Kamal Kheir-Beik
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Paris (en) Université de Genève |
| Activités |
| Parti politique |
Syrian Social Nationalist Party in Lebanon (en) |
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| Directeur de thèse |
Ḥarakīyah al-ḥadāthah fī al-shiʻr al-ʻArabī al-muʻāṣir (d) |
Kamal Kheir-Beik, né en novembre 1935 et mort en novembre 1980, est un poète et militant politique syrien. Il aurait été le coordinateur stratégique de la prise d'otages du siège de l'OPEP à Vienne le en collaboration avec Ilich Ramírez Sánchez dit Carlos.
Biographie
[modifier | modifier le code]Kamal Kheir-Beik est originaire de Qardaha en Syrie et est de confession alaouite[1].
Il adhère au début des années 1950 au Parti social nationaliste syrien[1].
Il est condamné à mort in absentia en Syrie après l’attentat mortel dans un stade de Damas en 1955 contre Adnan el-Maliki, chef d’état-major de l’armée syrienne. Il se réfugie au Liban jusqu’à l’échec du coup d'État de 1961. Il demande l’asile à la France, où il entame des études de droits, puis devient enseignant en Suisse[1].
Il revient au Liban après l'amnistie générale de 1969. Homme de lettres, il est l’un des fondateurs de la revue Shi‘r (poésie), aux côtés de Adonis.
Membre de la direction du PSNS, il est également proche des Palestiniens. Au début des années 1970, il collabore avec Wadie Haddad, un responsable militaire du FPLP, ainsi qu'avec Anis Naccache et Abu Daoud, du Fatah. Ils organisent ensemble la prise d’otage des ministres de l'OPEP à Vienne par un commando dirigé par Ilich Ramírez Sánchez[1].
Il meurt assassiné en 1980. Il est enterré au cimetière des martyrs de Chatila : sa tombe, ornée du symbole du PSNS, se situe dans cette enclave palestinienne aujourd’hui gérée par l’OLP[1].
Références
[modifier | modifier le code]- Nicolas Dot-Pouillard, « Sur les frontières : le Parti syrien national social entre idéologie unitaire et Etats-Nations. », dans Pierre-Jean Luizard et Anne-Marie Bozzo, Vers un nouveau Moyen-Orient ? Etats arabes en crise entre logiques de division et sociétés civiles, Roma Tre-Press, (lire en ligne), pp.209-227
Liens externes
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