Réservoir de Kaïrakkoum

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Kaïrakkoum
image
Administration
Pays Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan
Province Sughd
Géographie
Coordonnées 40° 16′ 00″ nord, 69° 50′ 00″ est
Type Lac artificiel
Superficie 520 km2
Longueur 75 km
Largeur 20 km
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne
 
25 m
8,1 m
Volume 416 km3
Hydrographie
Alimentation Syr-Daria
Émissaire(s) Syr-Daria

Géolocalisation sur la carte : Asie

(Voir situation sur carte : Asie)
Kaïrakkoum

Géolocalisation sur la carte : Tadjikistan

(Voir situation sur carte : Tadjikistan)
Kaïrakkoum

Le réservoir de Kaïrakkoum (en tadjik: Обанбори Қайроққум; en russe: Кайраккумское водохранилище) est le lac artificiel le plus étendu du Tadjikistan, en Asie centrale. Il est surnommé « la mer du Tadjikistan ». Sa rive extrême orientale marque la limite de l'Ouzbékistan. Il se trouve à la limite occidentale de la vallée de Ferghana qui se prolonge à l'est.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les travaux ont duré de 1956 à 1958[1] à l'époque de l'URSS afin de régler le débit du fleuve Syr-Daria pour l'irrigation des terres (300 000 hectares) et pour la construction d'un barrage de 32 mètres de hauteur et d'une centrale hydroélectrique. Son volume est de 416 millions de mètres cubes et sa longueur de 75 km sur environ 20 km de largeur. Sa superficie est de 520 ou 513 km2 suivant les sources. Il gèle en hiver et sa profondeur est peu profonde, 8,1 mètres en moyenne. La petite ville de Kaïrakkoum se trouve sur sa rive occidentale. La ville la plus importante est Khodjent, à 15 km à l'ouest de Kaïrakkoum.

C'est un lieu prisé pour le tourisme d'été, où la population peut se baigner, pêcher (brèmes, carpes, brochets, barbeaux, etc.; un poisson chat de 120 kg a été pêché en 1992[2]) et pratiquer des sports nautiques.

Faune[modifier | modifier le code]

Il existe une zone de 1 150 km2 qui a été répertoriée comme zone importante pour la conservation des oiseaux par l'organisation BirdLife International, à cause du nombre important d'espèces variées d'oiseaux, migrateurs ou non. Ce sont en particulier des colverts, cormorans pygmées, faucons sacres, vautours moines, grandes outardes, outardes houbaras, grues cendrées, pigeons d'Eversmann, petit-duc de Bruce, engoulevents du désert, rolliers d'Europe, pics à ailes blanches, mésanges charbonnières, ammomanes isabellines, dromoïques vif-argent, fauvettes de Sykes, fauvettes du désert, moineaux des saxaouls et des roselins du désert[3].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

La majeure partie des scènes du film Luna Papa ont été tournées au bord du Kaïrakkoum[4]. Un village entier a été construit sur une rive du lac pour les besoins du film, avec des canaux et un petit port[5],[6]. Après le tournage, le décor n'a pas trouvé preneur et a donc été entièrement détruit[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Article Réservoir de Kaïrakkoum, in Grande Encyclopédie soviétique, 1983
  2. (de) Records de pêche « Copie archivée » (version du 26 juin 2010 sur l'Internet Archive)
  3. (en) Portail de BirdLife International
  4. (en) « Luna Papa », sur pandorafilm.com (consulté le 9 septembre 2015)
  5. (pt) Dossier de presse portugais. Initialement accessible sur le site Internet de la société de distribution Atalanta Filmes : « Sobre a produção », sur atalantafilmes.pt (consulté le 10 juin 2011). Page sauvegardée le 10 juin 2007 sur Internet Archive.
  6. (en) « Trivia for Luna Papa (1999) », sur IMDb (consulté le 1er février 2011)
  7. « Les décors », entretien avec Bakhtiar Khudojnazarov, reproduit p. 5 du livret de la bande originale de Luna Papa et initialement accessible sur le site officiel du film (voir copie de la page : « Entretien avec Bakhtiar Khudojnazarov (2) », sur Internet Archive, (consulté le 21 avril 2015).