Kountas

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Un Kounta dans la région de Tombouctou (vers 1908)

Les Kountas ou Kuntas (au singulier Elkentawi ou Alkanata) sont décrits à l'origine comme Arabes, descendants de Okba ibn Nafi[1], puis comme Zénètes[2]. Depuis la Mauritanie, ils furent au XIe siècle les artisans d'une nouvelle expansion de l'islam qui durera jusqu'au XVe siècle.[citation nécessaire]

La grande majorité des Kountas se retrouvent dans la Qadiriyya, l'une des grandes confréries soufies d'Afrique de l'Ouest.

Aujourd'hui des tribus Kounta vivent toujours en Mauritanie, dans le sud du Maroc et dans le nord du Mali.

Au Mali[modifier | modifier le code]

Forts de leur prestige religieux, les Kountas de l'actuel nord du Mali ont, depuis longtemps, tenté de dominer le commerce transsaharien en contrôlant les mines de sel et en organisant le trafic caravanier entre le Touat et la région de Gao[3].

Les Kountas avaient pour vassaux les Lemhars qui se sont émancipés[4] avec lesquels la rivalité est encore vive (les Lemhars ont kidnappé au mois de janvier 2010 le chef de Kounta de la région de Gao, Baba Ould Cheikh Sidi El Mokhtar al-Kounti, maire d'Anéfif, après que des Kountas aient participé à l'attaque d'un convoi de drogue appartenant aux Lemhars)[5]̣,[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris 1897/01 (T19)-1898/01; sur Gallica
  2. La société maure de l'Adrar Bulletin du Comité d'études historiques et scientifiques de l'Afrique occidentale française - 1918-1938 sur Gallica
  3. Judith Scheele, « Tribus, États et fraude : la région frontalière algéro-malienne », Études rurales, no 184,‎ , p. 79-94 (lire en ligne).
  4. Bruno Charbonneau, « Résolution des conflits ou guerre au terrorisme ? », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Frederic Wehrey, Perilous Desert : Insecurity in the Sahara, Brookings Institution Press, , 224 p. (ISBN 0870034030), p. 72-73
  6. Simon Julien, « The Sahel as a Drug Transit Zone: Actors and Political Consequences », sur cairn-int.info (consulté le 5 juillet 2017).
  7. « Baba Ould Cheikh Sid’Elmoctar Alkounti condamne l’assassinat de Ould Bady dans le nord du Mali », sur CRIDEM, (consulté le 15 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Thomas Edward Whitcomb, The origins and emergence of the tribe of Kunta : a contribution to the history of the Western Sahara between the Almoravid period and the seventeenth century, University of London, 1978, 427 p. (thèse)
  • Fatima Bibed, Les Kunta à travers quelques extraits de l'ouvrage Al-Tara'if wa l'tala'id de 1756 à 1826, Université d'Aix-Marseille 1, 1997, 410 p. (thèse)
  • J. Genevière, « Les Kountas et leurs activités commerciales », in Bulletin de l'Institut français d'Afrique noire (Dakar), 1950, t. 12, p. 1111-1127
  • Fix Poussibet, « La toilette de cheveu et de la barbe chez les Brabich et Kounta », in Notes africaines (Dakar), no 94, avril 1962, p. 49-51
  • G. Salvy, « Les Kounta du sud marocain », in Travaux de l'Institut de recherches sahariennes (Alger), no 7, 1951, p. 161-186

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Azalaï, film documentaire de Thierry Bugaud, France, 2006, 45'

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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