John Wilbye

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John Wilbye
Naissance baptisé le
Brome, Suffolk, Drapeau de l'Angleterre Royaume d'Angleterre
Décès vers septembre 1638
Colchester, Essex, Drapeau de l'Angleterre Royaume d'Angleterre
Activité principale Compositeur
Style Musique de la Renaissance
Madrigal

John Wilbye est un compositeur anglais de la Renaissance, baptisé le et mort vers septembre 1638 à Colchester.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Brome, près de Diss, dans le Suffolk, d'un père tanneur, il bénéficie pour son éducation du patronnage de la famille Cornwallis. « À 25 ans environ, il entre au service de la famille Kytson à Hengrave Hall (en), près de Bury St Edmunds »[1]. Il a les charges de l'enseignement de la musique aux enfants de la famille, de l'entretien des instruments, de la copie des partitions, ainsi que de la composition d'œuvres pour les divertissements privés de ses maîtres. Quand Lady Élisabeth Kytson meurt en 1628, il accompagne Lady Rivers, la plus jeune des filles Kytson, dans sa résidence de Colchester. « À sa mort, il lègue une viole au prince de Galles (futur Charles II), ce qui indique qu'il a été en contacts avec la cour »[1].

« Il compte parmi les plus grands madrigalistes anglais, bien qu'il n'ait pas été particulièrement prolifique »[1], car il ne publie que deux livres de madrigaux en 1598 et 1609.

Son style, influencé par Thomas Morley, est caractéristique d'une écriture vocale délicate et d'une attention aiguë au texte : il a d'ailleurs un goût pour la poésie introspective et mélancolique, bien en accord avec sa sensibilité. À la recherche constante d'une variété de couleurs, il « se plaît à isoler une voix (ou un demi-chœur) de l'ensemble »[2]. À plusieurs reprises, l'harmonie est audacieuse, faisant usage tantôt de fausses relations entre les modes majeur et mineur, tantôt de « lignes qui tombent par degrés du supérius et du ténor syncopés, créant des discordances momentanées avec le reste de la polyphonie »[2]. C'est que le figuralisme chez Wilbye est toujours utilisé « comme une technique subtile destinée à rehausser la valeur expressive d'un mot ou d'une strophe »[2].

Principaux madrigaux[modifier | modifier le code]

  • Alas what Hope of Speeding
  • All Pleasure is of this condition
  • Draw on, Sweet Night
  • Flora gave me fairest flowers
  • Love not me for comely grace
  • Of joys and pleasing paines
  • Oft have I vowed
  • Sweet honey sucking bees
  • Weep, Weep O Mine Eyes

Autre pièce[modifier | modifier le code]

On ne connaît qu'une seule composition pour clavier de Wilbye. Elle a survécu dans le Clement Matchett's Virginal Book : il s'agit d'une transcription d'une gaillarde de John Dowland, The Frogge.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Françoise Ferrand, Guide de la musique de la Renaissance, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », 2011, p. 1181.
  2. a, b et c Françoise Ferrand, Guide de la musique de la Renaissance, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », 2011, p. 1182.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]