793 (elle a 24 ans), quand il s'agit de réformer le service des accouchées et des enfants trouvés, on la consulte[10]. Elle « insista, dit François Chaussier, sur la nécessité absolue qu'il y avait à séparer les femmes en couches des autres malades[11] ».

En , son mari meurt[8],[12],[13]. La même année, elle devient l'adjointe de sa mère à l'Hôtel-Dieu[8].

Vers cette époque[14], elle est chargée d'organiser une nouvelle institution pour les femmes en couches, l'hospice de la Maternité[15]. Sa mère l'y rejoint à la fin de la période de transition mais meurt peu après.

C'est dans cet hospice — déjà en grande partie conçu par elle[16] — qu'elle fait sa marque.

L'hospice de la Maternité[modifier | modifier le code]

L'hospice de la Maternité est à la fois une maternité, c'est-à-dire un lieu où se pratiquent les accouchements, et un lieu de formation des sages-femmes.

L'hospice accueille les futures mères dès le début du huitième mois[17] ; leur moyenne d'âge est de 26 ans[18]. Après l'accouchement, les mères sont isolées de celles qui n'ont pas encore accouché, le risque de fièvre puerpérale (contre lequel s'était battue sa mère) étant grand.

À cette époque la plupart des femmes n'accouchent pas dans une institution ; l'hospice sert aux démunies (87,5 % des femmes abandonnent leur enfant après l'accouchement ou l'allaitement[19]), c'est-à-dire aussi aux femmes les plus exposées aux maladies.

Formation des sages-femmes[modifier | modifier le code]

À l'hospice de la Maternité, Marie-Louise Lachapelle conçoit le cursus des études des sages-femmes et la transmission des connaissances[20] :

  • le rôle des élèves « anciennes » (celles qui sont restées pour une seconde année d'étude) ;
  • le rôle de l'« élève principale » (l'assistante de la sage-femme en chef, qui restait à la Maternité plusieurs années) ;
  • son propre rôle de sage-femme en chef (qui comprenait les autopsies[21]) ;
  • l'apprentissage des sages-femmes nouvelles (c'est-à-dire de première année), sous leur ancienne, sous l'élève principale, sous la sage-femme en chef, le médecin et auquel était adjointe, pour la théorie, la répétitrice du médecin[22] ;
  • la cascade des appels d'urgence en cas de complication[23] (jusqu'au médecin, appelé s'il y avait besoin d'un « instrument tranchant[24] »)
  • la distribution de la formation pratique et de la formation théorique, cette dernière assurée par un médecin.

Elle prévoit une organisation de l'espace meilleure, pour emprunter ses mots[25], que celle de la « chétive salle de l'hôtel-Dieu ».

Enfin, le manuel de Jean-Louis Baudelocque[26], son collègue et ami chargé de l'éducation théorique, servira à toutes de ressource écrite[27].

Contributions à l'obstétrique[modifier | modifier le code]

  • Exclusion des témoins (seuls la mère, les sages-femmes et éventuellement le médecin pouvaient être présents dans la salle d'accouchement).
  • Suture immédiate d'un périnée déchiré.
  • Méthode d'intervention dans les cas de placenta praevia.
  • Méthodes destinées à éviter l'usage des forceps[28].

Une importante contribution de Marie-Louise Lachapelle est la richesse des statistiques tenues par elle ; on ira y puiser abondamment dans tous les pays[29],[30].

Lachapelle privilégiait toujours la « nature » ; elle appelait les accouchements faisant appel à autre chose que l'usage des mains « artificiels[31] » (dus à l'« art »), et même « contre nature[32],[28],[33] ».

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Marie-Louise Lachapelle meurt en 1821, d'un cancer de l'estomac. Après des funérailles auxquelles assistent les sommités médicales[34], elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise[35]. Caroline Holleville, une de ses élèves, prononce un discours sur sa tombe[6]. Clémentine Hucherard[36], « élève principale », est chargée de l'intérim, mais elle est jugée « trop jeune[37] » pour lui succéder ; ce rôle reviendra en 1822 à Madelaine-Catherine Legrand, également son élève[38].

Son neveu et élève, Antoine Dugès, dénué de tout désir de s'approprier l’œuvre d'autrui[39], et qui avait déjà fait paraître le premier volume de sa Pratique[40], en fera paraître deux autres après sa mort. Le style en est clair et vivant ; Lachapelle a le ton d'une autorité, mais quand elle manifeste un désaccord avec d'autres, ce qui arrive assez souvent, elle ne s'y appesantit pas.

Arbre de la transmission des connaissances[modifier | modifier le code]

Dans cet « arbre généalogique » de la transmission des connaissances, la qualité et le rôle par rapport à Marie-Louise Lachapelle figurent en caractères gras ; les relations de parenté ou d'alliance, s'il y a lieu, suivent, en italiques.

  • « Dame Jonet, sage-femme jurée au Châtelet », sage-femme, formatrice de sa mère, grand-mère
    • Marie Jonet, sage-femme, formatrice, mère
      • MARIE-LOUISE LACHAPELLE
        + Jean-Louis Baudelocque (mort en 1810[41]), médecin, collègue, chargé de la théorie médicale
        + François Chaussier, médecin, collègue
        • Marie Boivin, élève
        • Antoine Dugès, élève, éditeur de ses œuvres, professeur d'obstétrique, neveu
        • Clémentine Hucherard, future épouse Charrier, élève et successeur par intérim
        • Madelaine-Catherine Legrand, élève et successeur
        • De très nombreuses sages-femmes de toute la France[42]

L'étendue de cet arbre a été limitée le plus possible :

  • n'y figurent pas le père, Louis Dugès, officier de santé, dont on sait qu'il a joué le rôle d'informateur de Mme Dugès[43], et le mari, Charles Bon Côme Langlet dit Lachapelle, médecin, dont on ignore la contribution ; le fait qu'elle faisait des autopsies indique chez Lachapelle une formation médicale ;
  • n'y figurent que collectivement les élèves venues de toute la France — et autorisées (c'était leur privilège) à pratiquer partout en France ; leur prestige était déjà grand à la fin de leurs études ;
  • n'y figurent pas non plus celles qui ont pu disséminer l'enseignement de Lachapelle à l'étranger, comme Benoîte Pauline Cadeau, épouse Fessel, la « dame Lachapelle du Pérou[44] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Observations sur divers cas d'accouchements », dans Annuaire médico-chirurgical des hôpitaux et hospices civils de Paris, Crochard, 1819, p. 542–555
    Les cas sont : « rupture du vagin suivie de guérison ; accouchement naturel, l'enfant présentant la face ; accouchement opéré avec le forceps à l'occasion de l'issue prématurée du cordon ombilical ; seconde observation sur l'issue prématurée du cordon ombilical ; accouchement précédé de convulsions ».

Attribution rejetée[modifier | modifier le code]

  • Recherches sur les maladies des nouveau-nés[46],[6], in-4

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lachapelle[modifier | modifier le code]

Autres auteurs[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouve parfois seulement « Marie ». Les sources, y compris la page titre de sa Pratique, disent « Mme Lachapelle ».
  2. a et b On trouve, beaucoup plus rarement, d'autres façons d'écrire son nom (« Lachappelle » — nom officiel du cratère vénusien, ou « La Chapelle »…).
  3. Est-il mieux de dire « gynécologue » ? « obstétricienne » ? Anne Carol, « Sage-femme ou gynécologue ? M.-A. Boivin (1773–1841) », Clio. Femmes, Genre, Histoire., vol. 2011/1, no 33,‎ , p. 237–260 (lire en ligne) touche cette question.
  4. Écrit « accouchemens » à l'époque. Ici, et ailleurs dans l'article, l'orthographe a été modernisée.
  5. Il faut se garder de se laisser entraîner dans la confusion par l'usage moderne. Dans cet article, et pour les contemporains des deux femmes, Mme Dugès désignait toujours la mère (née Jonet) et Mme Lachapelle toujours la fille (née Dugès), veuve Lachapelle.
  6. a b c et d Mahul. Beaucoup ont repris cette attribution.
  7. « Charles Bon Côme Langlet dit Lachapelle » : Henriette Carrier, p. 210. Voir aussi Folie-Regnault.
  8. a b et c Chaussier 1822, p. 3.
  9. Mention (« Maison de santé et de sûreté ») dans La revue hebdomadaire, avril 1899, p. 251. Mention dans les Livres d’écrous des prisons parisiennes et registres divers : « 97. « Maison de santé et de sûreté » du citoyen La Chapelle, rue de la Folie-Regnault, no 3 (22 nivôse an II []–7 thermidor an II []). » Voir aussi Folie-Regnault.
  10. Delacoux, p. 98
  11. Chaussier 1822, p. 5.
  12. Si Lachapelle a eu une fille, comme on le trouve parfois, ce n'est pas de son mari, dont on dit qu'il est mort sans enfants. Parlant de son mari, Chaussier écrit : « dont elle n'a point eu d'enfants ». Carrier (en 1888) dit de Lachapelle qu'elle est devenue veuve « sans enfants » : p. 211.
  13. C'est à ce moment qu'on place les études qu'elle aurait faites sous la direction de l'illustre obstétricien allemand Franz Naegele. June K. Burton (p. 101) soulève plusieurs doutes à ce sujet (par exemple que les femmes n'étaient pas admises à l'université de Heidelberg). Antoine Dugès (Pratique, t. 2, p. vii) rappelle que Naegele est l'auteur d'une brochure Über der Frau Lachapelle Pratique des accouchements, Heidelberg, 1823. De plus, le Traité pratique de l'art des accouchements (trad. et mise à jour de George Adolphe Aubenas), que Naegele a écrit avec Woldemar Ludwig Grenser, mentionne Lachapelle pas moins de 48 fois.
  14. La date est incertaine si on se fie à Lachapelle : 1795 ou 1796 ou peut-être 1797. Voici son texte : « La Convention nationale se détermina en 1797 (an IV) à former une maison particulièrement destinée aux femmes en couches. J'étais alors adjoint à ma mère sage-femme en chef de l'hôtel-Dieu et je fus chargée de diriger le service de la nouvelle institution jusqu'à ce qu'enfin tout arrangement et tout déménagement fût terminé. Réunie alors à ma mère, elle approuva la plupart des dispositions que j'avais établies ». (Introduction, p. 2) (L'an IV s'étend du 23 septembre 1795 au 21 septembre 1796). Carrier, par contre, est plus précise : la période de transition s'étend du au 9 décembre 1797 ; Lachapelle supervise l'opération, pendant que sa mère reste à l'hôtel-Dieu.
  15. L'hospice de la Maternité avait été ouvert en 1795 dans les locaux de l'abbaye de Port-Royal de Paris et ceux de l'Oratoire, voisins. Pour les différents noms portés par les institutions, pour leur regroupement et leur séparation, pour l'arrêté les créant, voir Félix et Louis Lazare, « Accouchement (Hospice de l') », p. 5 de leur Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Félix Lazare, 1844.
  16. « Cet hôpital [de la Maternité] fut créé en grande partie d'après les conseils de Mme Lachapelle. » Lipinska 1900, p. 314.
  17. Cela semble avoir été la seule condition ; de plus les femmes qui allaient évidemment accoucher bientôt étaient admises (même si elles avaient précédemment été exclues pour mauvaise conduite), et celles qui étaient dans une « misère absolue ». Il y aurait eu, dit Carrier, p. 220, un grand degré de confidentialité.
  18. Beauvalet 1994, p. 240.
  19. Carrier, p. 228.
  20. Lachapelle, Pratique, t. 1, p. 3 et suivantes.
  21. Voir par exemple : Pratique, t. 2, p. 159.
  22. Lachapelle décrit les choses du point de vue de l'élève. Carrier (p. 237) décrit les choses du point de vue global des ressources disponibles (en dehors de la sage-femme en chef) : « un chirurgien accoucheur en chef, un chirurgien adjoint, un médecin en chef, un médecin adjoint, une élève sage-femme principale, un élève en médecine ».
  23. Lachapelle était logée « à proximité de la salle des accouchements et des dortoirs des femmes en couches ». Carrier, p. 235.
  24. Voir la p. 5 de l'Introduction. Cela implique que Lachapelle n'utilisait un scalpel que dans les autopsies.
  25. Voir la p. 1 de l'Introduction.
  26. Il ne s'agit probablement pas du grand œuvre de Baudelocque, l'Art des accouchements (en ligne : vol. 1, Pavie, Balthasard Comino, 1793) mais de Principes sur l'art des accouchements, par demandes et réponses, en faveur des sages-femmes de la campagne sur Google Livres, Paris, Méquignon l'aîné, 1787.
  27. Pour le texte in extenso de l'arrêté qui déterminait le fonctionnement de l'établissement, voir Carrier, p. 244.
  28. a et b Baudelocque, parlant de Lachapelle, dans ses Principes sur l'art des accouchements, p. xxx : « Si l'on retranche de ces accouchements qu'on s'est vu dans la nécessité d'opérer, ceux que la mauvaise conformation du bassin, et son défaut de proportion avec la tête du fœtus, ont rendus difficiles, et le cas de grossesse extra-utérine, dont il a a été parlé, il n'en est pas un seul peut-être qui n'ait pu être terminé par une sage-femme intelligente, comme ils l'ont été presque tous par celle qui est en chef à l'hospice de la Maternité. »
  29. La plus connue de ces statistiques est celle de 15 652 accouchements en « près de neuf années » (Introduction, p. 9), sur laquelle le volume 1 de la Pratique est basé. D'où, en 24 ans à la Maternité, plus de 40 000 accouchements.
  30. Un passage de l'Introduction de la Pratique illustre à la fois l'importance que Mme Lachapelle donnait aux statistiques et une des sources de sa fierté : « On trouvera [dans mes statistiques] 272 accouchements artificiels sur un total de 15 652 accouchements. M. Osiander comptait dans sa pratique 400 accouchements artificiels sur un total de 700. (Voyez Schweighaeuser, Archives de l'art des accouchements, t. II, pag. 29). La différence est assez marquée pour m'épargner tout commentaire. » (1,7 % par rapport à 57 %). La référence à J. F. Schweighaeuser est de Lachapelle.
  31. Introduction, p. 11.
  32. Introduction, p. 5.
  33. Cet usage subsistera chez son élève Benoîte Pauline Cadeau ; par exemple, « criaturas nacidas de partos contra natural y laboriosos » : Curso elemental de partos, 1827, p. 153.
  34. (en) Sophia Jex-Blake, Medical women : a thesis and a history, Oliphant, Anderson et Ferrier, 1886, p. 33.
  35. Louis-Marie Prudhomme, « La Chapelle (Louise Dugué, veuve) », dans Biographie universelle et historique des femmes célèbres mortes ou vivantes, vol. 3, p. 134. Cette source semble fiable sur ce point. (« Dugué » : sic).
  36. L'« élève principale » (assistante) de Mme Lachapelle, est mentionnée par Lachapelle elle-même. Voir aussi « Charrier (Magdelaine-Edmée-Clémentine Hucherard) », dans Delacoux.
  37. Delacoux, p. 56.
  38. Ernest Daniel et J. Hippolyte Daniel, « Legrand (Madelaine-Catherine, Madame) », dans Biographie des hommes remarquables du département de Seine-et-Oise : depuis le commencement de la monarchie jusqu'à ce jour, Chaignet, 1832, p. 266.
  39. « Avis de l'éditeur », p. v de la Pratique.
  40. Relu par Lachapelle, qui avait permis l'inclusion des contributions d'Antoine Dugès : Antoine Dugès, Pratique, vol. 2, p. x.
  41. Il a comme successeur Antoine Dubois.
  42. L'hospice pouvait accueillir à la fois « cent cinquante et même deux cents élèves sages-femmes ». Carrier, p. 230. Pour les statistiques, il faut noter qu'une élève pouvait « doubler », devenir une « ancienne » (être à la tête d'une « division »), et voir des cas plus rares.
  43. « Après le mariage de Jouet [sa mère] avec Dugès, qui était officier de santé, il partagea ses connaissances médicales avec elle. » Burton, p. 98.
  44. (es) Lissell Quiroz, De la comadrona a la obstetriz. Nacimiento y apogeo de la profesión de partera titulada en el Perú del siglo XIX, (version imprimée dans Dynamis, vol. 32, no 2, Granada, Barcelona, 2012, p. 416 et suivantes ISSN 0211-9536). Ou voir l'opuscule de Cadeau : (es) Relación del estado actual del arte obstetriz en esta capital [Lima] y exposición de algunos hechos principales de práctica : observados en estos últimos años sur Google Livres, Lima, Masías, 1836, 20 p.. On dit souvent en espagnol « Benita Paulina Cadeau de Fessel ».
  45. « Une traduction allemande du premier volume parut à Weimar en 1826 » (Mélanie Lipinska, Les femmes et le progrès des sciences médicales, p. 109) ou 1825 (Eduard Caspar Jacob von Siebold (de), Lehrbuch der Geburtshülfe : zum Gebrauche bei academischen Vorlesungen und zu eigenem Studium, 1841, p. 23) sous le titre de Praktische Entbindungskunst von Mad. Lachapelle.
  46. On n'a pas trouvé trace de cet écrit, que mentionne déjà Mahul en 1822. Par contre, la thèse de médecine d'Antoine Dugès s'intitule Recherches sur les maladies les plus importantes et les moins connues des enfants nouveau-nés (1821). Il est peu vraisemblable que Dugès ait choisi pour sa thèse un titre aussi semblable au titre (abrégé) de l'ouvrage attribué à Lachapelle. Et même s'il mentionne Lachapelle quatorze fois, il a écrit sa thèse seul. Il y a eu confusion. Jean-Eugène Dezeimeris (Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, vol. 3, partie 2, p. 371) ne mentionne pas cet écrit.
  47. Mentionné par Isabelle Wohnlich-Despaigne, Les historiens français de la médecine au XIXe siècle et leur bibliographie, Paris, Vrin, 1987, p. 112 (ISBN 2711609332 et 9782711609338).
  48. On trouve dans le Magazin de Gerson et Julius des renseignements non seulement sur Marie-Louise Lachapelle, mais aussi sur Clémentine Hucherard et sur Jeanne-Louise Lachappelle.
  49. Recension par Herbert Thoms.
  50. La page suivant la page titre (« Conseil général […] ») parle de « MM. Hucherard, Sausseret, Girault », (les prénoms ne sont pas mentionnés) ; Hucherard était « agent de surveillance » de l'hospice et père de l'élève principale Hucherard.
  51. Sur la question du nombre de positions à la naissance, différent pour Baudelocque et Lachapelle, voir en particulier à partir de la page 274.
  52. Pour la description, voir cette section d'un de nos articles.
  53. « Mauriceau-Levret manipulation », site whonamedit.com.
  54. Voir sous 4.2.2 dans Extractions insturmentales [sic (avril 2018)] par forceps et spatules.
  55. Gazetteer of Planetary Nomenclature : Lachapelle.
  56. On fait bien référence dans le nom de ce cratère à Marie[-Louise] Lachapelle et non à Jeanne-Louise Lachappelle (1789–1832) (deux p), également sage-femme, objet d'un article de Delacoux.