Jean-Jacques de Laterrade

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Officier général francais 2 etoiles.svg Jean-Jacques de Laterrade
Portrait de J.-J. de Laterrade, salle des Illustres de Lectoure
Portrait de J.-J. de Laterrade, salle des Illustres de Lectoure

Naissance
Plaisance (Gers)
Décès (à 35 ans)
Perpignan (Pyrénées-Orientales)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1792-1794

Jean-Jacques de Laterrade, né à Plaisance en Gascogne le et mort à Perpignan le , est un général de brigade de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat et législateur, Jean-Jacques de Laterrade est le fils d'Olivier de Laterrade et de Hylaire de Saint-Pierre.

Il est avocat au Parlement lorsqu'il achète à Lectoure le 7 avril 1784, à Pierre-Guillaume de Goulard, héritier de Jean-Jacques Devaux, mort en 1777, qui en a été titulaire, la charge de juge-mage, lieutenant général en la sénéchaussée d'Armagnac. Le prix en a été fixé à quarante mille livres payables en dix ans. Il a été spécifié dans l'acte que le paiement devrait être effectué en espèces sonnantes d'or et d'argent et non en billets. On semble déjà prévoir l'arrivée des assignats. Deux ans plus tard, le 12 janvier 1786, le nouveau juge-mage épouse dans l'église Saint-Esprit de Lectoure, dame Françoise de Saint-Géry, fille majeure d'Arnaud de Saint-Géry, seigneur de Lamothe et de Catherine de Richement.

Le 19 mars 1789, Laterrade est élu député du Tiers aux États généraux par la sénéchaussée d'Armagnac. Le 20 juin 1792, Laterrade part comme lieutenant-colonel du 1er bataillon de volontaire du Gers. Le 1er juin 1793, il est nommé chef de brigade, et le 11 octobre suivant, il est promu général de brigade à titre provisoire. Il se voit confier, le 3 décembre 1793, le commandement de la division de droite de l'armée des Pyrénées orientales, et est vainqueur à Calonne le 4 décembre, mais doit abandonner Llauro. Il sert ensuite sous les ordres de d'Aoust au combat du 17 et est repoussé le 19 à l'attaque du camp de Villelongue.

De l'extrait du registre de greffe de la justice de Paix de Perpignan, il résulte que le général de Laterrade est mort le , à cinq heures du matin, chez Noguer, à Perpignan, où il a été transporté très malade dans les premiers jours de janvier.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Lectoure, avant-propos de Maurice Bordes et Georges Courtès, Auch, imprimerie Bouquet, 1972
  • Le Général de Laterrade par Paul Jeannin-Naltet. Société Historique du Gers; 2e trimestre 1967.