Julien-François Douillard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Julien-François Douillard
Julien Francois Douillard.jpg
Portrait de Jean-François Douillard, probablement peint par François Sablet.
Fonctions
Conseiller de préfecture
-
Député de la Loire-Atlantique
-
Maire de Nantes
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Enfants
Autres informations
Parti politique
Membre de

Julien-François Douillard, né le [1] et mort le à Nantes[2], est un architecte et un homme politique français, maire de Nantes de 1797 à 1798.

Ses deux fils Louis-Prudent et Constant furent également des architectes renommés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille, débuts[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Julien Douillard, architecte, et d’Anne Maillet, fille de l’architecte Pierre Maillet.

Le 9 juillet 1782, il épouse[3] Marie-Claire Dechaille (1755[4]-1826). Ils ont 6 enfants, dont trois vivront adultes : Marie-Anne[5] (1783-1864) ; Pierre Marcellin (né en 1785[6]) ; Anne-Sophie (née en 1786[7]) ; Julien Alexis[8] (1788-1791) ; Louis-Prudent[9] (1790-1869) ; Constant[10] (1795-1878).

Ils habitent dans la paroisse Saint-Similien, place de Bretagne.

Lui-même fait ses débuts professionnels comme architecte (cf. actes d’état civil). En 1791-93, il participe avec Jean-François Ogée à la construction d'une raffinerie de sucre pour le compte des frères Lavallée (quartier du boulevard de Launay[11]).

La Révolution[modifier | modifier le code]

Il soutient le nouveau régime, ainsi que son entourage :

  • En 1790[12], il est indiqué qu’il est « volontaire des gardes nationaux de cette ville ». Le parrain de l’enfant est Jean-Jacques Dechaille, « capitaine de marine, volontaire dans l’artillerie nationale de cette ville ».
  • En 1795, il ne déclare pas lui-même le nouveau-né Constant, car il est « absent depuis huit jours pour affaire concernant cette commune ».

Le 19 novembre 1795, il fait partie du Bureau d'administration municipale, qui élit président Gilbert Beaufranchet[13]. En revanche, il n'est pas membre des administrateurs du nouveau mandat de Christophe-Clair Danyel de Kervégan, élus en floréal an V et installés le 15 (4 mai 1797)[14].

Maire de Nantes[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 1797[15], compte tenu du faible nombre de votants aux élections, le directoire du département désigne les officiers municipaux de Nantes : Pierre Aubert-Jollin, Jacques Chevy, Julien-François Douillard, Louis-Marie Saget, Pierre-Toussaint Tessier. Le 27, ils prêtent le serment de « haine de la royauté et de l’anarchie ». Puis ils élisent Julien-François Douillard président et Jacques Chevy officier public. Le 22 septembre 1797[16], la nouvelle administration commence son mandat.

En floréal an VI (avril-mai 1798), des élections ont lieu ; l’administration précédente est reconduite avec quelques changements[17] et Julien-François Douillard est de nouveau président (4 mai 1798[18]).

Quelques mois plus tard, devenant administrateur du département, il quitte ses fonctions municipales (5 frimaire an VII, 25 novembre 1798), laissant la place de président à Louis-Marie Saget.

Carrière ultérieure[modifier | modifier le code]

Le 17 avril 1799[19], il est élu membre du Conseil des Cinq-Cents par 124 voix sur 175. Ce mandat cesse avec la dissolution de cette assemblée le 16 décembre 1799, à la suite du coup d'État du 18 Brumaire, qu’il a soutenu.

Cela lui permet de devenir conseiller de préfecture (3 avril 1800[20]) dans le cadre de l’administration napoléonienne. Il abandonne alors complètement l’architecture. Il reste conseiller de préfecture jusqu’en 1815.

Au début des années 1820, ses fils épousent deux sœurs Crucy, filles de Louis Crucy et nièces de l'architecte Mathurin Crucy : en 1821, a lieu le mariage de Louis-Prudent avec Justine, en 1823, celui de Constant avec Alexandrine-Zita[21].

Il meurt en 1833 dans sa demeure (5 rue Mercœur).

Hommages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de baptême : St-Similien, vue 18, AMN Registres paroissiaux
  2. Acte de décès : 5° et 6° cantons, vue 48, AMN Etat civil.
  3. Acte de mariage : Nantes, Saint-Similien, 1782, vue 99 : AMN Registres paroissiaux
  4. Cf. acte de naissance de Constant : elle a « 39 ans passés » le 9 mars 1795.
  5. Acte de baptême de Marie Anne Douillard : Nantes, Saint-Similien, 20 mai 1783, vue 67 (née le 18). Baptisée par son grand-oncle et parrain, le recteur Dechaille de Cugand ; marraine : Marie Marguerite Douillard, sa tante.
  6. Acte de baptême de Pierre Marcellin : St-Similien, 3 juillet 1785, vue 87 (né le 2).
  7. Acte de baptême d'Anne Sophie : Saint-Similien, 17 novembre 1786, vue 220 (née le 16 novembre).
  8. Acte de baptême de Julien Alexis : St-Similien, 10 août 1788, vue 115 (né le 8). Acte de sépulture : 2 janvier 1791, vue 2 (mort le 1er).
  9. Acte de baptême de Louis Prudent : St-Similien, 27 août 1790, vue 144 (né le 8)
  10. Acte de naissance de Constant : Section Halle et Jean-Jacques, 20 ventôse an 3, vue 74 (né le 19 : 9 mars 1795) : AMN Etat civil.
  11. Rue de la Brasserie. Cette raffinerie est ensuite rachetée par René Rissel, devient ensuite sucrerie impériale, puis raffinerie de Launay : Cf. Site Patrimoine Pays de la Loire
  12. Acte de naissance de Louis-Prudent.
  13. Livre doré II, page 45.
  14. Ibidem, page 47.
  15. 26 fructidor an V
  16. 1er vendémiaire an VI
  17. Le Livre doré II, page 50, n’est pas très clair. En particulier, il parle de façon très elliptique de Pierre Haudaudine.
  18. 15 floréal an VI
  19. 28 germinal an VII
  20. 17 germinal an VIII
  21. Précisions d'état civil : page Mathurin Crucy
  22. Jean-Pierre Rault et Jacques Sigot, Les Noms des rues de Nantes, Montreuil-Bellay, Éditions CMD, coll. « Découverte », , 400 p. (ISBN 9782909826363), p. 127