Haemolacria

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'haemolacria est une pathologie extrêmement rare (3 à 4 personne dans le monde) dont la manifestation clinique est l’écoulement de larmes, partiellement ou totalement composées de sang[1],[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot haemolacria est formé à partir du grec ancien αἷμα (aíma), « sang » et du latin lacrima, « larme ».

Symptômes[modifier | modifier le code]

La maladie touche les deux sexes. Les symptômes sont spontanés et se manifestent par un écoulement de larmes allant d'un rouge teinté à un rouge complètement foncé, des saignements de nez, des maux de tête ou du sang qui suinte du cuir chevelu.

Causes[modifier | modifier le code]

Les causes sont souvent liées à un certain nombre de maladies et peut être révélatrice d'une tumeur dans l'appareil lacrymal. Elle serait provoquée par divers facteurs locaux tels que la conjonctivite bactérienne, des problèmes de coagulation sanguine, des dommages environnementaux ou des blessures.

L'inflammation et l'infection sont également des facteurs pouvant provoquer une sévère irritation qui peut conduire à une fuite de sang dans les capillaires.

Une haemolacria aiguë peut se manifester chez les femmes fertiles, induite par un déséquilibre hormonal, de même chez celles souffrant d'endométriose nasolacrymale[3].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le roman Sourires de loup, de Zadie Smith, met en scène un médecin d'une vingtaine d'années, atteint d'haemolacria, liée à une maladie chronique.
  • Dans le film Casino Royale, l'ennemi de James Bond, Le Chiffre, souffre d'une haemolacria singulière à œil gauche.
  • La série True Blood met en scène des vampires pleurant des larmes de sang quand ils sont tristes ou en colère.
  • Dans le manga Gantz, d'Hiroya Oku, tout être humain entrant dans la salle de la vérité pleure des larmes de sang pendant un certain temps.
  • Dans le manga My Hero Academia, le vilain Dabi (ou Touya Todoroki) ne pleure plus que des larmes de sang suite à la brûlure violente (et donc la destruction) de ses canaux lacrimaux.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) BK Ahluwalia, AK Khurana et S Sood, « Bloody tears (haemolacria) », Vol 35 Page 41-43,‎ (lire en ligne)
  2. « Cette étrange maladie fait pleurer des larmes de sang », sur Maxi Sciences,
  3. « Larmes de sang, douleurs : ma fille vit un cauchemar. L'endométriose nasolacrymale existe », sur L'Obs,