Météorite de fer

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Météorite de fer Chupaderos, de classe IIIB, découverte à Jimenez (Chihuahua) (en), Mexique.

Les météorites de fer (ou météorites ferreuses[a]), parfois encore appelées de l'ancien terme sidérites[b], sont un type de météorites composées principalement de fer métal (Fe) et de nickel (Ni). Elles sont interprétées comme des fragments de noyaux d'astéroïdes qui ont été littéralement épluchés de leur manteau silicaté par des collisions avec d'autres objets du système solaire.

Selon leur composition chimique on distingue 14 classes de météorites de fer regroupées en trois types : les octaédrites, les hexaédrites et les ataxites.

Les météorites de fer représentent 5 % des chutes des météorites connues[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Origine et occurrence[modifier | modifier le code]

Météorite de fer récupérée à Sonora, Mexique.

Les météorites de fer sont liées à des astéroïdes de type M. Les deux types d'objets ont des caractéristiques spectrales similaires en lumière visible. Les météorites de fer sont considérées comme les fragments des noyaux d'astéroïdes qui ont été brisés par des impacts[3].

Bien que les météorites de fer soient plus rares que les météorites pierreuses[2], elles sont sur-représentées dans les collections de météorites. Plusieurs de ces météorites ont été découvertes en milieu désertique ainsi qu'en Antarctique. Elles sont exposées plus fréquemment notamment parce qu'elles sont plus résistantes aux intempéries. Plus résistantes à l'érosion atmosphérique, elles sont plus susceptibles d'être retrouvées au sol en plus gros morceaux.

Utilisation dans l'Histoire[modifier | modifier le code]

Les hommes préhistoriques ont utilisé les météorites de fer dès les premiers instants où ils ont commencé à utiliser les métaux en raison de leur facilité d'accès. Les Sumériens et les Hittites appelaient ce matériau « le feu du ciel »[4].

Composition[modifier | modifier le code]

En raison de leurs compositions, les astéroïdes ferreux subissent moins d'ablation en entrant dans l'atmosphère que les autres types, ce qui rend la taille des météorites de fer plus grande par rapport à celle des météorites pierreuses ou lithosidérites[5]. Les météorites de fer sont constituées d'un alliage composé à 90 % de fer et à 10 % d'autres éléments chimiques tels le nickel, l'iridium, le chrome ainsi que le gallium[6], cet alliage est couramment appelé fer météoritique.

Classification[modifier | modifier le code]

Il y a deux façons de classer les météorites de fer :

Classification structurale[modifier | modifier le code]

Cette méthode, plus ancienne, est fondée sur l'observation de la structure de la météorite coupée, polie et traitée avec la gravure :

  • Les ataxites : riches en nickel (16 % minimum), dont les figures de Widmanstätten sont invisibles à l'œil nu.

Certaines météorites de fer (25 %) sont inclassables et sont nommées les iranom (de l'anglais iron anomaleous (en)).

Classification chimique[modifier | modifier le code]

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Les classes chimiques de météorites de fer :

Météorites de fer particulières[modifier | modifier le code]

La plus grosse météorite de fer découverte[modifier | modifier le code]

La météorite d'Hoba, située près de Grootfontein.
Article détaillé : Météorite d'Hoba.

La plus grosse météorite découverte est la météorite d'Hoba, située près de Grootfontein, en Namibie. Découverte en 1920, elle est de la classe IVB. Elle a une masse située entre 55 et 61 tonnes et a un âge estimé à 200 millions années. Elle serait tombée sur Terre il y a environ 80 000 ans[7][réf. insuffisante].

Elle se compose de fer à 82,4 %, de nickel à 16,4 %, de cobalt à 0,76 %, de phosphore à 0,04 % et possède des traces d'une dizaine d'autres éléments. Elle a la forme d'une dalle carrée dont la base a des dimensions de 2,95 mètres par 2,84 mètres, et une hauteur moyenne de 1 mètre. Sa surface est couverte par des hydroxydes[7][réf. insuffisante].

La météorite de fer exploitée pendant le plus longtemps par l'Homme[modifier | modifier le code]

Fragment dit « Ahnighito » de la météorite du cap York. Il pèse 31 t et est exposé à l'American Museum of Natural History, à New York.
Article détaillé : Météorite du cap York.

La météorite du cap York est une météorite qui a percuté la Terre il y a environ 10 000 ans. Elle porte le nom du cap York, lieu de sa découverte, au Groenland. Elle pèse environ 58,2 t et est faite de fer météorique, un alliage composé de 92 % de fer et de 8 % de nickel, avec des traces de germanium, gallium et iridium.

Elle a été utilisée pendant près de 1 000 ans par les Inuits pour fabriquer des outils en métal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'adjectif ferreux signifiant conventionnellement en chimie un état rédox de valence +2 pour l'élément fer, le qualificatif pour ces météorites est de fer[1].
  2. Le terme sidérite n'est pas recommandé du fait du risque de confusion avec le minéral homonyme[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les Cahiers du Règne Minéral, numéro spécial n°1 sur les météorites différenciées (juillet 2012).
  2. a et b Brigitte Zanda et Monica Rotaru, Muséum National d'Histoire Naturelle, Les météorites, Paris, Bordas, coll. « Carnets d'histoire naturelle », , 128 p.
  3. (en) Geoffrey Notkin, « IRON METEORITES - THE HEARTS OF LONG-VANISHED ASTEROIDS », sur http://geology.com, Geology.com,‎
  4. Rickard 1941, p. 55
  5. Mireille Christophe Michel-Levy et Paul Pellas, « Lithosidérites », Encyclopaedia Universalis,‎
  6. (en) J.T. Wasson, Meteorites, Classification and Properties, Springer-Verlag, , 327 p. (présentation en ligne)
  7. a et b Jean Paul Wolniaczyk, « Namibie : la météorite de Hoba », sur http://www.revafrique.com,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) T. A. Rickard, « The Use of Meteoric Iron », The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, vol. 71, no 1/2,‎ , p. 55-66 (résumé)