The Haçienda

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Fac 51 Haçienda, plus communément appelé The Haçienda, est un ancien club de Manchester au Royaume-Uni. Créé par Tony Wilson en 1982, le club doit fermer en 1997 après le décès d'une jeune raveuse, des suites d'une overdose.

Le club est connu pour avoir été l'un des premiers à diffuser au Royaume-Uni de la musique électronique (notamment la techno de Détroit et l'acid house de Chicago) après l'abandon du son new wave de ses débuts. L'Haçienda est également l'épicentre du mouvement musical Madchester.

Conçu comme un espace ouvert et transversal le club proposait également des expositions, projection de films, conférences, défilés de mode.

Histoire[modifier | modifier le code]

Financé par le label de Tony Wilson, Factory Records, officiellement comme étant la référence no 51 du catalogue du label, le club ouvre ses portes le 21 mai 1982[1].

Le club a fermé en 1997 en raison du décès d'une jeune fille de 21 ans après l'ingestion de deux cachets d'extasy[2]. Le bâtiment est démoli en 2002[3].

Influence sur la scène musicale[modifier | modifier le code]

Le club a permis l'émergence de la house music en Europe et de groupes comme les Stone Roses, les Happy Mondays, New Order, ou les Inspiral Carpets[3] et favorisé la rencontre et la collaboration entre musiciens et plasticiens nourris des avant-gardes artistiques.

C'est aussi dans ce club qu'a débuté Laurent Garnier, sous le nom de DJ Pedro, et où les Chemical Brothers se produisaient régulièrement à leurs débuts. Dave Haslam[4], Mike Pickering, futur maître d'œuvre du groupe M People, étaient les autres membres du club.

Un projet idéologique[modifier | modifier le code]

Le nom du club est choisi en référence à un texte situationniste sur l'urbanisme[5], écrit par Ivan Chtcheglov, Formulaire pour un urbanisme nouveau[6] et typographié ainsi car le « çi » ressemble au 51[3].

« Nous nous proposons d’inventer de nouveaux décors mouvants »

— Ivan Chtcheglov, Formulaire pour un urbanisme nouveau, 1952-1953

En 1996, le club organise une conférence sur Guy Debord, fondateur de l'Internationale situationniste[5].

Le film 24 Hour Party People, réalisé par le britannique Michael Winterbottom et sorti en 2002, retrace l'histoire de l'Haçienda.

Du 21 mai au 16 octobre 2016, le MRAC de Sérignan à présenté l'œuvre de Bruno Peinado Il faut reconstruire l'Haçienda inspirée du manifeste situationniste d'Ivan Chtcheglov et de la boîte de nuit mythique de Manchester. Il a réalisé une réplique du dancefloor de The Haçienda et invité artistes et musiciens à l'investir recréant l'esprit d'un espace avant-gardiste et rassembleur[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jim Poe, « The Hacienda, Manchester: 1982-1997 », sur www.inthemix.com, South Alliance (en), (consulté le 15 janvier 2015), p. 1
  2. « L'HaÇienda », présentation du livre, Le Mot et le Reste.
  3. a, b et c KMS, « 713 Il faut construire l’hacienda (Happy Mondays) », Kill Me Sarah, 18 août 2010.
  4. Auteur en 2000 d'un livre autour de la scène de Manchester intitulé Manchester, England: The Story of the Pop Cult City, paru chez Fourth Estate.
  5. a et b Jean-Marie Durand, « Guy Debord, l'inspirateur du punk », Les Inrockuptibles, 24 octobre 2014.
  6. Ivan Chtcheglov, « Formulaire pour un urbanisme nouveau », Internationale situationniste, no 1,‎ (lire en ligne).
  7. « Il faut reconstruire l’Hacienda. Bruno Peinado », sur Musée régional d'art contemporain Languedoc Roussillon Midi Pyrénées

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Peter Hook (trad. Jean-François Caro), L'Haçienda : La meilleure façon de couler un club [« The Haçienda: How Not to Run a Club »], Le Mot et le Reste, (1re éd. 2009), 330 p., broché (ISBN 9782360540655)
  • The Haçienda must be built (interviews des différents protagonistes du club recueillis par Jon Savage).

Vidéographie[modifier | modifier le code]