Gilles Poux

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Gilles Poux
Gilles Poux, en 2012
Gilles Poux, en 2012
Fonctions
Maire de La Courneuve
En fonction depuis le
(20 ans, 9 mois et 20 jours)
Prédécesseur James Marson
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Capdenac-Gare (Aveyron)
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français

Gilles Poux, né le à Capdenac-Gare (Aveyron), est un homme politique français, membre du Parti communiste français. Il est maire de la Courneuve depuis octobre 1996.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Poux a été élève au lycée polyvalent de Decazeville (Aveyron). De 1976 à 1978 il prépare et réussit un BTS Technique à Marseille de 1976 à 1978. Ensuite, il a poursuivi ses études à l’université de Toulouse II – Le Mirail en 1979, puis à Nanterre en 1980.

De 1980 à 1981, Gilles Poux satisfait à ses obligations militaires à Provins (Seine-et-Marne). Le 11 janvier 1982, il est embauché technicien à l'usine Babcock, aujourd'hui devenue friche industrielle[1].

Lycéen, Gilles Poux participe au mouvement lycéen de 1975 contre la réforme Haby. À la même période, il participe aux manifestations du Larzac, contre la décision d'y agrandir le camp militaire. Étudiant, il devient responsable de l’Union des étudiants communistes (UEC). Salarié de l'entreprise Babcock à La Courneuve, il prend des responsabilités syndicales. Parallèlement il s'investit dans la vie politique locale en devenant de 1988 à 1995, secrétaire de la cellule du PCF de La Courneuve.

Conseiller municipal de La Courneuve à partir de 1989 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson, il devient premier maire-adjoint le 1er mars 1995, délégué aux travaux et aux marchés publics. Le 6 il prend la succession de James Marson et devient maire[2],[3].

En 2001, Gilles Poux conduit la liste d'union de la gauche à La Courneuve, qui est élue au premier tour avec 57,47 % des suffrages exprimés. Il est réélu maire le 18 mars 2001[4].

Il fait organiser un référendum d'initiative locale le pour permettre aux habitants de sa ville de faire le choix définitif d'adhésion à la communauté d'agglomération Plaine commune. Ouvert aux résidents étrangers de la ville, le vote est contesté par le préfet, mais le conseil municipal valide le choix des Courneuviens[5]. Il devient vice-président de Plaine commune le , date d'entrée de la ville dans l'intercommunalité créée en l'an 2000[6]. Il accélère et amplifie le renouvellement urbain commencé par son prédécesseur au milieu des années 1980. Depuis janvier 2005, et l'adhésion à Plaine commune, il est le vice-président chargé du Renouvellement urbain et de la Politique de la Ville.

En 2006, il est à l'origine d'un référendum d'initiative locale sur le droit de vote et d'éligibilité aux élections locales des résidents étrangers dans la commune le , lui aussi contesté par le préfet de Seine-Saint-Denis, à la suite d'un mouvement lancé par Saint-Denis[7],[8].

Gilles Poux a créé de nouveaux évènements dans la ville : la fête de la ville (première édition lors de la Coupe du Monde de football de 1998), « La Courneuve Plage » (à partir de 2005)[9], « Un dimanche à la campagne » (à partir de 2006)[10].

À plusieurs reprises, il manifeste aux côtés des salariés de la ville. En particulier, il refuse la fermeture annoncée de l'usine Alstom-Rateau en 2003 et soutient les salariés en grève. Avec eux, il obtient que les suppressions d'emplois soient limitées et le site de La Courneuve préservé[11],[12],[13]. Avec d’autres maires de gauche, il a pris des arrêtés anti-expulsions et anti-coupures d’électricité sur le territoire de la ville.

En 2004, Le Canard enchaîné le met en cause en affirmant qu'il a bénéficié d'une attribution de logement en mai 2004 à l'OPHLM de La Courneuve (Office public municipal) alors que ses revenus ne le rendaient pas éligible à ce type de logement[14].

Gilles Poux doit accueillir en 2005 (à la suite du décès par balle du petit Sid Ahmed le 19 juin 2005), le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, qui annonce qu'il veut « nettoyer la cité au Kärcher ». Après s'être d'abord félicité des avancées dues aux efforts conjoints de la préfecture et des services municipaux[15], il dénonce par la suite des engagements non tenus de la part de l’État[16].

Le PCF l'investit fin mars 2007 pour être candidat à la succession de Muguette Jacquaint pour l'élection législative sur la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis[17],[18]. Arrivé en troisième position avec 17,99 % des voix, derrière Daniel Goldberg et le candidat de droite, il ne peut se maintenir au second tour[19]. Ce vieux bastion communiste, circonscription de Waldeck Rochet puis de Jack Ralite, passe alors aux mains du PS.

En mars 2008, il est réélu maire au second tour devant la liste socialiste menée par Stéphane Troussel et la liste de droite menée par Kamel Hamza[20]. Il est renouvelé dans ses fonctions de vice-président de Plaine commune, dont il est un des huit délégués au comité du SEDIF. Il est élu, le 15 mai 2008, vice-président du SEDIF[21]. En contradiction avec un appel lancé par Patrick Braouezec et qu'il cosigne[22] demandant un retour de la distribution de l'eau en régie directe par le SEDIF, il préconise le 10 octobre 2008 de reconduire une gestion déléguée à un opérateur privé[23],[24].

Le , il annonce que sa ville porte plainte auprès de la HALDE pour « discrimination territoriale »[25].

Aux élections cantonales de mars 2011, le PCF fait du canton de La Courneuve le symbole de sa volonté de reconquête[26] du Conseil général. Opposé au socialiste Stéphane Troussel, il obtient 32 % des voix au premier tour contre 47 % des voix au sortant, en faveur duquel il se désiste au second tour[27].

Lors des élections législatives de juin 2012, il est le suppléant de Marie-George Buffet. Bien que devancée dans trois villes sur quatre, dont La Courneuve, elle arrive en tête du premier tour et bénéficie ensuite du désistement de la candidate socialiste[28].

En 2013, Gilles Poux demande l'expulsion d'un campement de Roms, laquelle est effectuée en septembre 2015 à la suite d'une ordonnance d'évacuation prise par le tribunal saisi : « Une commune comme la nôtre, qui compte 53 % de logements sociaux, ne peut plus gérer les bidonvilles », déclare le maire de La Courneuve, ajoutant qu'« Il faut trouver une réponse globale, politique, au niveau national, voire international »[29],[30].

En 2014, il doit faire face au décès accidentel de sa fille unique[31].

Il parraine le candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017[32].

Publications[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Poux.
  2. Regards sur La Courneuve, no 109, novembre 1996 (Archives municipales de La Courneuve).
  3. « Les anciens Maires de la Courneuve », annuaire-mairie.fr (consulté le 5 avril 2017).
  4. Regards sur La Courneuve no 158, avril 2001 (Archives municipales de La Courneuve).
  5. Regards sur La Courneuve, no 185, octobre 2003 (Archives municipales de La Courneuve).
  6. D.C., « La Courneuve intègre Plaine Commune », ville-stains.fr (consulté le 5 avril 2017).
  7. Regards sur La Courneuve, no 224, du jeudi 12 au mercredi 25 octobre 2006 (Archives municipales de La Courneuve).
  8. D.C., « Ile-de-France. Un « Oui » à 53,87% lors du référendum sur le vote des étrangers à La Courneuve », lagazettedescommunes.com, (consulté le 5 avril 2017)
  9. Clémence Mortier, A La Courneuve, au milieu des cités, la plage, lemonde.fr, 15 juillet 2017.
  10. Fête de fin d'année organisée au mois de juin dans le parc de la colonie de vacances de la municipalité à Trilbardou en Seine-et-Marne, cf. Aline Leclerc, La Courneuve fête la ville à la campagne, La Courneuve. Urbains sensibles, blogue sous Le Monde, 25 août 2019.
  11. « L'avenir menacé d'Alstom », humanite.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  12. Julien Constant, « Dixième jour de lutte chez les Alstom Rateau », leparisien.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  13. Regards sur La Courneuve, no 218, du 15 au .
  14. Lauriane Gaud, La maison maire était d'accord, Le Canard Enchaîné, 15 septembre 2004.
  15. Après le meurtre de Sid-Ahmed > coup d’accélérateur aux dossiers locaux, Regards, no 206, septembre 2005.
  16. Regards sur La Courneuve, collection de juin 2005 à juin 2006 (Archives municipales de La Courneuve).
  17. « Région parisienne : la ceinture rouge se relâche... », latribune.fr (consulté le 5 avril 2017).
  18. Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 2 avril 2007.
  19. « Résultat des élections », ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales, (consulté le 30 octobre 2008).
  20. « Nouveau conseil municipal », ministère de l'Intérieur, (consulté le 24 mars 2008).
  21. « Séance du Comité du 15 mai 2008 », SEDIF, (consulté le 29 octobre 2008).
  22. « Appel pour une gestion publique de l'eau en Île-de-France », Association pour le Contrat mondial de l'eau (consulté le 29 octobre 2008).
  23. « Bureau du Comité du 10 octobre 2008 », SEDIF, (consulté le 29 octobre 2008).
  24. « Veolia jusqu'à plus soif », Politis, (consulté le 24 octobre 2008).
  25. « La Courneuve porte plainte pour discriminations devant la Halde », Le Figaro, (consulté le 7 mai 2009).
  26. « Cantonales dans le 9-3 : affiches magiques et coups tordus », Rue 89, (consulté le 6 avril 2011).
  27. « Canton de La Courneuve », Ministère de l'Intérieur, (consulté le 6 avril 2011).
  28. « 100 % des voix, 67 % d’abstention, 23 % de blancs et nuls », Le Monde, (consulté le 23 juin 2012) : « Mme Buffet, députée depuis 1997, n'a dépassé que d'une courte tête au premier tour (33,64 % contre 30,49 %) sur la circonscription. Battue à Stains, Dugny et à La Courneuve – où le maire, Gilles Poux, était pourtant son suppléant –, Mme Buffet ne doit sa place qu'au bon score obtenu dans sa ville du Blanc-Mesnil, important contingent d'électeurs. »
  29. Kumaran Ira, Le maire stalinien de La Courneuve fait démanteler un campement de Roms, World Socialist Web Site, 10 septembre 2015.
  30. Elsa Sabado, « Gilles Poux : « On ne peut se contenter de pousser les Roms toujours plus loin» », humanite.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  31. G.L., « Un deuil cruel pour la famille communiste de Villefranche-de-Rouergue », ladepeche.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  32. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », leparisien.fr, (consulté le 22 mars 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]