Julien Leclercq (poète)

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Julien Leclercq
Julien Leclercq (1865–1901).jpg

Julien Leclercq

Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités

Joseph Louis Julien Leclercq né à Armentières le et mort à Paris le , poète, écrivain et critique d'art.

Julien Leclercq fut un poète d’inspiration symboliste et critique d’art.

Écrivain, poète et critique[modifier | modifier le code]

Il fréquente les réunions de jeunes poètes comme le « cénacle de La Butte », à Montmartre.

En 1889, entre avril et septembre, il est rédacteur pour la revue Le Moderniste illustré (en)[1] aux côtés de son ami Gabriel-Albert Aurier : vingt-trois numéros parus, comprenant entre autres des dessins de Paul Gauguin et surtout la première critique favorable à Vincent Van Gogh[2].

Il collabore également à la fondation de la revue La Seconde Pléiade, d'où renaîtra le Mercure de France avec son ami George-Albert Aurier autour d'Alfred Vallette qui en prend la direction en 1890. Il y rédige notamment la nécrologie de Vincent Van Gogh mort fin juillet 1890.

Il publie une pièce en trois actes, La Vie sensible aux éditions du Mercure de France. Il est également l'auteur des Strophes d’amants écrites en 1891[3]. Il rédige également un ouvrage consacré à l'écrivain et poète Paul-Napoléon Roinard[4].

Il se bat en duel le 31 décembre 1890, à l'épée, avec Rodolphe Darzens : en demandant la main de la sœur de Darzens, Leclercq s'était vu en devoir de produire un certificat médical attestant qu'il n'était pas pédéraste[5] et les deux hommes en étaient venus aux mains[6]. Les témoins de Leclercq étaient Jules Renard — qui rapporte la chose dans son Journal — et Paul Gauguin[6].

Critique d'art[modifier | modifier le code]

En 1898, il profite d'un déplacement professionnel en Finlande pour un récital donné par sa femme, la pianiste finlandaise Fanny Flodin-Gustavson (1868-1954), pour aider à organiser des expositions d'art contemporain à travers la Scandinavie avec l'aide de Hilda Flodin, sculptrice et sœur de Fanny.

En mars 1901, il organise, à Paris, la première exposition de collections privées de toiles de Vincent van Gogh avec la célèbre Galerie Bernheim-Jeune. Il collabora étroitement avec Johanna van Gogh-Bonger (en) (veuve de Théodore van Gogh, frère de Vincent van Gogh), pour le prêt de toiles de l'artiste. Parmi les visiteurs, le critique d'art et marchand d'art allemand Paul Cassirer qui fera connaître, à ses compatriotes, les œuvres de Van Gogh lors d'expositions à Berlin.

Julien Leclercq meurt subitement le 31 octobre 1901 à Paris.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • La Vie Sensible, pièce en 3 actes, Mercure de France
  • Strophes d'amant, prélude par G. Albert Aurier, 1891
  • Dialogue platonicien sur l'antisémitisme : Morès et Drumont jugés par Socrate. Morès à l'Hippodrome, Impr. des Essais d'art libre, 1892
  • Les Sept sages et la jeunesse contemporaine, 2e édition, A.-L. Charles, 1892
  • La Physionomie : visages et caractères : quatre-vingt-cinq portraits contemporains d'après les principes d'Eugène Ledos, Larousse, 1896

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Catalogue général, BNF, en ligne.
  2. Nathalie Heinich (directeur), The Glory of Van Gogh: An Anthropology of Admiration, Princeton University Press, 1997, p. 153.
  3. Octave Mirbeau, Combats littéraires, Collection Au cœur du monde, édition L’Âge d’Homme, 2006.
  4. « Roinard », notice dans Les Portraits du prochain siècle, Paris, éditions Girard, 1894.
  5. J. Renard, Journal, p. 55, Gallimard, 1935.
  6. a et b J. Renard, Journal, p. 56, Gallimard, 1935.