Invasion de Guam (1941)

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Invasion de Guam (1941)
Description de cette image, également commentée ci-après
Les débarquements japonais sur Guam le 10 décembre 1941.
Informations générales
Date -
Lieu Guam, îles Mariannes
Issue Victoire japonaise
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau : Japon Empire du Japon
Commandants
Drapeau des États-Unis George J. McMillin Drapeau du Japon Tomitaro Horii
Forces en présence
547 hommes 5 900 hommes
Pertes
21 morts,
520 prisonniers
1 mort,
6 blessés,
1 avion détruit
13 civils américains tués

Seconde Guerre mondiale - Guerre dans le Pacifique

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L'invasion de Guam est l'assaut et la conquête en décembre 1941 de Guam par l'Empire du Japon, territoire des États-Unis depuis 1898 après la guerre hispano-américaine, durant la Seconde Guerre mondiale.

Seule une petite garnison d'US Marines et de marins ainsi que 4 petits navires de guerre étaient stationnés sur l'île préalablement à l'attaque japonaise. La garnison ne disposait ni d'artillerie, de mortiers ou d'aviation et l'île n'était que très peu fortifiée[1]. Hormis les environ 150 Marines, peu de ces hommes étaient réellement entraînés au combat. Cette force était en effet censée être évacuée de l'île en cas de déclenchement de guerre contre le Japon, le gouvernement américain ayant préféré renforcer sa garnison dans les Philippines, estimant que Guam constituait un objectif à la fois secondaire et peu important stratégiquement, mais également difficile à défendre en raison de son isolement[2].

L'île fut cependant attaquée le 8 décembre 1941, c'est-à-dire le lendemain de l'attaque de Pearl Harbor et de la déclaration de la guerre du Japon aux États-Unis, et la garnison n'eut ni le temps de s'échapper ni de navires de transports à sa disposition, d'autant plus que Guam était alors encerclée par la Marine impériale.

Le 8 décembre et le 9 décembre, Guam est ainsi la cible de raids aériens continuels puis le 10 décembre à l'aube, les troupes impériales débarquèrent sur l'île. Quelques heures plus tard, le gouverneur américain du territoire, George J. McMillin, donna l'ordre à ses troupes de cesser le combat, constatant l'évidence qu'elles étaient submergées[3].

Les prisonniers de guerre américains après la bataille furent internés au Japon. 6 Américains décidèrent cependant de ne pas se rendre aux Japonais. 5 d'entre eux furent par la suite capturés puis décapités en septembre et octobre 1942, après avoir été dénoncés par 3 civils en échange d'une récompense offerte par le commandement nippon. Le dernier de ces hommes, George Ray Tweed, réussit à survivre en trouvant refuge parmi certaines familles chamorros, et en se déplaçant de villages en villages ou à travers la jungle jusqu'au 10 juillet 1944[4]. Il fut secouru ce jour-là par deux destroyers américains qui naviguaient près de l'île, en prévision de sa reconquête lors de l'imminente seconde bataille de Guam, après s'être signalé à eux grâce à un miroir et l'alphabet sémaphore. Il put ainsi partager les précieuses informations qu'il avait pu collecter sur la garnison et les défenses nippones au cours de ses 31 mois passés sur l'île[4].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Gordon L. Rottman, Guam 1941 & 1944 : Loss and Reconquest, Oxford, Osprey Publishing, , 96 p. (ISBN 978-1-84176-811-3)
  • (en) Frank O. Hough, Verle E. Ludwig et Henri I. Shaw, Pearl Harbor to Guadalcanal : History of U.S. Marine Corps Operations in World War II-Volume I, vol. 1, Washington, Historical Branch, U.S. Marine Corps, , 411 p. (OCLC 396024, lire en ligne), « Chapter 2-Japan Strikes »
  • (en) George R. Tweed et Blake Clark, Robinson Crusoe, USN : The Adventures of George R. Tweed Rm1c on Japanese-Held Guam, New York, Whittlesey House, McGraw-Hill Book Co, , 267 p. (OCLC 1518115)

Liens externes[modifier | modifier le code]