Lama Karta

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Lama Karta
Buddhism in Belgium.JPG
Rencontre de représentants du bouddhisme en Belgique
à l'Institut tibétain Yeunten Ling de Huy, le 3 septembre 1997.
En partant de la droite, Lama Karta est le troisième.
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
IndeVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion

Lama Karta (contraction de Karma Tashi, « action bénéfique »[1]), né à Thembang (en) (Inde)[2] de parents tibétains exilés du Tibet et mort le 23 février 2013 à Louvain (Belgique)[3],[4], était un lama de la lignée Kagyüpa, directeur spirituel des centres bouddhistes tibétains de Huy, Bruxelles et Schoten en Belgique[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lama Karta est né à Thembang (en), dans le district du Kameng occidental de l'Arunachal Pradesh, en Inde, et mort à Louvain (Belgique) le 23 février 2013. Dans le district de Darjeeling, il reçoit en même temps une éducation occidentale à l'école centrale pour les Tibétains de Kurseong et une éducation monastique bouddhiste au monastère de Sonada où il est un des élèves de Kalou Rinpoché. Alors qu’il est âgé de 17 ans, ce dernier l’incite à entreprendre une retraite de trois ans afin de devenir lama[1],[6].

En 1987, à la demande de Kalou Rinpoché, il se rend en France où il réside pendant cinq ans au centre d’études tibétaines de Montchardon[1] pour assurer plus tard la direction spirituelle du centre Yeunten Ling situé à Huy en Belgique à la suite du Lama Ogyen, décédé en 1990[7]. Il y enseigne le bouddhisme, la méditation et le yoga et soutient un orphelinat au Tibet[8].

En 2001, il ouvre l'Institut Nalanda, à Bruxelles, une inauguration à laquelle le prince Laurent assiste, alors que la famille royale n’a pas encore marqué son ouverture à la culture bouddhique[9].

Lama Karta aura invité le Dalaï Lama 5 fois en Belgique[10] : en 1990, 1994, 1999, 2006 et 2012. En 2008, sa visite avait été annulée pour des raisons diplomatiques[11].

Mort à l'âge de 45 ans à l'hôpital de Louvain (Belgique) des suites d’un cancer[12], Lama Karta était également doué d’une voix remarquable et fut poussé à enregistrer plusieurs CDs de chants tibétains. Il donna fréquemment des concerts dans l’église des Minimes à Bruxelles et dans le temple de Huy[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La vie de Bouddha, avec Dirk Nielandt et Patrick Grilli, Publications Kunchab, 1999, (ISBN 9074815219 et 9789074815215)
  • Introduction au bouddhisme, Kunchab, 2000, (ISBN 9074815464)
  • Yoga tibétain : yoga de l'intériorité, Kalou Rinpoché, (édition commentée par Lama Karta), trad. du tibétain par Frans Goetghebeur, illustration Tenpa Rubgay, Kunchab, 2000, (ISBN 907481543X et 9789074815437)
  • Champs purs & champagne : la pratique du bouddhisme tibétain en Occident : entretiens avec le Lama Karta, avec Jean-Marc Nikolic, Kunchab, 2001, (ISBN 9074815456 et 9789074815451)
  • La voie de la confiance. Conseils pour une pratique quotidienne, Kunchab, 2002, (ISBN 9789074815666)
  • Prendre refuge dans le Bouddha: Le bouddhisme comme source d'inspiration, traduit par Charles Franken, Kunchab, 2003, (ISBN 9074815766 et 9789074815765)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Tcheud
  • 1997 : Wisdom compassion, Milan spi
  • 1996 : Tibetan Chants - Buddhist Meditation
  • 1996 : Music for Tibetan New Year
  • 2003 : Tibetan Chants

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]