Hydroxytoluène butylé

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Hydroxytoluène butylé
Hydroxytoluène butylé
Identification
Nom UICPA 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol
Synonymes

BHT

No CAS 128-37-0
No EINECS 204-881-4
No E E321
FEMA 2184
SMILES
InChI
Apparence cristaux ou poudre incolores à jaune pâle[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C15H24O  [Isomères]
Masse molaire[2] 220,3505 ± 0,014 g/mol
C 81,76 %, H 10,98 %, O 7,26 %,
Propriétés physiques
fusion 70 °C[1]
ébullition 265 °C[1]
Solubilité dans l'eau à 25 °C : 0,0006 g·l-1[1]
Masse volumique 1,031,05 g·cm-3[1]
Point d’éclair 127 °C (coupelle fermée)[1]
Pression de vapeur saturante à 20 °C : 1,3 Pa[1]
Précautions
NFPA 704

Symbole NFPA 704

Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn



Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[3]
Écotoxicologie
LogP 5,1[1]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L’hydroxytoluène butylé ou BHT est un conservateur utilisé comme additif alimentaire ainsi que dans les produits d'hygiène. Il s’agit du 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol ou 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl)-4-méthylphénol. Puissant antioxydant synthétique, son utilisation est controversée et il semble que trop peu d'études aient été menées à son sujet.

Il résiste aux fortes températures qui peuvent être atteintes lors de la fabrication du produit, contrairement à certains antioxydants comme la vitamine E.

Il est utilisé dans l'industrie agroalimentaire et cosmétique, souvent en remplacement du BHA[4]. Il serait métabolisé en cas d'ingestion et soupçonné d'être allergène et cancérogène. Les contaminants possibles sont cendres sulfuriques, arsenic, métaux lourds.

Il porte le code E321 dans l’Union européenne et se présente sous la forme d'une poudre ou de cristaux incolores à jaune pâle.

Le BHT est aussi utilisé pour stabiliser le diéthyléther, ce dernier ayant tendance à former des peroxydes explosifs au contact de l'air.

Effet potentiellement nocif[modifier | modifier le code]

Le BHT est suspecté d’être un perturbateur endocrinien[réf. nécessaire]. Certaines études scientifiques[Lesquelles ?] suggèrent que de fortes doses de BHT pourraient simuler l’œstrogène, hormone sexuelle féminine, ainsi qu’empêcher l’expression des hormones sexuelles masculines, ce qui entraînerait des effets néfastes en matière de reproduction.

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) classe le BHA parmi les cancérigènes possibles, et le BHT parmi les substances dont l’innocuité n’a pas pu être établie, mais il pourrait favoriser le développement de tumeurs déjà existantes.

BHT et BHA sont aussi réputés d’être dotés d’un potentiel sensibilisant, pouvant être responsables d’allergies.

Par ailleurs, plusieurs études[Lesquelles ?] montrent qu’ils sont absorbés et métabolisés, c’est-à-dire transformés par les organismes vivants, et qu’ils peuvent induire des dysfonctionnements et des perturbations au niveau de différents organes, animaux ou humains. Après absorption, seuls 50 % du BHT seraient éliminés par voie urinaire.

Il est prouvé[Où ?] qu’une exposition, à long terme et à fortes doses, au BHT, est toxique pour les animaux de laboratoire. Ses effets sont alors nocifs à plusieurs niveaux : modifications du système immunitaire et de la formule sanguine avec notamment une perturbation de la coagulation du sang, hypertrophie du foie, atteinte de la glande thyroïde et des reins, modifications biochimiques des poumons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h HYDROXYTOLUENE BUTYLE, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 3 : Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur http://monographs.iarc.fr, CIRC, (consulté le 22 août 2009)
  4. Produits cosmétiques, les fiches des molécules toxiques à éviter, UFC Que Choisir, juin 2017