Horacio Quiroga

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Horacio Quiroga
Description de cette image, également commentée ci-après

Horacio Quiroga en 1900.

Nom de naissance Horacio Silvestre Quiroga Forteza
Naissance
Salto, Uruguay
Décès (à 58 ans)
Buenos Aires, Argentine
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Espagnol
Mouvement Naturalisme
Modernisme
Genres

Horacio Quiroga, né à Salto Oriental (Uruguay) en 1878 et mort à Buenos Aires (Argentine) en 1937, est un écrivain uruguayen .

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

L'existence tout entière d'Horacio Quiroga est placée sous le signe de la mort : mort de son père, qui, alors que le futur écrivain est âgé de trois mois se tire une balle de fusil dans la tête sans que l'on sache s'il s'agit d'un accident de chasse ou d'un suicide; mort de son beau-père, dix-sept ans plus tard, qui paraplégique se suicide d'un coup de fusil soutenant l'arme avec ses pieds, Horacio est le premier qui arrive à l'endroit; suicide de sa première femme en 1915 ; mort enfin de son meilleur ami, Federico Ferrando, accidentellement tué par Quiroga lui-même alors qu'il manipule un pistolet.

On ne s'étonnera pas que dans ce contexte très particulier les contes et nouvelles publiés par Horacio Quiroga soient placés sous le signe de cette facilité sinistre de mourir dont parle Victor Hugo[1] : on citera, notamment, dans les Contes d'Amour, de folie et de mort, les nouvelles intitulées « La poule égorgée », « À la dérive », « Les bateaux-suicides », ou encore, dans le recueil Anaconda, la nouvelle intitulée « Diète d'amour », dans laquelle le héros, invité à appliquer littéralement l'adage « vivre d'amour et d'eau fraîche », meurt lentement et paisiblement de faim.

Il part à Paris en 1900, où il ne reste que trois mois, à court d'argent[2]. Il rejoint Buenos Aires, déçu par la capitale française. Le gouvernement cherchant à favoriser l'évangélisation de la province reculée de Misiones, Quiroga s'installe à San Ignacio, au milieu forêt tropicale, (on peut visiter sa maison). Il y emmène vivre sa jeune épouse, Ana María Cirés, âgée de 15 ans[3]. Il retourne en 1916 à Buenos Aires, où sont publiés ses ouvrages les plus connus: Cuentos de amor de locura y de muerte (1916), Cuentos de la selva (1918), El Salvaje (1918) et Anaconda (1921).

À partir des années 1920, Quiroga gagne une renommée internationale avec des traductions aux États-Unis et en France.

Atteint d'un cancer de la prostate, il mit fin à ses jours dans un hôpital de Buenos Aires, en avalant une pilule de cyanure en 1937. Les cendres de l'écrivain ont été mises dans un cylindre métallique pour les insérer dans une tête en bois de Quiroga. L'œuvre sculpté par l'artiste russe Stephan Erzia sur un morceau de racine d'un arbre de la forêt, et enfin emmenée à la ville natale de Quiroga, Salto, en Uruguay. Dans cette ville il y a un musée-mausolée à la maison de sa jeunesse, qui garde la sculpture.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Les ouvrages suivis d'une « * » sont des ouvrages destinés à la jeunesse.)

  • Diario de viaje a París (1900)
  • Los arrecifes de coral (1901)
  • El crimen de otro (1904)
  • Los perseguidos (1905)
  • Historia de un amor turbio (1908)
  • Cuentos de amor de locura y de muerte (1917)
    • Contes d'amour, de folie et de mort, Métailié, 1984 et rééd. ; rééd. Seuil, Points, 1993 (traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert)
  • Cuentos de la selva (1918)
    • Contes de la forêt vierge*, éd. Les arts et le livre, 1927 ; éd. de l'Ecureuil, 1943, ces deux éditions illustrées par Roger Reboussin ; et rééd. Métailié/Le Seuil, 1998
  • El salvaje (1920)
  • Las sacrificadas (1920)
  • Anaconda (1921)
    • Anaconda, Métailié, 1988, et rééd. (traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert)
  • Cartas de un cazador (1922-1924)
    • Lettres d'un chasseur et autres contes*, Métailié/Le Seuil, 2000 (traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour)
  • El desierto (1924)
    • Le Désert, Métailié, 1999 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)
  • Los desterrados (1926) (recueil de nouvelles)
    • Les Exilés, Métailié, 1995 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)
  • Pasado amor (1929)
  • Suelo natal (1931, en collaboration avec Leonardo Glusberg)
  • Más allá (1935)
    • Au-delà, Métailié, 1993 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)


Publications en français de nouvelles extraites de recueils
  • La guerre des jacarés, traduit de l'espagnol par Elbio Mazet et René Turc ; gravures de Elbio Mazet, Grandir, 1996
    Cette nouvelle fait partie du recueil Contes de la forêt vierge [Cuentos de la selva (1918)].
  • Histoires d'animaux, traduction de Annie Boule, dessins de Claude Grosperrin, AB, 2004
  • Le spectre  ; suivi de La poule égorgée, traduction d'Erich Fisbach, Alfil, 1993
    La poule égorgée fait partie du recueil Contes d'amour, de folie et de mort [Cuentos de amor de locura y de muerte (1917) ].
  • Le Dévoreur d'hommes*, Métailié/Le Seuil, 2003 (traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mbare Ngom, La Littérature de Horacio Quiroga dans la société du Rio de la Plata , Lille 3, ANRT, 1988 (Thèse de 3e cycle, Paris 4, 1987)
  • José Miguel Oviedo Historia de la literatura hispanoamericana, vol. 3, Postmodernismo, Vanguardia, Regionalismo Alianza Editorial, Madrid, 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. le poème « Les fusillés », in L'Année terrible.
  2. Oviedo, 2001, pp. 16-17
  3. Oviedo, 2001, p. 18

Liens externes[modifier | modifier le code]

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