Jean-Yves Le Gall

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Jean-Yves Le Gall, né le , à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un ingénieur et gestionnaire industriel français. Il est président du Centre national d'études spatiales (CNES) depuis jusqu'en , où il est remplacé par Philippe Baptiste[1].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Le Gall est né le à Marseille, son père était officier de marine marchande et sa mère enseignante[2].

Jean-Yves Le Gall effectue sa scolarité au Lycée Thiers de Marseille[3]. Il est ingénieur diplômé de la promotion 1981 de l'École supérieure d'optique (connu aujourd'hui comme Supoptique) et docteur-ingénieur en optique et traitement du signal de l'Université Paris-Sud en 1983[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Le Gall en 2015 lors d'une conférence sur le satellite franco-allemand MERLIN
Jean-Yves Le Gall en 2015 lors d'une conférence sur le satellite franco-allemand MERLIN

Il commence sa carrière en 1981 comme chercheur en astronomie au laboratoire d'astronomie spatiale au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[2]. Il y travaille sur les projets Hipparcos et ISO (télescope spatial).

En 1985, il rejoint la direction générale de l'industrie au sein du ministère de l'Industrie. Affecté à la sous-direction Espace, il est plus particulièrement chargé des relations avec l'industrie spatiale. En 1988, conseiller technique auprès du ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace, il participe à l'élaboration des programmes du CNES et de l'Agence spatiale européenne (ESA).

En 1993, il rejoint Novespace, une filiale du CNES, dont il est directeur général. Il est ensuite nommé directeur général adjoint du CNES en 1996 et à ce titre, il est responsable de l'élaboration du plan stratégique et délégué français au Conseil de l'ESA. De 1998 à 2002, il est président-directeur général de Starsem, poste qu'il retrouve en 2006[2].

En 2001, il rejoint Arianespace en tant que directeur général, puis en est nommé président-directeur général en 2007.

Le 3 avril 2013, il est nommé président du CNES par le Conseil des ministres et succède ainsi à Yannick d'Escatha qui avait confirmé son départ au cours de ses vœux 2013[4],[5]. ll a été reconduit dans cette fonction en 2015. Il est aussi coordinateur interministériel pour les programmes de navigation par satellite.

Jean-Yves Le Gall est vice-président de l'International Astronautical Federation (IAF), membre de l'International Academy of Astronautics (IAA) et vice-président du cercle Espace du Centre d'étude et de prospective stratégique. Le , Jean-Yves Le Gall a été élu à l'unanimité président du Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) à compter du . Sa première décision a été de nommer deux femmes à la vice-présidence, Otylia Trzaskalska-Stroinska (Pologne) et Alice Bunn (Royaume-Uni).

Par ailleurs, il est aussi Président du Conseil de chefs d'entreprise France-Japon de Medef International et membre du Conseil stratégique franco-mexicain.

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • En 2001, il reçoit le prix de l'Astronautique délivré par l'Association aéronautique et astronautique de France (AAAF).
  • En 2005, le magazine Via Satellite le nomme Satellite Executive of the Year[2].
  • En 2007, il reçoit le Lifetime Achievement Award décerné par l’Asia-Pacific Satellite Communications Council (APSCC), en 2011, il est reçu au « Hall of Fame » de la Society of Satellite Professionals International (SSPI)[12].
  • En 2011, l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE) lui décerne le prix Icare.
  • En 2014, le magazine Aviation Week & Space Technology lui décerne son Laureate's Award, catégorie Espace.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Son CV sur le site d'Arianespace ()
  • Son CV sur le site du CNES ()