James Marson

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James Marson
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Fonctions
Sénateur de la Cinquième République
Seine-Saint-Denis
-
Maire de La Courneuve (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
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Parti politique

James Marson, né le à Villecresnes (Seine-et-Oise, actuel Val-de-Marne) et mort le à Nantes (Loire-Atlantique), est une personnalité politique française.

Membre du Parti communiste français, il est maire de La Courneuve de 1973 à 1996 et sénateur de la Seine-Saint-Denis de 1975 à 1986.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

James Marson obtient un CAP d'ajusteur et un autre de dessinateur industriel. C'est dans cette spécialité qu'il est embauché à l'usine Rateau (actuellement Alstom) de La Courneuve, de 1946 à 1948, puis il est engagé à Babcock & Wilcox[1].

Syndicalisme et politique[modifier | modifier le code]

C'est à l'usine Rateau (entre 1946 et 1948) qu'il se syndique en adhérant à la Confédération générale du travail (CGT)[2]. Il commence à militer chez Babcock.

Fin 1950, il adhère au Parti communiste français (PCF)[2]. Membre actif du PCF, il dirige, de 1964 à 1969, les écoles fédérales du Parti en Seine nord-est (actuelle Seine-Saint-Denis) dont le but est de former des cadres pour le parti, avec des cours de philosophie, d'histoire, d'histoire du parti[réf. souhaitée].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1965, James Marson est élu conseiller municipal et premier adjoint à La Courneuve[2].

De 1969 à 1973, il consacre plus de temps à sa tâche d'élu comme premier adjoint.

1973-1996, maire de La Courneuve près de vingt-trois ans[modifier | modifier le code]

En , le maire de La Courneuve Jean Houdremont (de deux ans son aîné) meurt brutalement. En tant que premier adjoint, James Marson assure la responsabilité de maire par intérim. Une élection doit être organisée (au scrutin majoritaire, la liste ayant obtenu le plus de voix remporte tous les sièges) pour élire un nouveau conseiller municipal avant d'élire un nouveau maire.

Le , James Marson est élu maire de La Courneuve[2]. Il doit alors notamment gérer les conflits liés à la désindustrialisation de la ville[2] et participe à la mobilisation qui permet d'éviter le prolongement de l'autoroute A16 à travers la Seine-Saint-Denis et la Courneuve[2].

Liens avec Waldeck Rochet[modifier | modifier le code]

Secrétaire de section et membre du Comité fédéral, James Marson était régulièrement en contact avec Waldeck Rochet (lui-même adhérent du Parti à La Courneuve, membre du Comité et chez Babcock), qu'il décrit comme quelqu'un d'exigeant et de rigoureux[réf. souhaitée].

Sénateur-maire de La Courneuve (de 1975 à 1986)[modifier | modifier le code]

Suppléant de Jacques Duclos, il devient sénateur le , après la mort de celui-ci[2]. Membre du Groupe communiste, il est réélu le 25 septembre 1977. Il est sénateur pendant onze ans. Il ne se représente pas au scrutin de 1986[1].

Il se mobilise pour les questions d'égalité des sexes étant notamment l'auteur de propositions de lois sur la protection des femmes victimes de violences, l’extension des allocations familiales dès le premier enfant, ou pour accélérer l’évolution vers l’égalité des sexes à travers les manuels scolaires[2].

Mort[modifier | modifier le code]

James Marson meurt à l'âge de 91 ans le [3],[4] à Nantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « MARSONJames - Biographie Ve République (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) », senat.fr (consulté le 4 décembre 2017)
  2. a b c d e f g et h Lionel Venturini, « Disparition. James Marson, La Courneuve chevillée au corps », humanite.fr, (consulté le 4 décembre 2017)
  3. M. FR., « La Courneuve : l’ancien maire James Marson est mort : A la tête de la ville entre 1973 à 1996, le communiste James Marson est décédé ce vendredi à l’âge de 91 ans. Plusieurs personnalités politiques lui ont rendu hommage », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  4. Gilles Poux, « James Marson est décédé », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]