Louis-Jean-Baptiste-Étienne Baguenier Desormeaux

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Louis-Jean-Baptiste-Étienne Baguenier Desormeaux
Naissance
Chammes
Décès (à 74 ans)
Maulévrier
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Grade Chirurgien-major
Conflits Chouannerie
Guerre de Vendée
Faits d'armes Virée de Galerne
Autres fonctions Chirurgien

Louis-Jean-Baptiste-Étienne Baguenier Desormeaux, né le à Chammes et mort le à Maulévrier, est un chirurgien et soldat de l'Armée catholique et royale, au cours de la Guerre de Vendée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Julien Baguenier Desormeaux, cultivateur, et de Charlotte Provost. Ses frères sont Julien-Charles Baguenier Desormeaux et Jean-Charles Baguenier Desormeaux. Il devient maître en chirurgie à Angers le . Le , il épouse Marie-Thérèse de Fontenay[1] à Brain-sur-l'Authion où il exerce.

Avec ses frères, il rejoint l'armée vendéenne, et se voit attaché par Bonchamps aux hôpitaux de Saint-Florent-le-Vieil. Il rejoint par la suite son frère aîné Julien-Charles au poste de Mozé-sur-Louet, où il participe aux combats et soigne également les malades et les blessés.

Il participe à la campagne d'Outre-Loire. Il panse les blessures du marquis de Lescure qui meurt dans ses bras dans la voiture qui le transporte d'Ernée à Fougères, près du bourg de La Pellerine, le .

Après la déroute du Mans, il parvient à rentrer en Vendée, et rejoint Henri de La Rochejaquelein et Jean-Nicolas Stofflet. Il poursuit sa carrière de chirurgien-soldat. Il établit ainsi deux hôpitaux pour les Vendéens blessés ou malades dont le premier, caché dans un épais hallier dans la forêt de Vezins, est découvert et saccagé le par les républicains. Le second, établi dans la forêt de Maulévrier, connaît le même sort le .

Louis-Jean-Baptiste-Étienne Baguenier Desormeaux est nommé par Stofflet chirurgien-major et commissaire général aux approvisionnements.

Fait prisonnier et enfermé dans le château de Saumur, il parvient à s'évader avant de passer devant la commission militaire. Après la pacification signée par Stofflet le 2 mai 1795 à l'Ouvrinière (Saint-Florent-le-Vieil), il s'établit comme médecin à Maulévrier.

Il reprend ses fonctions de chirurgien en chef de l'armée royale en 1799 et jusqu'à la paix définitive. Pensionnaire de l'État, décoré du Lys, il meurt à Maulévrier le .

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

« Louis-Jean-Baptiste-Étienne Baguenier Desormeaux », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle est la fille d'un médecin-major d'Andard

(à vérifier : les archives familiales indiquent Marie-Thérèse de Fontenay comme fille de François de Fontenay, notaire royal)