Lavallière

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : La Vallière.
Grande lavallière.
Le peintre Charles Hoguet en 1870.

La lavallière est une cravate proche du nœud papillon portée par les hommes et les femmes et dont l'usage est tombé en désuétude de nos jours.

Elle se constitue d'un foulard dont les dimensions varient beaucoup, de longueur pouvant atteindre 1,60 m et qui se noue de la même façon qu'un nœud papillon mais de manière à former deux coques tombantes et deux rubans libres (voir photographie).

Histoire[modifier | modifier le code]

La lavallière est associée au nom de Louise Françoise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière (et maîtresse de Louis XIV) depuis que les peintres ont commencé à représenter cette cravate large au nœud flottant et souple vers la fin du XIXe siècle. Particulièrement affectionnée par les femmes au XIXe siècle puis par les artistes, les étudiants et les intellectuels de gauche, cet accessoire est aujourd'hui porté de façon exceptionnelle, notamment aux mariages ; il peut se nouer alors comme une cravate traditionnelle.

Personnalités[modifier | modifier le code]

La lavallière fait partie du style vestimentaire du mathématicien Cédric Villani, qui la porte lors de chacune de ses apparitions publiques. L'homme politique Louis Marin était connu pour sa lavallière à pois blancs[1]. La lavallière est aussi associée à Frédéric Savard, de l'émission La soirée est encore jeune, qu'il porte chaque samedi soir[réf. nécessaire].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

La lavallière fait partie de la panoplie des personnages de westerns lorsque ceux-ci s’habillent de façon chic. Voir par exemple le nombre impressionnant de lavallières dans le film : Jesse James, le brigand bien-aimé réalisé par Nicholas Ray en 1957.

Cravate ascot[modifier | modifier le code]

La cravate ascot tire son nom du champ de course anglais d’Ascot (Berkshire). Créée au XIXe siècle, c'est une version simplifiée de la lavallière, composée de deux larges extrémités plissées ou non et d'un ruban de cou, qui n'ont pas vocation à former un nœud. Il est possible de lui donner du volume avec une épingle (en or ou en argent, pouvant être sertie de pierres précieuses, permettant ainsi de montrer son statut social). À l'origine, elle se porte par-dessus la chemise, complétant la redingote, et est plutôt de couleur grise ou à pois blancs. Alors qu'on parlait au départ de « cravate ascot », on évoque davantage ensuite le « foulard ascot », bien qu'il s'agisse du même objet, mais porté directement autour du cou et placé sous la chemise. Popularisée dans les années 1930 et associée dans les années 1980 à une image m'as-tu-vu, elle a notamment été portée par Clark Gable ou Fred Astaire. Elle a depuis été interdite au Royal Ascot, étant considérée comme une cravate désuète[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Winock, La France politique: XIXe-XXe siècle, Seuil, 2003
  2. Scavini, « Cravate ascot, le dada d'une époque », Le Figaro Magazine, semaine du 9 septembre 2016, page 127.