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Laure Conan

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Laure Conan
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Laure Conan
Nom de naissance Marie-Louise Félicité Angers
Naissance
La Malbaie, Canada
Décès (à 79 ans)
Québec, Canada
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Félicité Angers, dite Laure Conan, est une écrivaine québécoise, née à La Malbaie le et morte le à l'Hôtel-Dieu de Québec. Elle est considérée comme la première femme francophone à faire une carrière littéraire au Québec. On lui doit aussi le premier roman historique de l'histoire littéraire québécoise.

Enfance et formation

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Née le à La Malbaie, Félicité Angers est la fille d'Élie Angers (1800-1875), un forgeron, et de Marie Perron (1811-1879). Le couple s'est marié le 18 février 1828 aux Éboulements[1].

Elle est la huitième d'une famille de onze enfants, dont six atteignent l'âge adulte. Les parents Angers tiennent un magasin général et un bureau de poste à La Malbaie[2]. Félicité grandit dans ce village de plus en plus recherché par les estivants en quête de villégiature à l'époque.

Après des études primaires de 1851 à 1859, Félicité part à Québec poursuivre son éducation chez les Ursulines de 1859 à 1862[3]. Elle y réussit bien, obtenant même des prix pour ses excellents résultats scolaires[4]. C'est là qu'elle écrit ses premiers textes. Six d'entre eux paraissent dans le Papillon littéraire, le journal de son couvent. Elle y traite de thèmes historiques et religieux[5]. Dès son plus jeune âge, elle lit également beaucoup. Ses choix sont assez divers : saint Augustin, Bossuet, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Louis Veuillot, les Relations des Jésuites, Marie de l'Incarnation, François-Xavier Garneau, Paul Féval, Johann Goethe, Silvio Pellico et beaucoup de poésie[6]. Elle termine diplômée de la classe supérieure[5].

Félicité Angers naît et passe une grande partie de sa vie à La Malbaie.

Une prétendue relation avec le député Tremblay

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C'est sœur Jean-de-l'Immaculée qui évoque pour la première fois, au début des années 1960, la relation que Félicité aurait entretenue avec l'arpenteur-géomètre et député Pierre-Alexis Tremblay à partir de 1862. Elle l'aurait rencontré peu après son retour des Ursulines et l'aurait ensuite fréquenté de 1863 à 1867[7]. Sœur Jean-de-l'Immaculée écrit : « le mot "passion" n'est pas trop fort, car Félicité Angers a aimé "à la folie" (témoignage de Lucien Lemieux) Pierre-Alexis Tremblay[8] ». Roger Le Moine renchérit en s'appuyant sur les informations du prêtre-historien Victor Tremblay. Selon Le Moine, Tremblay aurait voulu rester chaste. Il soutient :

« La situation nous semble bien claire. Laure Conan éprouve pour Tremblay des sentiments qui sont partagés. Il la demande en mariage tout en la mettant au courant de son vœu et des conséquences qu'il comporte sur le plan sexuel. Comme la jeune femme ne saurait se satisfaire d'un mariage blanc, elle essaie de le faire changer d'attitude, d'abord, par les seules vertus du raisonnement, puis, par des moyens moins avouables. Et elle commet une faute[9]... ».

Leur relation se serait finalement terminée par une douloureuse rupture autour de 1867[10]. Pour sœur Jean-de-l'Immaculée, celle-ci serait attribuable à leur différence d'âge et à une faute qu'aurait commise Félicité et que Pierre-Alexis n'aurait pu lui pardonner. Bien qu'il n'y ait pas de preuves tangibles de cette relation, certaines personnes ont cherché des traces de celle-ci dans la correspondance de l'écrivaine. D'autres, en s'appuyant sur Louis Fréchette[11] qui percevait « un grain d'autobiographie » dans Angéline de Montbrun, font des parallèles avec certains passages[12].

La résidence familiale des Angers à La Malbaie. Elle est démolie en 1953.

Certaines personnes, comme Madeleine (Madeleine Huguenin), s'opposent toutefois à ce rapprochement. Cette dernière écrit : « Je crois que c'est à tort qu'on lui attribua le rôle de son héroïne dans Angéline de Montbrun[13] ». De plus, comme Maurice Lemire le fait remarquer : « dans ses confidences aux religieuses, jamais Félicité Angers ne fait mention de ses déceptions amoureuses[14] ». Nicole Bourbonnais résume bien cette question : « Jusqu'à maintenant, aucune source sûre n'est venue corroborer l'authenticité de cette histoire d'amour[14] ».

Félicité Angers semble plutôt être demeurée célibataire par choix. À sœur Saint-François-Xavier, elle écrit en effet en 1884 : « Je n'ai pas l'ombre d'une inclination pour le cloître – également pas le moindre pour le mariage – ce grand sacrement ne m'attire pas... Ah que j'y souffrirais ![14] ». Son amie Renée des Ormes soutient pour sa part : « Mlle Angers n'eut pas de fiancé[15] ».

Décès des parents Angers et gestion du bureau de poste

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Après ses études, son frère Élie (1832-1923) revient s'installer à La Malbaie comme notaire en 1864[2]. La même année, sa sœur Madeleine (1841-1934) épouse Jean Célestin Desmeules, arpenteur et agent des terres.

Le magasin familial ferme en 1871. Puis, le père Angers décède en août 1875. Après cette épreuve, Félicité séjourne à la pension du monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang en 1877[7]. Elle y fait la connaissance de la fondatrice, Aurélie Caouette, avec qui elle commencera une longue correspondance[16].

Les débuts de la femme de lettres

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Charles Angers, avocat, député et frère de Félicité.

En 1878, à l'âge de 33 ans, Félicité fait paraître une nouvelle intitulée Un amour vrai, publiée en feuilleton dans la Revue de Montréal entre septembre 1878 et août 1879[17]. Elle y utilise le pseudonyme de Laure Conan pour la première fois[18].

C'est à cette époque qu'elle fait la connaissance de Thomas Chapais, par l'intermédiaire de son frère Charles (1854-1929) alors qu'il étudie le droit à l'Université Laval (1877-1880). Chapais se souvient : « Il y a de cela plusieurs années, un de nos amis, très épris de littérature, entrait dans notre bureau, tenant à la main le plus récent fascicule de la Revue de Montréal […]. "Voulez-vous me permettre, nous dit-il, de vous lire une page de la revue" […]. Bientôt nous nous sentîmes captivé[19] ».

La mère de Félicité meurt le 1er janvier 1879 de la petite vérole[20]. Désormais sans l'appui de ses parents, Félicité écrit le 21 février suivant à son amie Aurélie Caouette[21] : « Je voudrais me mettre à écrire. Mon premier essai a été remarqué. Si possible, je voudrais me servir de cette aptitude pour gagner ma vie[22] ». C'est donc grâce à sa plume que cette femme célibataire compte subvenir à ses besoins[23]. Ce court texte a par ailleurs été imprimé, dans une version remaniée, sous forme de livre en 1878 et en 1893 par les éditeurs Leprohon et Leprohon[24].

Le fidèle ami Thomas Chapais.

En avril 1879, elle remplace son frère Élie, qui était maître de poste depuis 1874. Il quitte sa place le temps de faire la lumière sur un déficit du bureau de poste[25]. Thomas Chapais affirme que : « mademoiselle Angers, une personne accomplie sous tous les rapports[26] ». Le 2 avril, il écrit à son père Jean-Charles, sénateur conservateur, d'intervenir auprès d'Hector-Louis Langevin, qui dirige le département des postes à Ottawa. Il écrit : « s'il est vrai que la famille Angers n'appartient pas à notre parti [...]. Il ne s'agit pas de donner une place, comme on dit, à un adversaire politique, il s'agit de maintenir une jeune fille dans une situation qui peut aider beaucoup une famille estimable[27] ». Cette demande est faite en vain, le bureau est finalement transféré à un notaire de La Malbaie, John Andrew Joseph Kane, en juillet de la même année[28].

Le premier roman psychologique de l'histoire littéraire québécoise : Angéline de Montbrun

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Laure Conan publie Angéline de Montbrun en feuilleton dans La Revue canadienne de 1881 à 1882[29],[17]. Proche de Paul Bruchési, qui deviendra archevêque de Montréal en 1897[20], ce dernier lui présente l'abbé Henri-Raymond Casgrain en 1882[27]. Personnage central du milieu littéraire de la deuxième moitié du XIXe siècle, Casgrain s'emploie à ériger une littérature nationale s'appuyant sur la religion catholique et le patriotisme canadien-français. Prêt à lui venir en aide, Félicité se flatte de l'honneur que lui fait « le père de la littérature canadienne »[30]. L'abbé Casgrain arrive à lui obtenir un soutien financier de 300 $ pour la publication de l'ouvrage : « C'est bien peu de chose, mais depuis plus d'un an qu'elle cherche à placer son livre, elle n'a rien réalisé du tout. [...] Au reste, elle n'a vendu que l'édition et, si elle a de la vogue, une édition subséquente pourra la rémunérer davantage[31] ». Elle peut également compter sur le soutien et les conseils de l'ancien premier ministre du Québec et auteur, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.

Le roman Angéline de Montbrun est enfin édité en 1884 chez Léger Brousseau, devenant le premier roman psychologique de la littérature québécoise. Casgrain en rédige la préface[32]. Même si son identité avait été dévoilée en 1881 dans Le Canadien, La Vérité et L'Opinion publique[33], Félicité Angers tenait obstinément à son personnage public de Laure Conan. Elle va débattre du pseudonyme et de son identité, sur lesquels l'abbé tenait à lever le voile dans la préface. Elle sera entendue sur ce point.

Laure Conan admire l'historien François-Xavier Garneau.

Vouant une profonde admiration à François-Xavier Garneau[34], Mademoiselle Conan parsème son œuvre de plusieurs événements tirés de son Histoire du Canada depuis sa découverte[35]. Elle évoque également la mémoire de Garneau dans Angéline de Montbrun, à travers les mots de son héroïne : « J'ai visité sa tombe [celle de Garneau] au cimetière Belmont. […] Qu'il repose sur le champ de bataille qu'il a célébré, non loin des héros qu'il a tirés de l'oubli ![36] ». Conan paraphrase ici les mots prononcés quelques années plus tôt par Chauveau lors du transfert de la dépouille de Garneau dans ce cimetière en 1867. Bien au fait de sa passion pour l'historien national, Chauveau lui envoie un exemplaire de son livre François-Xavier Garneau : sa vie et ses œuvres. Dans sa lettre de remerciement, elle écrit : « Je vous avoue qu'on ne pouvait me toucher plus sensiblement car je ne crois pas que la fille de Garneau elle-même ait jamais eu pour son père les sentiments que je lui conserve »[37]. Pour attirer les souscripteurs, l'abbé Casgrain fait la promotion du roman Angéline de Montbrun à compter de l'automne 1883. Il se flatte que : « Quelques-uns de nos meilleurs littérateurs m'ont promis quelques articles d'éloges signés », dont Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice et Louis Fréchette. De plus, Casgrain se cache derrière le pseudonyme Un comité de dames dans Le Courrier du Canada. Sous ce pseudonyme, il écrit qu'il espère « piquer le sentiment d'honneur des dames canadiennes en leur disant qu'elles doivent tâcher d'avoir leurs succès littéraires, comme les hommes ont eu les leurs, dans notre pays. » Il fait également paraître sa critique « Étude sur Angéline de Montbrun » dans L'Opinion publique en décembre 1883[38]. Même s'il est dithyrambique, l'abbé Casgrain ne peut s'empêcher d'y préciser :

Henri-Raymond Casgrain, le « père de la littérature canadienne », aide Laure Conan à faire paraître son roman Angéline de Montbrun en 1883.

« Le plus grave inconvénient de sa manière actuelle, c'est qu'elle donne à son livre une physionomie trop européenne. [...] Notre littérature ne peut être sérieusement originale qu'en s'identifiant avec notre pays et ses habitants, qu'en peignant nos mœurs, notre histoire, notre physionomie: c'est sa condition d'existence[39] ».

Le roman de la nouvelle écrivaine reçoit un accueil chaleureux dans la presse écrite. Dans L'Électeur, le critique juge que son roman « est charmant et devra obtenir un grand succès ». Le Journal de Québec, probablement sous la plume de Faucher de Saint-Maurice, soutient que « ce bel éloge est tout à fait mérité et nous terminerons nous-mêmes en recommandant à nos lecteurs de ne pas manquer. » Pierre-Joseph-Olivier Chauveau abonde dans le même sens dans sa critique publiée dans Les Nouvelles soirées canadiennes : « L'élévation constante de la pensée, l'élégance soutenue du style font désirer que l'auteur n'en reste pas là, et qu'elle continue à enrichir notre jeune littérature d’œuvres aussi patriotiquement inspirées, aussi délicatement exécutées[38] ».

Dans la foulée, Conan rêve et « aspire à une petite situation quelconque qui lui assurerait du pain », comme la plupart des écrivains de l'époque[40]. L'abbé Casgrain cherche à l'aider à obtenir un poste dans la fonction publique, comme c'est alors le cas pour la plupart des auteurs, que l'on pense par exemple à Pamphile Le May ou à Joseph-Étienne Marmette. Casgrain écrit à Chauveau en ce sens en octobre 1883 : « Ne pourrions-nous pas, vous surtout qui avez l'oreille des puissants, lui être de quelques secours ? Comme je suis au mieux avec Sir Hector [Langevin], et que j'ai appris qu'on organise à Ottawa un bureau des archives, je me propose de lui demander s'il ne pourrait pas être utile à Mademoiselle Conan[36] ». Sans surprise pour elle, cette démarche échoue, car « la chose ne s'est encore jamais faite pour une femme [...] et souffrira peut-être bien des difficultés[36] ».

Laure Conan ne se laisse pas abattre. Forte de son premier succès littéraire, elle se remet aussitôt au travail sur un autre texte. Elle en fait part à Paul Bruchési, qui intervient auprès de Thomas Chapais en juillet 1883 : « Laure Conan a un manuscrit de 25 pages qu'elle m'a passé. Il faut que cela soit imprimé. [...] Nous aurions ce travail pour notre revue si nous pouvions promettre à l'auteur qu'elle sera payée[41]. » Elle fait ainsi paraître À travers les ronces dans Les Nouvelles soirées canadiennes en 1883[42].

Les multiples stratégies d'une écrivaine de carrière

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Après cette première vraie expérience dans le monde du livre grâce au soutien de l'abbé Casgrain, Félicité Angers choisit de s'occuper elle-même de ses intérêts à l'avenir. Désormais, pour chacune de ses publications, elle traite directement avec l'éditeur-imprimeur et assure la promotion[43].

Par ailleurs, sur le plan personnel, peu après la parution de son premier roman, Félicité voit deux membres de sa famille se marier. En 1884, son frère Charles épouse Julie Dumas[44] tandis que sa sœur Adèle (1849-1926) s'unit au marchand Grégoire Deschênes[45].

Deuxième femme à investir le milieu théâtral avec Joséphine Marchand, en 1886, elle fait paraître Si les Canadiennes le voulaient. Aux Canadiennes françaises[46]. Par cette pièce de théâtre, elle incite les femmes à s'affirmer davantage dans leur patriotisme et leur militantisme. À son avis, les femmes ont un rôle à jouer pour rendre le peuple canadien-français « fier et patriote » à nouveau. La pièce raconte l'histoire de deux femmes et d'un député discutant d'événements récents, dont la pendaison de Louis Riel (événement survenu en novembre 1885 et donc frais à la mémoire du public) et les élections québécoises remportées par le Parti national d'Honoré Mercier en 1886[47]. Les protagonistes discutent aussi de l'esprit de parti et de l'anglicisation de la population. Pour eux, les femmes peuvent redonner la fierté recherchée grâce à leur rôle de gardienne des traditions et de la foi[47]. Selon Claude La Charité, « En réalité, les personnages féminins de Laure Conan sont très forts. Ce ne sont pas du tout des femmes au foyer incultes ou ignorantes, au contraire. […] C’est une façon, je pense, pour Laure Conan de subvertir les codes de la période dans laquelle elle vit tout en donnant l’impression de les respecter[48] ».

Dans Si les Canadiennes le voulaient! (1886), Laure Conan fait appel au patriotisme des femmes.

Conan exploite la filière religieuse pour arriver à continuer à faire carrière dans le milieu littéraire, car elle n'est pas sans savoir que ce sont les communautés religieuses qui dominent le secteur de l'éducation et le marché des livres scolaires. Elle approche plusieurs prêtres-historiens pour placer ses livres, notamment Louis-Édouard Bois et le professeur et bibliothécaire Mgr Thomas-Étienne Hamel. En 1887, elle sollicite l'aide de ce dernier pour faire paraître À l’œuvre et à l'épreuve dans une revue de l'Université Laval[49].

Il y a maintenant quelques années, l'abbé Casgrain et l'écrivain français René Bazin lui avaient suggéré d'investir le champ du roman historique[50]. Dans les années 1890, elle décide de le faire. Soucieuse de respecter la vérité historique aussi strictement que possible, pour ce genre de roman, elle sollicite encore l'aide de prêtres-historiens. Cette fois, elle se tourne vers le jeune Henri d'Arles et l'historien et directeur de l'école normale Jacques-Cartier, Hospice-Anthelme-Jean-Baptiste Verreau. Afin de se documenter, elle se procure aussi un exemplaire des Relations des Jésuites[51]. À cette époque, les biographies romancées de héros nationaux trouvent leur place – autant que les manuels d'histoire – dans l'élaboration de la littérature nationale canadienne-française. Conan trouve ses sujets en puisant dans la période coloniale, plus particulièrement à l'époque de la Nouvelle-France[52]. Comme Casgrain et Chapais, elle met souvent en scène les héros de la guerre de Sept Ans. Ses écrits cadrent tout à fait avec l'idéologie clérico-nationaliste, pour qui la nation canadienne-française doit continuer de propager la foi catholique en Amérique. Pour elle, l'histoire doit servir à préserver la société d'un présent jugé corrompu[39].

Son ouvrage À l’œuvre et à l'épreuve paraît finalement en 1891 (à Paris chez Retaux en 1893). Il raconte la vie du missionnaire Charles Garnier. Il se veut aussi un hommage aux missionnaires jésuites[53].

De 1894 à 1898, Laure Conan est directrice de La Voix du Précieux-Sang, la revue des religieuses du Précieux-Sang[54]. De 1896 à 1906, elle fait de plus paraître des biographies dans la revue des Dominicains, Le Rosaire. Toujours en quête de perspectives de publication, en 1906, elle écrit au père Rottot, directeur du Rosaire. Elle lui indique son intention de faire « une petite biographie de la Sr Bourgeoys [...]. La pensée m'est venue qu'en la mettant en brochure, on pourrait faire de l'argent. Seriez-vous disposé à vous aventurer dans cette petite entreprise[55] ?»

Bien connue des femmes de son époque, elle est invitée au congrès du Conseil national des femmes à Montréal en 1896. Elle y prononce une allocution sur Jeanne Mance[56]. Bien qu'elle s'intéresse de près à la politique, elle demeure sceptique par rapport au droit de vote des femmes. Elle exprime sa pensée à Joséphine Marchand-Dandurand, en répondant à un sondage sur la question pour sa revue Le Coin du feu. Elle lui écrit : « Je vous avoue, madame, que le droit de voter me semble pour nous assez peu désirable. Mais, si jamais il nous était accordé – ce dont je n’ai cure – c’est ma conviction que les femmes n’en pourraient guère user plus mal que les hommes[57]. »

En 1898, elle retourne à La Malbaie pour prendre soin de sa sœur Marguerite (1838-1898), demeurée célibataire et souffrant de tuberculose. Malheureusement, celle-ci meurt en octobre de la même année. À partir de cette période, Félicité et son frère Élie, également célibataire, habitent tous deux la maison familiale[58].

À la fin du XIXe siècle, la notion de droit d'auteur est encore floue au Québec. Après une réédition non autorisée en 1897 et 1899 d'Un amour vrai par son éditeur Leprohon et Leprohon sous le titre de Larmes d'amour, Laure Conan lui intente un procès[59]. Trois personnes plaident en sa faveur : Robertine Barry, le député Henri Bourassa et le bibliothécaire Alfred Duclos DeCelles. Elle perd toutefois sa cause puisqu'elle n'avait pas enregistré au préalable son ouvrage auprès de l'État[60].

Robertine Barry reçoit l'écrivaine en 1902.

En août 1899, Félicité s'adresse au secrétaire provincial Joseph-Émery Robidoux afin d'inscrire son roman à paraître - L'Oublié - à un concours organisé par le gouvernement. Ce roman a pour héros Lambert Closse, un Français installé à Montréal au XVIIe siècle[61]. Malheureusement pour elle, le concours ne donne pas les résultats espérés et ne sera pas reconduit[62]. L'écrivaine est plus heureuse du côté scolaire. Elle s'adresse à Charles-Joseph Magnan, éditeur de L'Enseignement primaire: journal d'éducation et d'instruction, en avril 1900 pour qu'il lui donne son avis sur L'Oublié[62]. On retrouve ensuite régulièrement le nom de l'écrivaine dans les pages de la revue[63].

Alors déjà très connue et respectée, en 1902, Félicité est l'invitée d'honneur du Five O'Clock Tea de Robertine Barry. Dans le Journal de Françoise, on peut lire : « Laure Conan est et restera notre première femme de lettres, il n'était que juste de la présenter aux lectrices qu'elle a tant de fois charmée par l'éloquence et la pureté de son style[64] ». En 1903, après la parution d'Elisabeth Seton, Laure Conan est lauréate d'un prix de l'Académie française, le prix Montyon, pour L'Oublié[54]. L'Enseignement primaire félicite « l'une des gloires les plus pures de la littérature canadienne-française » en septembre 1903 pour l'obtention de ce prestigieux prix[63].

Dans la foulée de cette récompense, Conan redouble d'efforts pour continuer de vivre de sa plume. Elle s'adresse ainsi au premier ministre du Canada Wilfrid Laurier, un libéral comme son frère Charles[65], en avril 1904 : « Quelques personnes, jugeant que j'avais un droit au patronage, pressèrent M. le secrétaire de la Province [Amédée Robitaille, qui est aussi un organisateur en chef libéral] de m'accorder enfin ma part ». Elle précise toutefois que c'est « après s'être fait bien prier » qu'il s'est engagé à lui acheter 150 exemplaires de L'Oublié. « Il m'a promit qu'au mois de décembre, je serais contente de lui. Il n'a rien fait et je multiplierais inutilement les demandes », laisse-t-elle tomber. Conan ajoute : « Si je rappelle ces choses, c'est bien péniblement, […] pour prouver que j'ai droit aux encouragements du gouvernement. Et je pourrais ajouter que j'en ai besoin. Si j'étais un homme, on me traiterait bien autrement[66] ». Le premier ministre Laurier lui répond que ce n'est pas le genre du secrétaire et que de toute façon, il ne peut intervenir au niveau provincial. Malgré ses efforts, Conan ne réussit pas à faire acheter ses livres par le secrétaire provincial. Pour ajouter à son malheur, l'abbé Casgrain, à qui elle écrivait encore quelques mois plus tôt, décède en 1904[36]. Cette mort est suivie par celle de sa grande amie, sœur Catherine-Aurélie-du-Précieux-Sang, en 1905[67].

Une écrivaine persévérante

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En 1910, Laure Conan commence à publier des biographies de personnages de la Nouvelle-France. Elle signe ainsi Jeanne Le Ber, l'adoratrice de Jésus-Hostie et Une immortelle, un ouvrage sur Marguerite Bourgeoys. Pour Jeanne Le Ber, elle sollicite l'approbation de Mgr Bruchési, archevêque de Montréal. Il accepte avec enthousiasme. Pour lui, cet ouvrage « arrive à son heure, à la veille du congrès eucharistique dont Montréal sera honoré. Nous en autorisons avec bonheur l'impression et en recommandons la lecture aux fidèles de notre diocèse[68] ».

Mgr Paul Bruchési et Laure Conan entretiennent une amitié durable.

En 1912, elle récidive avec Louis Hébert, premier colon du Canada, avec Philippe Gaultier de Comporté, premier seigneur de la Malbaie et avec Silhouettes canadiennes (qui met en valeur des personnages comme Pierre Boucher, etc.) en 1917[69]. Entre-temps, en 1913, elle fait paraître une brochure sur la tempérance : Aux Canadiennes : le peuple canadien sera sobre si vous le voulez. Conan encourage les femmes, essentiellement les mères, à participer à la lutte contre l'alcoolisme. Pour elle, il s'agit de la principale cause d'une déchéance des Canadiens français perçue par certains en ce début du XXe siècle[70].

Laure Conan publie plusieurs ouvrages sur des personnages de la Nouvelle-France, dont celui-ci sur l'apothicaire Louis Hébert.

Quelques-uns de ses livres sont par ailleurs l'objet d'achats de la part du gouvernement québécois. Le département de l'Agriculture achète ainsi 8 000 exemplaires de Louis Hébert en 1914, puis d'autres titres en 1917, 1921, 1922 et 1924. La Bibliothèque de la législature de Québec lui achète également ses ouvrages en 1918, 1920 et 1921[66].

Tout au long de sa carrière, elle va chercher l'appui d'intellectuels ou d'hommes politiques influents. C'est ce qu'elle fait entre autres avec l'historien Lionel Groulx, qui dirige la revue L'Action française de 1917 à 1927[71]. À de multiples reprises, la revue fait la promotion des œuvres de Conan. À ce sujet, Marie-Claire Daveluy écrit en 1918 : « Laure Conan possède la nature énergique de nos aïeules, leur ferme bon sens, le même cœur haut placé, leur foi vive et agissante et ce beau frémissement de tout l'être dès que le mot patrie est prononcé[72] ».

Dernières années

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En 1919, L'Obscure souffrance paraît dans la Revue canadienne puis L'Action sociale publie l'ouvrage[73]. L'intrigue se déroule pendant la guerre de la Conquête dans les années 1750. Toujours en 1919, Félicité commence à effectuer des séjours hivernaux à Montréal, en particulier au couvent Notre-Dame-de-Lourdes. À la même époque, la maladie éprouve son frère aîné. Élie est en effet atteint de paralysie, ce qui le force à aller vivre chez l'un de leurs neveux[73].

En décembre 1920 et mai 1921, L'Enseignement primaire s'adresse à ses lecteurs: « [à] l'occasion du troisième centenaire de la naissance de Marguerite Bourgeoys, [la revue] croit devoir reproduire les belles pages qui suivent, écrites il y a quelques années par Madame Laure Conan dans les Silhouettes canadiennes »[63]. Elle a bien besoin d'une telle aide. En 1920, Félicité doit en effet vendre quelques meubles familiaux par encan pour surmonter des difficultés financières. L'écrivaine est malgré cela loin d'avoir posé sa plume. En 1921, son livre La Vaine foi paraît. Le 14 mars de la même année, c'est au tour de sa pièce Aux jours de Maisonneuve (adaptée du roman L'Oublié) d'être montée au Monument-National à Montréal. La critique est toutefois mitigée[74].

Après ces dernières années mouvementées, elle séjourne à Saint-André-de-Kamouraska à deux reprises (en 1922 et 1923). Les temps continuent d'être difficiles pour Félicité Angers. En mars 1922, elle demande l'aide de Louis-Adolphe Pâquet, prêtre et théologien à l'Université Laval : « Ne refusez pas de m'aider. Je vous le demande pour l'amour de Champlain[75] ». En fait, elle souhaite avoir son soutien pour convaincre le gouvernement d'acheter des exemplaires de son livre Silhouettes canadiennes. En 1923, pour des raisons semblables, Félicité sollicite son ami Thomas Chapais. Elle lui demande d'user de son influence pour que le secrétaire provincial achète des exemplaires d'Angéline de Montbrun et de Silhouettes canadiennes. Malheureusement pour elle, ses demandes seront vaines[75].

Le dernier ouvrage de Laure Conan, publié de façon posthume.

Son frère Élie meurt finalement à La Malbaie le 11 septembre 1923[76]. Désormais seule, Félicité s'installe à la pension des sœurs de Jésus-Marie de Sillery en octobre suivant. Elle continue à écrire jusqu'à la toute fin de sa vie. Or, un accident la ralentit avant qu'elle ne tombe sérieusement malade. Félicité travaille sur un manuscrit à partir de son lit, où elle écrit le dernier chapitre. Elle termine ainsi son ouvrage le 20 mars 1924, trop tard pour le présenter au Prix David, créé en 1922[77]. Elle sollicite entre-temps l'aide de Lionel Groulx afin que sa pièce Aux jours de Maisonneuve soit présentée à nouveau et qu'il l'inscrive à un concours de la revue L'Action française. Groulx lui promet de s'en occuper[62].

Félicité Angers est par la suite hospitalisée le 26 mai 1924 à l'Hôtel-Dieu de Québec. Elle meurt le 6 juin d'une défaillance cardiaque lors d'une opération pour un cancer réalisée par le docteur Arthur Simard[57]. Elle lègue la plupart de ses biens et ses droits d'auteure à Mgr Ovide Charlebois, des missions oblates du Nord[57]. Ses objets personnels, comme ses livres, ses vêtements, et de l'argent sont légués à ses neveux et nièces.

Ses funérailles se déroulent le 9 juin et sa dépouille est inhumée à La Malbaie[78]. À la suite de son décès, les hommages se multiplient. Parmi ceux-ci, on retrouve La Revue Moderne qui

« dépose son hommage ému sur la tombe de la grande romancière canadienne qui vient de mourir. Laure Conan occupait dans notre littérature une place de choix qu'elle avait méritée par son grand talent et la noblesse de son caractère. Elle dota nos Lettres d’œuvres absolument remarquables. [...] Elle se contenta d'être grande, d'être bonne, sans jamais demander ni admiration, ni sympathie, ni affection. Elle était l'une de ces créatures d'exception qui se suffisent à elles-mêmes et trouvent fastidieux d'emprunter aux autres les sentiments dont elles sont exceptionnellement douées »[79].

L'année suivante, La Sève immortelle est publiée de façon posthume. Thomas Chapais, son exécuteur testamentaire, signe la préface. Encore une fois, l'intrigue se déroule pendant la guerre de la Conquête[80]. Il s'agit de la dernière œuvre de l'une des premières femmes du Canada français à vivre de sa plume.

  • Une rue porte le nom de Félicité-Angers à Québec.
  • Une école secondaire à Chicoutimi, de même que des bibliothèques du quartier Vimont, à Laval, et de son village natal de La Malbaie portent le nom de Laure-Conan[81].
  • Des rues portent également son nom d'écrivaine (Laure-Conan) à La Malbaie, Laval, Repentigny, Québec, Saint-Félicien, Varennes et dans plusieurs autres municipalités du Québec.
  • Une avenue est baptisée Laure-Conan à Montréal.
  • Une place Laure-Conan est nommée en son honneur à Varennes.
  • Un monument est érigé à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1945 sur les lieux de sa résidence.
  • Une pièce lui est consacrée au Musée de Charlevoix, grâce à certains objets récupérés par Roland Gagné.
  • Un timbre lui est consacré en 1983.
  • Elle a été désignée personnage historique par le ministère de la Culture et des Communications du Québec le 8 mars 2021.
  • Angéline de Montbrun (Revue canadienne, 1881-1882; Québec, Léger Brosseau, 1884; Québec, J.-A. Langlais, 1886; Le Monde illustré, vol. XI, 1894; Québec, Ed. Marcotte, imprimeur-relieur, 1905; Beauceville, L'Éclaireur, 1919; Montréal, Fides, 1950, 1967; Toronto, University of Toronto Press, 1974 ; Fides, 1974, 1980; Hull, Éditions Large Vision de l'Outaouais, 1982; Montréal, Bibliothèque québécoise, 1991; Montréal, Fides, 1996; Montréal, Typo, 1999; Montréal, Boréal, 2002).
  • À l'œuvre et à l'épreuve (Québec, C. Darveau, 1891; Québec, Pruneau et Kirouac et Paris, Retaux et fils, 1893; La Croix de Montréal, vol. I, 12 décembre 1893 au 2 avril 1894; The Master Votive. A Tale of the Days of Champlain, St-Louis, B. Herder, 1909; Montréal, Beauchemin, 1914 et 1936; Fides, 1975).
  • L'Oublié (Revue canadienne, vol. XXXVI, 6 juin 1900-vol. XL, 2 juillet 1901; Montréal, la Cie de publication de la Revue canadienne, 1900; Montréal, Librairie Beauchemin, 1902, 1904, 1910, 1914, 1917, 1919; Le Devoir, 7-28 juin 1919 ; Beauchemin, 1925; L'Action catholique, 8 au 24 juillet 1925; Librairie Beauchemin, 1930, 1936, 1939, 1944, 1946, 1947, 1949, 1951, 1954, 1956, 1958-1960, 1964; Fides, 1975).
  • La Sève immortelle : roman canadien (Montréal, Bibliothèque de l'Action française, 1925 ; Albert Lévesque, 1935; L'Action canadienne-française, 1937; Beauchemin, 1943, 1946, 1951, 1953 et 1956; Fides, 1975).
  • Un amour vrai (La Revue de Montréal, 1878-1879; Montréal, Leprohon et Leprohon, 1879; Montréal, Fides, 1974 ; aussi connu sous le titre de Larmes d'amour, 1897 et 1899[82]).
  • À travers les ronces (Nouvelles soirées canadiennes, vol. 2, 1883).
  • L'Obscure Souffrance (Revue canadienne, 1915 et 1919; Imprimerie de l'Action sociale limitée, 1919; L'Action sociale, 1924; Fides, 1975).
  • La Vaine Foi (Imprimerie Maisonneuve, 1921 et Fides, 1975).

Autres ouvrages

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  • Si les Canadiennes le voulaient ! Télécharger cette édition au format ePub Télécharger cette édition au format PDF (Wikisource) (Québec, Typographie Darveau, 1886; Montréal, Leméac, 1974).
  • Elisabeth Seton (Montréal, Cie de publication de la Revue canadienne, 1903).
  • L'Apôtre de la tempérance (Lévis, Librairie d'action canadienne, 1907).
  • Jeanne Le Ber, l'adoratrice de Jésus-Hostie (Montréal, Librairie Beauchemin, 1910).
  • Une immortelle, montréal, la publicité, 1910 Télécharger cette édition au format ePub Télécharger cette édition au format PDF (Wikisource).
  • Louis Hébert, premier colon du Canada, Québec, Imprimerie de « L’Événement », , 39 p. Télécharger cette édition au format ePub Télécharger cette édition au format PDF (Wikisource)
  • Physionomies de saints (Montréal, Librairie Beauchemin, 1913 et Bibliothèque canadienne Montcalm, 1926).
  • Aux Canadiennes. Le peuple canadien sera sobre si vous le voulez (Québec, la Cie d'imprimerie commerciale, 1913).
  • Silhouettes canadiennes (Québec, Imprimerie de l'Action sociale limitée, 1917).
  • Philippe Gaultier de Comporté, premier seigneur de La Malbaie (Québec, L'Action sociale limitée, 1917).

Notes et références

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  1. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 427-428. Les enfants qui meurent en bas âge sont: anonyme, 26-28 mars 1829; Calixte, 26 septembre 1830-11 janvier 1832; Émilie, 13-16 mars 1835 ; Anonyme, 25 mars 1843; Sara, 9 mai 1847-28 octobre 1851.
  2. a et b Serge Gauthier, « Le triste sort de Laure Conan (1845-1924) », Histoire Québec, vol. 9, no 1,‎ , p. 10–11 (ISSN 1201-4710 et 1923-2101, lire en ligne, consulté le )
  3. « Biographie – ANGERS, FÉLICITÉ, dite Laure Conan – Volume XV (1921-1930) – Dictionnaire biographique du Canada », sur www.biographi.ca (consulté le )
  4. Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 130.
  5. a et b Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 30.
  6. Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 433 p. (ISBN 978-2-7606-2056-8), p. 14 et 82
  7. a et b Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 431.
  8. Jean-de-l'Immaculée, Angéline de Montbrun. Étude littéraire et psychologique, thèse de M.A., Université d'Ottawa, 1962, p. 16.
  9. Roger Le Moine, « Laure Conan et Pierre-Alexis Tremblay », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. XXXVI, no 2, avril-juin 1966, p. 267.
  10. Roger Le Moine, « Laure Conan et Pierre-Alexis Tremblay », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. XXXVI, no 2, avril-juin 1966, p. 263.
  11. Louis Fréchette, « Angéline de Montbrun », Journal de Françoise, no 1, 7 avril 1906, cité dans Roger Le Moine, « Laure Conan et Pierre-Alexis Tremblay », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. XXXVI, no 2, avril-juin 1966, p. 258.
  12. Roger Le Moine, « Laure Conan et Pierre-Alexis Tremblay », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. XXXVI, no 2, avril-juin 1966, p. 264.
  13. Madeleine, Portraits de femmes, Montréal, La Patrie, 1938, p. 338.
  14. a b et c Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 15.
  15. Renée des Ormes, « Laure Conan: un bouquet de souvenirs », Revue de l'Université Laval, vol. VI, no 5, janvier 1952, p. 383-391.
  16. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 32-33.
  17. a et b Michel Biron, François Dumont et Élisabeth Nardout-Lafarge, Histoire de la littérature québécoise, Montréal, Boréal, , 684 p. (ISBN 978-2-7646-2027-4), p. 144
  18. Elle conserve ce nom de plume tout au long de sa carrière.
  19. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 38.
  20. a et b Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 131.
  21. Les femmes célibataires et majeures ont la pleine capacité juridique. Elles peuvent administrer leurs biens. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 31.
  22. Cité dans Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 23.
  23. Maurice Lemire, « Félicité Angers sous l'éclairage de sa correspondance », Voix et Images, vol. 26, no 1, 2000, p. 31.
  24. Un amour vrai, notice bibliographique, Bibliothèque nationale de France (collection Gallica). Consulté le 7 avril 2024.
  25. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 427.
  26. Thomas Chapais à son père, 2 avril 1879, cité dans Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 34.
  27. a et b Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 39.
  28. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 35.
  29. « Figures marquantes de notre histoire : Laure Conan (1845-1924) », sur Fondation Lionel-Groulx (consulté le )
  30. Félicité Angers à Casgrain, 4 mars [1884], cité dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 31.
  31. Abbé Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, cité dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 46.
  32. Dans les rééditions de 1905 et 1919, l'ouvrage est dédié à Thérèse Bentzon.
  33. Voir à ce sujet Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 43.
  34. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 28.
  35. Fernand Roy, « L'histoire dans les romans de Laure Conan. Lecture sémiotique de l'idéologie de la langue gardienne de la foi », Voix et Images, vol. 25, no 2, 2000, p. 332; Michèle Jomphe, La philosophie théologique de l'histoire dans les romans historiques de Laure Conan: fondement à l'idéologie de la langue gardienne de la foi, mémoire de maîtrise, Chicoutimi, Université du Québec à Chicoutimi, 2003, p. 19; Patrice Groulx, François-Xavier Garneau. Poète, historien et patriote, Montréal, Boréal, 2020, p. 115-123.
  36. a b c et d Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 41.
  37. Cette admiration s'étend à toute la famille Garneau. En 1884, elle sollicite l'aide financière du fils, Alfred : « que le fils de notre historien national ne saurait être pour une vraie Canadienne ni un étranger ni un indifférent »; en 1887, elle écrit à la petite-fille, Élodie, pour lui demander de l'aide pour obtenir des ouvrages d'histoire disponibles à la Bibliothèque du Parlement à Ottawa. Félicité Angers à l'abbé Henri-Raymond Casgrain, 15 août 1883; Laure Conan à Alfred Garneau, 3 mars 1884, Félicité Angers à Élodie Garneau, juillet 1887, cités dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 29.
  38. a et b Cité dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 44.
  39. a et b Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 32.
  40. Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, 15 octobre 1883, cité dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 54.
  41. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 39-40.
  42. Elle récidive en 1884 (Ste-Anne-de-Beaupré) et en 1885 (Histoire de Mlle Legras). Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 431.
  43. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 46.
  44. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 429.
  45. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 32.
  46. Sylvie Joliette, « Un exemple de théâtre combattif au XIXe siècle : "Si les Canadiennes le voulaient!" de Laure Conan », L'Annuaire théâtral : revue québécoise d'études théâtrales, no 2, 1987, p. 106; Marilyn Baszczynski, « Laure Conan. Un théâtre au féminin au 19e siècle », Theatre Research in Canada/Recherches théâtrales au Canada, vol. 14, no 1, 1993.
  47. a et b Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 34.
  48. « Laure Conan, la première romancière du Canada français », Aujourd'hui l'histoire, 1er octobre 2020, https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/202569/laure-conan-premiere-romanciere-claude-charite
  49. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 47.
  50. Laure Conan, Angéline de Montbrun, édition critique de Nicole Bourbonnais, Montréal, PUM, 2007, p. 20.
  51. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 31.
  52. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 33.
  53. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 30.
  54. a et b Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 432.
  55. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 47-48.
  56. Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 132.
  57. a b et c Manon Brunet, « Biographie – ANGERS, FÉLICITÉ, dite Laure Conan – Volume XV (1921-1930) – Dictionnaire biographique du Canada », sur www.biographi.ca, (consulté le )
  58. Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 19.
  59. Larmes d'amour, notice bibliographique, Bibliothèque nationale de France (collection Gallica). Consulté le 7 avril 2024.
  60. La Commission des droits d'auteurs n'est créée qu'en 1904. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 48.
  61. Micheline Dumont, citée dans Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 43.
  62. a b et c Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 49.
  63. a b et c Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 50.
  64. Cité dans Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 133.
  65. Charles est avocat et député libéral fédéral de Charlevoix entre 1896 et 1904. Il entretient des liens étroits avec le mouvement nationaliste de la Ligue nationaliste canadienne. Son frère Élie est son agent lors des campagnes électorales. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 38.
  66. a et b Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 51.
  67. Nicole Bourbonnais, Angéline de Montbrun, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 134.
  68. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 48.
  69. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 44.
  70. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 36.
  71. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 42.
  72. Citée dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 42.
  73. a et b Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 433.
  74. Dès 1917, elle avait contacté le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Victor Morin qui était en outre responsable des fêtes du 275e anniversaire de fondation de Ville-Marie. Elle l'avait informé qu'elle avait « préparé un drame » sur cette période; L'Oublié rebaptisé Aux jours de Maisonneuve. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 48-49.
  75. a et b Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 53.
  76. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 428.
  77. Le jury, par résolution, témoigne cependant de sa « haute appréciation » de ce livre. Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 53.
  78. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 47.
  79. Cité dans Sophie Imbeault et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 46.
  80. Laure Conan, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002, p. 46.
  81. « Bibliothèque Laure-Conan », sur Commission de toponymie du Québec
  82. Paru en feuilleton en 1878-1879 dans la Revue de Montréal. Le titre a été publié plus tard par les éditeurs Leprohon & Leprohon sans l'autorisation de l'auteure sous le titre Larmes d'amour.

Bibliographie

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  • Auger, Manon Louisa, Éminentes Victoriennes. Laure Conan, Henriette Dessaulles, Azélie Papineau et Joséphine Marchand, Montréal, Nota Bene, 2024, 340 p.
  • Bouchard, Guylaine, Angéline de Montbrun ou l'inscription du premier roman féminin dans la littérature québécoise, mémoire de maîtrise, Université Laval, 2000.
  • Bouchard, Pierre-Olivier et Marie-Frédérique Desbiens, « À l'aune d'Angéline. La vie romancée de Laure Conan », Voix et Images, vol. 44, no 1, automne 2018, p. 13-26.
  • Brochu, André, « Le cercle et l'évasion verticale dans Angéline de Montbrun, de Laure Conan », Études françaises, vol. 1, n° 1, 1965, p. 90-100 (lire en ligne).
  • Conan, Laure, J'ai tant de sujets de désespoir : correspondance (1878-1924), recueillie et annotée par Jean-Noël Dion, Montréal, éditions Varia, 2002.
  • Dumont, Micheline, Laure Conan, textes choisis et présentés par Micheline Dumont, Montréal, Fides, 1960.
  • Dumont, Micheline, « Laure Conan », Cahiers de l'Académie canadienne-française, vol. VII, 1963, p. 61-72.
  • Godin, Jean-Cléo, « L'amour de la fiancée dans Angéline de Montbrun », Lettres et écritures, vol. I, no 3, mars 1964, p. 14-19.
  • Imbeault, Sophie et Carolyne Ménard, « Laure Conan et les historiens. Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle », dans Louise Bienvenue et François-Olivier Dorais, dir., Profession historienne ? Femmes et pratique de l'histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles, Québec, PUL, 2023, p. 27-55.
  • Le Moine, Roger, « Laure Conan et Pierre-Alexis Tremblay », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. XXXVI, no 2, avril-juin 1966, p. 258-271; no 3, juillet-septembre 1966, p. 530-538.
  • Le Moine, Roger, « Angéline de Montbrun, roman de Laure Conan », Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, t. I: Des origines à 1900, Montréal, Fides, 1978, p. 24-30.
  • Marchessault, Jovette, La Saga des poules mouillées, Montréal, Pleine lune, 1980.
  • Marcotte, Gilles, « Angéline de Montbrun », Une littérature qui se fait. Essais critiques sur la littérature canadienne-française, Montréal, HMH, 1968, p. 16-19.
  • Marie-de-Sainte-Jeanne-d'Orléans [religieuse de Sainte-Croix], Bibliographie de Laure Conan, sans lieu, sans date, 16 p.
  • Marie-Jean-de-L'Immaculée, sœur, Angéline de Montbrun, étude littéraire et psychologique, mémoire de maîtrise, Université d'Ottawa, 1962.
  • Savoie, Marie-Pier, La lettre comme lieu d'invention d'un destin littéraire. Le cas de Félicité Angers (Laure Conan), mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, 2015.
  • Simard, Louise, Laure Conan. La romancière aux rubans, Montréal, Éditions XYZ, 1994, 222 p. Coll. « Les grandes figures ».
  • Smart, Patricia, « Angéline de Montbrun ou la chute dans l'écriture », dans Écrire dans la maison du père. L'émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec, Montréal, Québec Amérique, 1988, p. 40-86.

Articles connexes

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