Lac de Charpal

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Lac de Charpal
Image illustrative de l'article Lac de Charpal
Administration
Pays Drapeau de la France France (Lozère)
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 32″ nord, 3° 34′ 39″ est
Type Lac artificiel
Origine Retenue d'eau potable
Superficie 1,90 km2
Altitude 1 326 m
Profondeur 16 m
Hydrographie
Alimentation Colagne
Îles
Nombre d’îles aucune
Divers
Peuplement piscicole brochet, perche,carpe
Peuplement avifaune canard, loutre

Géolocalisation sur la carte : Lozère

(Voir situation sur carte : Lozère)
Lac de Charpal

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Lac de Charpal

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lac de Charpal

Le lac de Charpal est un lac de retenue du barrage du Charpal. Il est situé dans le département de la Lozère au pied du Truc de Fortunio, sur le plateau du Palais du Roi. Il est alimenté par la Colagne et sert d'alimentation en eau potable de la ville de Mende et ses alentours.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'issue de la Première Guerre mondiale, les autorités militaires françaises auraient sélectionné les montagnes de la Margeride pour dissimuler un dépôt de munitions sous-lacustre. C'est ainsi que l'on explique la construction entre 1923 et 1929 d'une ligne de chemin de fer d'une quinzaine de kilomètres destinée à acheminer dans un premier temps les matériaux nécessaires à la construction du barrage et, dans un second temps, les munitions à immerger. L'absence de documents officiels concernant la construction de la ligne conforte l'hypothèse militaire ; néanmoins, le fait que la ligne ait été déferrée dès 1938 – une fois le barrage construit – laisse supposer l'abandon du projet. Desservant la rive sud du lac au moyen d'une bifurcation de la ligne transversale lozérienne à hauteur du hameau de Larzalier (commune d'Allenc), elle aurait été l'une des lignes les plus hautes de France. Une partie des emprises est aujourd'hui un point de passage du GR 43. Outre divers déblais et remblais, les principaux indices encore visibles de cette ligne sont le poste d'aiguillage de Larzalier et la maison de garde-barrière sur la N 88, à hauteur du col de la Pierre Plantée – deux bâtiments partiellement en ruine[1],[2].

Aspect touristique[modifier | modifier le code]

Le pourtour du lac a été aménagé pour la balade touristique, offrant ainsi aux marcheurs une boucle de 9 kilomètres, où certaines portions se font sur des ponts en bois. Cet aménagement a été réalisé par la communauté de communes de la Haute Vallée d'Olt.

Mais la popularité du lac lui vient du fait qu'il est le plus grand lac de pêche au brochet no-kill de France[3]. Le site est également très dépaysant du fait des grandes étendues boisées qui entourent le lac et qui confèrent à l'ensemble une ambiance très canadienne.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le lac de Charpal se situe à 1326m d'altitude, sur le socle granitique du plateau du Palais-du-Roi, dépendance Sud du massif de la Margeride, dans un secteur affaissé entre des failles par rapport aux sommets granitiques qui le dominent (1553m). En effet, on observe aux appuis du barrage un grès arkosique (feldspathique) assez grossier qui contient des fragments fossiles de végétaux. Cet affleurement est, de façon classique, attribué au Rhétien, dernier étage du Trias - où l'on rencontre un faciès analogue une dizaine de km à l'Est, dans la série triaco-jurassique du Causse de Montbel. Mais on trouve aussi ce genre de faciès dans de petits bassins tertiaires tels celui du Malzieu, lui aussi relativement proche mais au Nord-ouest. L'âge réel de l'arkose de Charpal pourrait être déterminé en étudiant les restes végétaux qu'elle contient.

Écologie[modifier | modifier le code]

Le pourtour du lac est recensé depuis 2002 parmi les sites d'importance communautaire (SIC) du Réseau Natura 2000, en raison de la concentration exceptionnelle de tourbières qu'il abrite. La loutre (lutra lutra) est par ailleurs présente sur le site grâce à la qualité de l'eau du lac[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Charpal : chronique d'un embranchement militaire (R. David)
  2. * Romain David, « À la recherche de l'embranchement militaire de Charpal », dans Connaissance du Rail (ISSN 0222-4844), n°328-329 (septembre-octobre 2008)
  3. (fr) présentation
  4. Le plateau de Charpal sur le site du Réseau Natura 2000.