Le Moine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Moine (homonymie) et Monk (homonymie).

Le Moine
Image illustrative de l’article Le Moine
Frontispice de l'édition originale, 1796

Auteur Matthew Gregory Lewis
Pays Angleterre
Genre Roman
Date de parution 1796

Le Moine (The Monk) est un roman anglais de l'écrivain Matthew Gregory Lewis, publié en 1796. Cette œuvre de jeunesse, emblématique du roman gothique, aura une influence considérable[1]. Il est traduit l’année suivante en français et fait l’objet d‘adaptations au théâtre. Le succès est tel que de nombreuses imitations fleurissent, tant en Angleterre qu’en France. Parmi les œuvres qui fleurissent autour du Moine un roman de Charlotte Dacre, que Swinburne estime proche des ouvrages de Sade, mérite l’attention tant pour son aspect novateur que pour ses qualités : Zofloya, ou le Maure[2].

Mathew Gregory Lewis a écrit ce roman en dix semaines avant l'âge de vingt ans, dans le but de divertir sa mère. Il est pourtant extrêmement subversif dans les thèmes abordés (viol, inceste, parricide, magie noire...) et critique à l'envi l'hypocrisie du monde religieux. Ce roman fut censuré à son époque et figure parmi les préférés du marquis de Sade.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Dame abbesse alias Mère Sainte-Agathe est celle qui punit sévèrement Agnès pour sauver l'honneur du couvent de Sainte-Claire.
  • Agnès, la sœur de Don Lorenzo et la maîtresse de Don Raymond.
  • Ambrosio, frère d'Antonia et fils d'Elvire. C'est le moine du titre.
  • Antonia, sœur d'Ambrosio et fille d'Elvire. C'est une jeune et innocente jeune fille de 15 ans, élevée seule par sa mère dans un château en Murcie. Elle est l'objet des attentions de Don Lorenzo.
  • Baptiste, un voleur vivant non loin de Strasbourg.
  • Don Christoval, comte d'Ossorio, est l'ami de Lorenzo. Il ignore les avances de Léonella.
  • Cunégonde, une vieille nonne retenue otage par Raymond.
  • Doña Elvire Dalfa, mère d'Antonia et d'Ambrosio.
  • Doña Léonella Dalfa, sœur d'Elvire. Elle fait des avances à Don Christoval qui les refuse.
  • Don Lorenzo de Médina Céli, frère aîné d'Agnès et ami de Don Raymond et Don Christoval. Intrigué par Antonia pendant le sermon d'Ambrosio, il décide de la demander en mariage.
  • Rosario est un moine qui idôlatre Ambrosio, avant qu'on ne découvre qu'il s'agit de Mathilde.
  • Marguerite, épouse de Baptiste, elle sauve la vie de Don Raymond.
  • Don Raymond de Las Cisternas alias Alphonso d'Alvarada
  • Doña Rodolpha, baronesse de Lindenbourg, tante d'Agnès.
  • Théodore est le fils de Marguerite. Il devient le page de Don Raymond.
  • Mère Sainte-Ursule aide Agnès à s'échapper.
  • Virginie de Villa Franca

Synopsis[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

En France, en 1931, Antonin Artaud en publie une traduction très personnelle (Le Moine, de Lewis, raconté par Antonin Artaud) et envisage de l'adapter au cinéma[3].

En 2012, Maurice Lévy propose une version revue, corrigée et annotée de la traduction originale de Léon de Wailly de 1840 aux éditions des Presses universitaires du Mirail.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Michel Raimond, Le Roman depuis la Révolution, Paris, Armand Colin, , 431 p. (ISBN 978-2-200-61749-3), p. 21
  2. Zofloya, ou le Maure, éditions Otrante, 2015
  3. Un chapitre y est consacré par Jérôme Prieur, Roman noir, Seuil, coll. « La librairie du XXIème siècle », Paris, 2006.