Marc Pulvar

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Marc Pulvar
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
MartiniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Autres informations
Organisation
Cofondateur et ancien secrétaire général de la CSTM
Parti politique
Cofondateur du MIM

Marc Pulvar, né le et mort le , est un syndicaliste et nationaliste martiniquais. Il fut aussi professeur de mathématiques. Il est le père de la journaliste Audrey Pulvar[1], née de l'union avec Emma Hospice, membre d'une grande famille de l'île[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de mathématiques, Marc Pulvar enseigne à l'Institut martiniquais d'études (IME), une école privée qu'il crée avec Edouard Glissant. Toutefois, ses activités syndicales et politiques l'accaparant de plus en plus, il délaisse par la suite l'enseignement pour des cours particuliers[3].

En 1962, il devient membre de l’Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique et signataire du Manifeste de l'OJAM » (« La Martinique aux Martiniquais »), placardé dans toute l'île les 23 et 24 décembre 1962, notamment avec Joseph René-Corail « Kokho »[4], Rodolphe Désiré, Renaud de Grandmaison, Henri Pied et Hervé Florent[5].

Il est l'un des fondateurs et le secrétaire général de la centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM), premier syndicat indépendant des organisations françaises, créé en 1974 à la suite de la répression de la grève du Chalvet[6].

Avec Alfred Marie-Jeanne, Lucien Veilleur et Garcin Malsa, il crée en 1973 le mouvement « La Parole au Peuple », qui devient en 1978 le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM), organisation qui revendique le droit à l'autodétermination du peuple martiniquais et dont il sera le secrétaire général[6] et l'inspirateur de la ligne politique[7].

Après s'être mis en 1977 à l'étude du droit pour pouvoir défendre les travailleurs, il devient un expert redouté par le patronat au Conseil des prud'hommes, gagnant le surnom de « Monsieur Auroux » en raison de sa connaissance intime des lois Auroux sur le droit du travail[3].

L'écrivain Raphaël Confiant lui a consacré un hommage en rappelant la tentative d'assassinat dont il avait été victime :

« Il était tout le temps sur le terrain, au premier rang dans les grèves lorsqu’il fallait parfois affronter les policiers ou les gardes mobiles. Si bien qu’un beau jour, il finit par se retrouver coincé entre quatre conteneurs sur le port de Fort-de-France où une bande de « dogs », payés par les Békés, tentèrent de le tuer. Pour sauver sa peau, Marc Pulvar fit feu et fut évidemment emprisonné pendant quatre mois. Son courage et sa dignité à cette époque impressionnèrent tous les Martiniquais, y compris ceux qui d’habitude le vouaient aux gémonies. Bien entendu, les commanditaires de cette tentative d’assassinat ne furent jamais inquiétés ! Comme dans l’affaire André Aliker, seuls les exécutants payèrent la note[3]. »

— Raphaël Confiant, « Marc Pulvar : un Martiniquais vertical nous a quittés »

Marc Pulvar est aussi connu pour son engagement en faveur de l'environnement[4].

Il meurt des suites d'un cancer dans la nuit du dimanche au CHU de la Meynard en Martinique à l'âge de 72 ans[8].

Il est enterré dans le cimetière de Rivière-Salée[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [vidéo] « Décès de Marc Pulvar » sur YouTube, nécrologie au journal de France O.
  2. Besma Lahouri, Prends garde à toi si je t'aime, Michel Lafon, 114 p. (n. p.) : « Sa mère, Marlène Auspice, appartient à une grande famille de l'île. Elle est fonctionnaire à la Sécurité sociale. Son père, Marc Pulvar, enseigne les mathématiques, mais il est surtout "un syndicaliste pur et dur", selon Olivier Laouchez ».
  3. a b et c Raphaël Confiant, « Marc Pulvar : un Martiniquais vertical nous a quittés ».
  4. a et b Marc Pulvar (1936-2008), Une autre histoire : histoires oubliées, histoires occultées.
  5. Pascal Perri, Le tourisme à la Martinique, Karthala éditions, 2004, 174p., p. 59.
  6. a et b La Martinique et Audrey Pulvar orphelines, Assemblée Martinique, 4 février 2008.
  7. Christine Chivallon, L'esclavage, du souvenir à la mémoire. Contribution à une anthropologie de la Caraïbe, Karthala éditions, 2012, 624 p., p. 414, note 16 : « Marc Pulvar, syndicaliste et indépendantiste, qui jouera plus tard un rôle important au MIM dans la définition de sa ligne politique. »
  8. L'adieu à Marc Pulvar, sur Grioo.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]