Jean-François Kervégan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Jean-François Kervégan
Defaut 2.svg
Informations générales
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (65 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud
Activité
universitaire

Jean-François Kervégan, né le 5 décembre 1950 à Alger, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé et docteur d'Etat en philosophie, est professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Membre de diverses sociétés savantes et des instances scientifiques de nombreuses revues françaises et étrangères, il est vice-président de la Société Internationale des Etudes hégéliennes (Internationale Hegel-Vereinigung). Il dirige, avec Olivier Beaud, la Bibliothèque de la pensée juridique aux éditions Classiques Garnier.[1]

  1. univ-paris1.academia.edu/JeanFrançoisKervegan.

Axes de recherche[1][modifier | modifier le code]

Les travaux de Jean-François Kervégan se situent à l'intersection de trois domaines: la philosophie classique allemande (avec Hegel et Kant comme objets privilégiés), la philosophie politique (théorie de l’État et de la souveraineté, politique et conflictualité) et la philosophie du droit (théorie de la normativité, rapports entre normativité juridique et éthique).

Après des premiers travaux universitaires consacrés à Husserl et à la Logique de Hegel, il s’est dédié, durant plus de vingt ans, à l’étude de la philosophie juridique, sociale et politique de l’idéalisme allemand, en s’intéressant tout particulièrement à Hegel, mais aussi, ces dernières années, à Kant.

Dans le domaine de la philosophie politique, Kervégan s’est intéressé au destin de concepts comme ceux d’État, de souveraineté, de démocratie ou de droits de l’homme. Au-delà des aspects historiques de cette interrogation, il s’agit de réfléchir aux figures non étatiques du politique qui se sont développées dans le monde contemporain, comme par exemple le terrorisme, et à ce qu’elles peuvent signifier pour une pensée du politique qui reste attachée aux acquis de la modernité, sans être aveugle à ce qui peut en infléchir ou en saper le projet émancipateur.

Dans le champ de la philosophie du droit, il s’intéresse au statut de la normativité juridique. Il réfléchit actuellement à la manière dont la réflexion de Kant et de Hegel sur la normativité (la « raison pratique ») peut alimenter le débat contemporain (post-kelsenien, analytique) en matière de théorie du droit et aider à résoudre certaines de ses difficultés, notamment en ce qui concerne le rapport entre droit et éthique et la théorie des droits.

Bibliographie[2][modifier | modifier le code]

  • Hegel, Carl Schmitt. Le politique entre spéculation et positivité, PUF, « Léviathan »,1992 ; rééd. PUF, « Quadrige », 2005. Traduit en espagnol et en portugais.
  • Hegel et l’hégélianisme, PUF, « Que sais-je ? », 2005. Traduit en portugais et en turc.
  • L’Effectif et le rationnel. Hegel et l’esprit objectif, Vrin, « Bibliothèque d’histoire de la philosophie », 2008V
  • Que faire de Carl Schmitt ?, Gallimard, coll. Tel, 2011. Traduit en espagnol, italien et tchèque.
  • La raison des normes. Essai sur Kant, Vrin, coll. Moments philosophiques, 2015.

Il est aussi coauteur, éditeur ou coéditeur des ouvrages :

  • Introduction à la lecture de la Science de la Logique de Hegel, Aubier, 1981-1987.
  • Recht zwischen Natur und Geschichte / Le droit entre nature et histoire, avec H. Mohnhaupt, V. Klostermann, 1997.
  • Liberté sociale et lien contractuel / Gesellschaftliche Freiheit und vertragliche Bindung, avec H. Mohnhaupt, V. Klostermann, 1999.
  • Influences et réceptions mutuelles du droit et de la philosophie en France et en Allemagne / Wechselseitige Beeinflussungen und Rezeptionen von Recht und Philosophie in Deutschland und Frankreich, avec H. Mohnhaupt, V. Klostermann, 2001.
  • Crise et pensée de la crise en droit. Weimar, sa république et ses juristes, ENS éditions, 2002.
  • De la société à la sociologie, avec Catherine Colliot-Thélène, ENS Editions, 2002.
  • Hegel, penseur du droit, avec Gilles Marmasse, CNRS éditions, 2004.
  • Wirtschaft und Wirtschaftstheorien in Rechtsgeschichte und Philosophie, avec H. Mohnhaupt, V. Klostermann, 2004.
  • Modernité et sécularisation : Hans Blumenberg, Karl Löwith, Carl Schmitt, Leo Strauss, avec Michaël Foessel et Myriam Revault d'Allonnes, CNRS éditions, 2007.
  • Adolf Reinach, entre droit et phénoménologie, avec Jocelyn Benoist, CNRS éditions, 2008.
  • Raison pratique et normativité chez Kant : Droit, politique et cosmopolitique, ENS éditions, 2010.
  • Hegel au présent. Une relève de la métaphysique?, avec Bernard Mabille, CNRS Editions, 2012.
  • Norme et violence. Une enquête franco-italienne, avec P.-Y. Quiviger et M. Plouviez, Olms, 2015.
  • Manuel de l'idéalisme allemand, avec H. J. Sandkühler, Ed. du Cerf, 2015.

Kervégan a également traduit, présenté et commenté les Principes de la Philosophie du Droit de Hegel, PUF, 1998. Nouvelle édition revue et augmentée, PUF, coll. Quadrige, 2003. Troisième édition revue et augmentée des Additions d'Eduard Gans, PUF, coll. Quadrige, 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nosophi - Equipe », sur nosophi.univ-paris1.fr (consulté le 7 février 2016)
  2. « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 7 février 2016)