Aller au contenu

Marcellinus (général du Ve siècle)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marcellinus
Fonctions
Maître de cavalerie
Magister militum
Biographie
Décès
Époque
Activité
Gens
InconnueVoir et modifier les données sur Wikidata

Marcellinus était un officier militaire romain du Ve siècle.

Il était de bonne naissance et de bonne éducation ; c'était également un païen convaincu et déclaré, connu pour ses relations avec le philosophe Salluste d'Émèse[1]. Il était l'oncle de Julius Nepos, et avait probablement un haut grade militaire en Dalmatie (comes rei militaris, soit le chef des troupes locales). Après l'assassinat d'Aetius en 454, dont il était proche il se révolta contre Valentinien III et constitua un pouvoir indépendant en Dalmatie[2]. Il n'est d'ailleurs pas exclu que Marcellinus soit à rattacher à une conjuration rapportée par Sidoine Apollinaire en 457, qui aurait visé à le mettre sur le trône[3]. Marcellinus reconnut le nouvel empereur Majorien, qu'il avait peut-être côtoyé mais garda le contrôle de la Dalmatie. Lors du projet de Majorien en 460 de lancer une grande offensive contre les Vandales en Afrique du Nord, il fut chargé de défendre la Sicile (avec le grade de magister militum ?)[3].

Après l'échec de la campagne et l'assassinat de Majorien en 461, il semble qu'il ait effectivement vaincu en Sicile les Vandales qui essayaient de profiter de la situation troublée. Il est également possible que ce succès soit intervenu en 465, la chronologie restant floue[3]. Quoi qu'il en soit, Ricimer se méfiait de lui et de sa puissance croissante, et essaya peut-être d'acheter ses troupes, le forçant à repartir en Dalmatie à une date située entre 462 et 465[3]. De là il menaçait quand même l'Italie, et de nombreuses ambassades se firent pour tenter de le dissuader d'intervenir, à l'occasion desquelles il noua des relations avec Constantinople. En 467 il était ainsi aux côtés d'Anthémius lorsque celui-ci fut envoyé d'Orient pour devenir empereur d'Occident, et fut fait patrice l'année suivante (pour contrebalancer le pouvoir de Ricimer, qui avait le même titre)[3]. Lors de la nouvelle tentative d'expédition contre les Vandales par Anthémius, il fut placé à la tête des forces militaires d'Occident et reprit la Sardaigne, mais il fut assassiné en 468 alors qu'il se rendait en Sicile, pour rejoindre ensuite la flotte orientale commandée par Basiliscus et qui devait débarquer devant Carthage[4]. Il est possible que cet assassinat ait été commandité par Ricimer, qui aurait également fait en sorte qu'il ne puisse pas rejoindre les forces de l'empire d'Orient[5].

Bibliographie

[modifier | modifier le code]