Joseph Mayseder

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Joseph Mayseder

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Portrait de Joseph Mayseder : lithographie de Josef Kriehuber, 1838.

Naissance 16 octobre 1789
Vienne, Drapeau de l'Autriche Autriche
Décès 21 novembre 1863 (à 74 ans)
Vienne, Drapeau de l'Autriche Autriche
Activité principale Violoniste, compositeur
Maîtres Wranitzky

Joseph Mayseder est un violoniste et compositeur autrichien, né à Vienne le 16 octobre 1789 et y décédé le 21 novembre 1863.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mayseder prit ses premières leçons de violon avec Suche en 1797 ; il travailla ensuite avec Wranitzky à partir de 1798.

Encouragé par Schuppanzigh (dans le quatuor duquel il fut plus tard second violon), Mayseder se produisit pour la première fois en public à l’âge de onze ans. En 1802, il commença à étudier le piano et la composition avec Förster et à jouer dans un quatuor à cordes, notamment dans des concerts privés chez le baron Zmeskall von Domanovecz et le prince Lobkowicz (mécènes de Beethoven).

Il fut rapidement considéré comme l’interprète inégalable des quatuors de Mozart, de Haydn et de Beethoven. Piatti, qui n’était pas facile à satisfaire, appréciait son jeu de quartettiste : « J’ai été surpris de l’entendre jouer avec une intonation aussi pure et avec tant de feu » ; Joachim lui rendit aussi hommage en indiquant, dans l’une de ses danses hongroises, un passage qui doit être joué « à la Mayseder »[1].

Engagé successivement comme concermeister de l’orchestre du Théâtre de la cour impériale en 1810, soliste à la chapelle impériale en 1816, soliste de l’empereur en 1835 et directeur musical de la chapelle impériale en 1836, Mayseder donna de nombreux concerts – lors desquels il promut les œuvres de Beethoven, de Spohr, de Weber et de Schubert[2]– avec Hummel et Moscheles avant de prendre sa retraite en 1837[3].

En 1820, il s’était rendu à Paris où il rencontra notamment Cherubini, Habeneck, Reicha, Herz, Viotti et Kreutzer[4].

Mayseder composa quasi exclusivement de la musique instrumentale, principalement de la musique de chambre ; 67 œuvres furent publiées de son vivant. Voici ce que François-Joseph Fétis en dit : « Ses compositions, particulièrement ses rondeaux brillants, ses airs variés pour violon, et ses trios pour piano, ont obtenu des succès européens. Ces ouvrages se font moins remarquer par le mérite de la facture que par un heureux instinct de mélodie, et beaucoup de goût dans les détails. [...] Cette musique est en général agréable, mais elle n'indique pas une forte conception dans le développement des idées.» [5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

    • Œuvres concertantes
      • 3 concertos pour violon, op. 22, 26 et 28
      • concerto varié, op. 43
      • Rondeaux brillants pour violon principal et orchestre ou quatuor, op. 21, 27, 29 et 30.
      • Airs et thèmes originaux variés pour violon principal avec orchestre ou quatuor, op. 18, 23, 33, 40 et 45
    • quatuors à cordes
      • op. 5 en la majeur
      • op. 6 en sol mineur
      • op. 7 en la bémol majeur
      • op. 8 en fa majeur
      • op. 9 en ré majeur
      • op. 23 en sol majeur
      • op. 62 en fa dièse mineur
      • op. 66 en ré majeur
      • Thèmes variés, avec accompagnement de second violon, alto et violoncelle, op. 1, 4, 15
    • quintettes à cordes
      • op. 50 en si mineur
      • op. 51 en la mineur
      • op. 55 en ré majeur
      • op. 65 en mi bémol majeur
      • op. 67 en mi mineur
    • violon & piano
      • Sonate op. 10
      • Sonate op. 42
      • divers duos dont le Duo concertant en la majeur op. 60
    • trios avec piano
      • op. 34 en si bémol majeur
      • op. 41 en fa majeur
      • op. 51 en fa majeur
      • op. 52 en la bémol majeur
      • op. 57 (variations)
      • op. 58 en si mineur (éd. Sikorski, 1843)
      • op. 59 en sol majeur (éd. Costallat, 1844)
    • quatuors avec piano
      • op. 24 en fa mineur
      • Variations concertantes en ré majeur, op. 57
      • Souvenir à Baden, guirlande musicale en forme de variations concertantes, op. 63

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire encyclopédique de la musique de chambre, éd. R. Laffont, 1999, p. 933.
  2. Die Musik in Geschichte und Gegenwart, éd. Bärenreiter, Kassel, 1989, vol. 8, p. 1852.
  3. The New Grove Dictionary of Music and Musicians, ed. St. Sadie, 1991, vol. 11, p. 861-862.
  4. Die Musik in Geschichte und Gegenwart, op. cit., ibid.
  5. Biographie universelle des musiciens, 2e éd., Paris, 1867, tome VI, p. 45-46.
  6. La liste des œuvres de musique de chambre provient de diverses sources, en particulier le Kammermusik-Katalog de W. Altmann, éd. Fr. Hofmeister, 1944.