Homeland : Irak année zéro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Homeland (Iraq Year Zero))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Homeland.
Homeland : Irak année zéro
Réalisation Abbas Fahdel
Pays d’origine Drapeau de l'Irak Irak
Genre film documentaire
Durée 334 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Homeland : Irak année zéro est un film documentaire en deux parties, écrit et réalisé par le cinéaste franco-irakien Abbas Fahdel. La première partie est sous-titré Avant la chute, et la deuxième partie Après la bataille.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chronique de la vie quotidienne en Irak, pendant un an et demi, avant et après l'invasion américaine de 2003.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisation : Abbas Fahdel
  • Photographie : Abbas Fahdel
  • Montage : Abbas Fahdel
  • Musique : Abbas Fahdel
  • Production : Abbas Fahdel
  • Sociétés de production : Quark Productions et Universcience
  • Société de distribution : Nour Films
  • Pays d’origine :  Irak
  • Langue originale : arabe
  • Format : couleur
  • Genre : documentaire
  • Durée : 334 minutes
  • Box-office France : 36 437 entrées[1]
  • Dates de sortie :

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le jury de la compétition internationale du festival Visions du réel qui a décerné au film le Sesterce d’Or du meilleur long métrage explique ainsi la raison de son choix :

"Abbas Fahdel dessine le portrait sensible et généreux d’un pays et d’un peuple sur lesquels nous n’avions jusqu’ici qu’une vision simpliste, forgée par 25 ans d’images d’actualités et de propagande. Peu à peu, les clichés s’estompent pour laisser place à des personnages, des hommes, des femmes, des enfants, qui deviennent nos proches. Mêlant le roman familial au roman épique, le quotidien et la guerre, la petite et la grande Histoire, le film nous entraîne de Bagdad aux rives du Tigre, berceau de l’humanité. Un grand film."

  • Le jury du Prix Interreligueux qui a décerné au film une mention spéciale ajoute :

« Le film pénètre la conscience des spectateurs et nous rapproche des protagonistes de Homeland. Visuellement, nous parvenons à faire partie de leur vie. Le cinéaste a couru de grands risques en faisant ce film et s’est vu également confronté à une tragédie personnelle ».

  • Dans un interview accordé à l'hebdomadaire Télérama (publié le 03/05/2015), le réalisateur Abbas Fahdel évoque ses motivations à faire le film :

"Quand s’est précisée la menace d’une guerre, j’ai compris que l’Irak de ma jeunesse, celui que j’avais quitté pour venir étudier le cinéma à Paris, que cet Irak-là était en passe de disparaître. J’ai décidé d’y retourner avec une caméra, de filmer toutes les petites choses du quotidien pour les sauver de l’anéantissement. Pour rejoindre les miens aussi, et peut-être mourir avec eux. Comme le dit l’un des protagonistes du film : à quoi bon rester en vie, si tout le reste de notre famille mourrait ? Peut-être me sentais-je aussi coupable d’être parti. Et puis, j’étais également animé par une sorte de superstition : tant que je les filmais, rien ne pouvait leur arriver. Cela s’est d’ailleurs confirmé. Un mois après que j’ai eu arrêté de tourner, mon neveu Haidar, très présent dans le film, a été assassiné. Quelques mois plus tard, deux de ses cousins ont été tués à leur tour."[2]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

"Les films fleuve semblent avoir la cote dans les festivals. Après Winter Sleep (3h16) de Nuri Bige Ceylan, palmé d’or à Cannes, Mula sa kung ano ang noon (5h38) de Lav Diaz, pardisé d’or à Locarno, c’est au tour de Homeland (Iraq Year Zero) (5h34) d’Abbas Fahdel de toucher le Sesterce d’or à Nyon. Ces prix ne sont pas un indice d’élitisme cinéphile, car ils distinguent de grandes œuvres dont la longueur se justifie par l’intensité et la richesse du propos (...)

De la guerre en Irak, les spectateurs occidentaux ont vu des images abstraites de nuits vertes zébrées d’éclairs. Puis des blindés roulant dans le désert, et d’éventuelles silhouettes lointaines, menaçantes. Homeland filme le contrechamp de la propagande américaines: des cieux profonds comme les 1001 nuits, des jardins touffus, des gens qui sont nos frères humains et que l’on quitte le cœur brisés quand le film prend brutalement fin."[3]

"Si la démarche d’Abbas Fahdel s’apparente à celle du film de famille jusque dans son souci d’arracher au temps qui passe quelques bribes de vie, le poids de l’Histoire insuffle au film une force toute particulière, et lui confère la valeur d’un précieux document. Quant à la proximité qu’il instaure entre le spectateur et les siens, à travers une grande diversité de scènes, elle rend d’autant plus sensible la réalité humaine du peuple irakien, qu’on n’avait sans doute jamais vue d’aussi près."[2]

  • Le Blog Documentaire (Cédric Mal), 26 avril 2015 :

"Le film monumental d’Abbas Fahdel, Homeland (Iraq Year Zero), s’est imposé à Nyon comme le grand vainqueur de la compétition, Sesterce d’or du meilleur long métrage et mention spéciale du Jury Interreligieux. Un documentaire courageux, et salutaire, venu illuminer la 46e édition de la manifestation. « Il s’agit d’une œuvre de référence pour comprendre l’histoire et le présent du Moyen-Orient. Plus qu’un film beau, c’est un film nécessaire. Il devait être réalisé, il doit être vu ». Telle est l’opinion du directeur de « Visions du Réel », Luciano Barisone, après que le jury de la compétition internationale a accordé le Sesterce d’or à Homeland (Iraq Year Zero), du réalisateur franco-irakien Abbas Fahdel...

Cette fresque de 334 minutes nous emmène en Irak pour nous plonger pendant deux ans dans la vie d’une famille – celle du réalisateur, avant et après l’intervention américaine. Un roman collectif avec « le souffle d’une saga », qui expose « la tragédie et la dignité du peuple irakien dans des moments d’une grande intensité ».

Avant l’ouverture du festival, Luciano Barisone précisait déjà : « Alors que nous avons visionné 3 700 films au fil de l’année, un documentaire exceptionnel a immédiatement retenu notre attention pour l’édition 2015 il y a quelques mois déjà. Il s’agit d’ailleurs du premier film dont la sélection a été confirmée en vue de sa projection en première mondiale durant le Festival »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « FRANCE HEBDO 2016 - (page 18) - BOX OFFICE STORY », sur www.boxofficestory.com (consulté le 16 février 2017)
  2. a et b Télérama
  3. [1]
  4. [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]