Henri Letellier (patron de presse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Letellier.
Henri Letellier
Henri Letellier par Camara btv1b53142093g.jpg
Henri Letellier par Camara
Fonction
Maire de Deauville (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Parentèle
Albert Menier (beau-frère)
Maurice Arnold de Forest (en) (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Louis Eugène Henri Letellier, né le à Paris 17e et mort le à Neuilly[1], est un homme d'affaires, directeur de publication et propriétaire de journaux français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Eugène Letellier, entrepreneur en travaux publics, qui a construit près de la moitié des ports d’Amérique du sud et d'Orient, qui a fondé Jacob Delafon[2], commanditaire, dès 1900, avec son frère Léon, du Journal, fondé par Fernand Xau[3].

Henri Letellier est le frère de Mathilde Madeleine Rose, veuve d'Albert Menier, remariée en 1901[N 1] avec le baron Maurice de Forest (en)[4] et le frére de Pierre Letellier, coureur automobile, décédé des suites d'un accident d'automobile en nov 1913[5].

Henri Letellier, amoureux d’une adolescente de 17 ans, Yola Henriquet, lui demande sa main et se marie. Ceci inspira à Colette son roman Gigi, dans lequel il devint Gaston Lachaille[6].

Les Letellier forme une société en commandite pour gérer le Journal et sont parmi les principaux bailleurs de fonds de la nouvelle Société des Hôtels et Casino de Deauville, fondée en décembre 1910 par Eugène Cornuché[6].

Henri Letellier est négociant en ciments en 1896[7], entrepreneur de travaux public en Indochine en 1904[1].

Après la mort de Fernand Xau en 1899, Le Journal est dirigé par Henri Letellier, gérant, jusqu'en 1914. En 1913, Charles Humbert, directeur politique depuis 1911, sert d'intermédiaire auprès de la famille Letellier pour l'achat du Journal pour 2 millions de francs. L'opération est reportée et la vente à Humbert, Guillaume Desouches et Pierre Lenoir se fait en juillet 1915[8],[9] pour un montant de 20 millions de francs, avec l'aide de Pacha Bolo[10]. Après l'affaire Lenoir, Desouches, Humbert, Ladoux[11], la retraite forcée du sénateur Humbert provoque le retour d'Henri Letellier qui, en 1918, installe à la tête du journal François-Ignace Mouthon. En décembre 1924, Henri Letellier juge que le temps est venu de faire valoir ses droits au repos. Le Journal est revendu en janvier 1925 à un groupe d'investisseurs dont le directeur du casino de Deauville, Eugène Cornuché ami des Letellier.

En 1920, Le baron Maurice de Rothschild lui vend son écurie de course, vente fictive selon Les Potins de Paris[12]. Il entretient une courte relation avec l'actrice Peggy Hopkins Joyce[13]. En septembre 1920, il est victime d'un accident automobile, en se rendant à Trouville, accident dans lequel meurt Jean Guitry [(d) Voir avec Reasonator], frère de Sacha Guitry[14].

Il est administrateur de la Compagnie des wagons-lits en 1923[15] et de l'American Foreign Oil, propriétaire de Paris-soir en 1924[16]. Il a repris et rénovée la Banque industrielle de Chine après sa faillite en 1925 qui la Banque franco-chinoise pour le commerce et l'industrie. Il est en affaire avec André Citroën. Il achète des terrains dans des quartiers bon marché et les revend avec des profits fantastiques ou y établie de nouvelles stations thermales. Il possède des mines d'étain en Afrique, des puits de pétrole au Mexique, aux États-Unis et dans le Caucase, des raffineries d'essence en Californie. Il possède l'usine Jacob Delafon[2].

Il est élu maire de Deauville en 1925[17] et le reste jusqu'en 1928.

Décorations Française[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le mariage a été déclaré nul et non avenu par un décret du pape en 1902
Références
  1. a b et c « Cote 19800035/330/44433 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. a et b (de) « Henri Letellier », Revue des Monats, no 2,‎ , p. 110 (lire en ligne, consulté le 11 avril 2018)
  3. Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Nouvelle Librairie Nationale,  Fac-similé disponible sur Wikisource (Wikisource)
  4. « Slander Actions in London High Life; Baron de Forest Lays Bare in Vain His Family Skeleton », New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. Le Figaro du 26 novembre 1913 disponible sur Gallica
  6. a et b Paul Smith, « La place de l’automobile dans le développement des stations », sur In Situ, (consulté le 17 mars 2018).
  7. disponible sur Gallica
  8. disponible sur Gallica
  9. Marie Roux, Le défaitisme et les manœuvres pro-allemandes 1914-1917, Paris, Nouvelle librairie nationale, , 128 p. (lire en ligne), p. 64.
  10. Revue des grands procès contemporains, t. 34, Paris, (lire en ligne), p. 326.
  11. Le XIXe siècle du 1er avril 1919 disponible sur Gallica
  12. disponible sur Gallica
  13. (en) Constance Rosenblum, Gold Digger: The Outrageous Life and Times of Peggy Hopkins Joyce, , 288 p. (présentation en ligne)
  14. Le Ménestrel du 17 septembre 1920 disponible sur Gallica
  15. disponible sur Gallica
  16. disponible sur Gallica
  17. disponible sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (de) « Henri Letellier », Revue des Monats, no 2,‎ , p. 110 (lire en ligne, consulté le 11 avril 2018)
icône image Images externes
Eugène Letellier, M Fordyce, Henri Letellier, Lysée Denaint, Jacques Dhur, 1912, Album Sem à la mer
Henri Letellier, Paul Lillaz et Yola dansent, 1927, Album White Bottoms

Estampes de Sem, Collections du Musée Carnavalet