André Aliker

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André Aliker
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André Aliker, né le dans le quartier Roches-Carrées sur la commune du Lamentin en Martinique, France et retrouvé mort ligoté le à Case-Pilote, est un militant communiste martiniquais. La mort d'Aliker est un détonateur pour le mouvement ouvrier en Martinique.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Aliker est né dans une famille d’ouvriers agricoles. Il est frère de Pierre Aliker. Il suit ses études à l’école du bourg. Durant la Première Guerre mondiale, il se porte volontaire. Sa citation à l'ordre du régiment souligne : « modèle parfait de dévouement et de courage. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses au cours desquelles il entraîne ses hommes par son allant, son mépris du danger[1]. »

De retour au pays, il travaille dans une épicerie à Fort-de-France, rue Blénac, puis s’installe ensuite à son compte dans le commerce de gros et demi-gros.

Militant, il est membre du groupe communiste Jean Jaurès et animateur du syndicat des employés de commerce. Il est rédacteur en chef, correcteur et diffuseur du journal Justice, l’organe de presse du parti communiste en Martinique, fondé par Jules Monnerot[2]. La première édition du journal date du 8 mai 1920.

  • 15 octobre 1929, Mme Aubéry est condamné par le Tribunal de première instance de Fort-de-France à payer à la colonie une somme de 6 282 719 F soit près de 8 millions avec les frais, pour fraude fiscale.
  • 9 avril 1930, la Cour d'appel de Fort-de-France annule le jugement condamnant Aubéry et au contraire la colonie doit lui verser 80 000 F
  • 20 décembre 1932, la colonie se désiste de son pourvoi en cassation.
  • 11 juillet 1933, dans une édition spéciale, André Aliker publie en gros titres « Le Panama de Lareinty, les chéquards de la fraude fiscale. Magistrats pris la main dans le sac ».
  • Lavigne Sainte-Suzanne, gendre Aubéry, se rend chez Aliker pour tenter de le corrompre. Aliker raconte l'anecdote dans son journal.
  • 3 novembre 1933, il est agressé sur la place de la Savane, à Fort-de-France.
  • 1er janvier 1934, Aliker est enlevé, baillonné et jeté à la mer. Il parvient à survivre.
  • Il écrit à son frère Pierre qu'Eugène Aubéry a mis sa tête à prix.
  • 12 janvier 1934, son corps ligoté est rejeté par la mer : André est retrouvé mort sur la plage de Fond-Bourlet, sur la commune de Case-Pilote.
  • deux émigrés originaires de Sainte-Lucie, Moffat et Mellon, et une Martiniquaise soupçonnée d’avoir acheté la corde, sont arrêtés. La Martiniquaise est mise hors de cause[3].

Procès[modifier | modifier le code]

  • 22 janvier 1936, les assassins présumés d'Aliker sont acquittés par la cour d'assises de Gironde.

Vengeance[modifier | modifier le code]

Son autre frère Marcel Aliker, tenant Aubéry (1879-1942) pour responsable de la mort d'André, tire sur lui avec un révolver. L'arme s'enraie. Marcel est acquitté par la cour d'assises de la Martinique.

Nombre de Martiniquais continuent de voir dans Eugène Aubéry le commanditaire du crime[4].

Film[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]