Louis Bodélio

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Louis Bodélio
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis Bodélio, buste de Nayel, 1898.
Naissance
Calcutta (Flag of the British East India Company (1707).svg Inde britannique)
Décès (à 88 ans)
Lorient (Drapeau de la France France)
Domicile Lorient
Nationalité française
Domaines Médecine
Renommé pour Lutte contre les épidémies, rapports
Distinctions Légion d'honneur

Louis Bodélio, né en Inde en 1799, mort à Lorient en 1887, est un médecin français connu par ses observations et sa lutte contre les épidémies, notamment de choléra et de syphilis, ainsi que par son souci des pauvres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Hyacinthe Bodélio, chirurgien-major à bord du Chandernagor, Louis Bodélio naît à Calcutta le [1],[2].

Louis Bodélio commence par être chirurgien de marine comme son père, puis il est reçu docteur en médecine à Paris en 1831[1]. Sa thèse porte sur les Plaies pénétrantes de l'abdomen et du tube intestinal[2].

Il choisit ensuite d'aller à Lorient. Peu après son installation, il lutte contre une épidémie de choléra en 1832, puis contre une autre en 1834. Il exerce jour et nuit, gagne l'estime de la population et parvient à rassurer les habitants « en n'hésitant pas à se coucher dans le lit des cholériques... pour rassurer les épouvantés »[1].

Une nouvelle épidémie survient en 1848. Sa conduite lui vaut la Légion d'honneur[1]. Il publie de nombreux rapports sur les épidémies dans la région[2]. En 1867, un de ses rapports est considéré comme « le plus important » des documents à l'appui d'observations faites par deux médecins sur une épidémie de syphilis à Auray et Granchamp, qu'il confirme « de la manière la plus éclatante » ; les parties essentielles de son rapport sont lues en séance de l'Académie de médecine[3].

Par ailleurs, il prend sur sa bourse déjà bien légère pour aider les démunis[1]. Philosophiquement, il est considéré comme un « idéaliste démocrate, chrétien éloigné de toute pratique »[4].

Il meurt à Lorient le [1].

C'est à sa mort que sa popularité se mesure pleinement[4]. Le conseil municipal se réunit le jour même du décès, proclame à l'unanimité un deuil public, décide de se rendre en corps aux obsèques du médecin et de donner son nom à la rue où il habitait[5]. Un monument funéraire lui est élevé par une souscription de 1 800 cotisants ; ses restes y sont déposés en 1889[2],[4],[6]. Le buste de Bodélio, dû au sculpteur Auguste Nayel, est placé en 1898 dans un square qui porte son nom[4],[7]. Le nouvel hôpital de Lorient prend aussi son nom, en 1906[7].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue porte son nom à Lorient.
  • Un monument lui est élevé par souscription.
  • Son nom est donné à l'hôpital Bodélio, à Lorient.
  • Portent également son nom : la rue Bodélio (ou rue Louis Bodélio) et le square Bodélio, eux aussi à Lorient.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Avril 1989, p. 26.
  2. a b c et d René Kerviler, « Répertoire de bio-bibliographie bretonne », Rennes, , p. 79-80.
  3. « Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie », , p. 137.
  4. a b c et d Jacques Léonard, Les Médecins de l'Ouest au XIXe siècle, vol. 3, Lille, Université de Lille III, 1978, p. 1342.
  5. Avril 1989, p. 26-27.
  6. Nouvelliste du Morbihan, 30 mai et 6 juin 1889.
  7. a et b Avril 1989, p. 27.
  8. « Cote LH/264/94 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Bodélio, Louis », dans Jean-Loup Avril, 500 bretons à connaître, Saint-Malo, Éditions L'Ancre de marine, (ISBN 2-905970-17-0), p. 26-27.
  • Jean Le Leuxhe, Louis Bodélio (1803-1887) et les Dupont sieurs de Bodélio, , 122 p.
  • Gérard Le Bouëdec, Un médecin face à la misère dans le Lorient du 19e siècle: Docteur Louis Bodelio, Centre hospitalier, 1988, 33 p.
  • Louis Chaumeil, Lorient. Ses grands serviteurs et ses fils glorieux. De viris... lorientais: Le docteur Louis Bodelio, le garde des sceaux Louis Nail, l'ingénieur Henry Dupuy de Lome, 1942, 56 p.
  • Phare de Bretagne, 30 décembre 1887.
  • Tiburce de S., « Un jour de deuil, Lorient, 28 décembre 1887 », L'avenir de Bretagne, décembre 1887 — et dans Sur la rive droite du Scorff, p. 273-279.
  • « Le médecin des pauvres », poésie de René Asse, Phare de Bretagne, 1er janvier 1888 — et dans Au pays de Brizeux, p. 117-121.
  • Nouvelliste du Morbihan, 30 mai et 6 juin 1889.