Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors

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Guy de Gisors
Image illustrative de l'article Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors
Portrait par Devéria.
Présentation
Nom de naissance Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors
Autres noms Gisors le Jeune
Naissance
ville l'Évêque (Paris)
Décès (à 72 ans)
Paris
Nationalité française
Activité(s) architecte
Formation Élève de Sevestre et Chalgrin
Œuvre
Projets Projet de bibliothèque pour La Madeleine
Distinctions second grand prix de l'Académie royale d'architecture (1877)
Entourage familial
Famille Alphonse de Gisors (neveu)

Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors (1762-1835), dit « Guy de Gisors » ou « Gisors le Jeune », est un architecte français. Il obtient en 1777 le second grand prix de l'Académie royale d'architecture (devenu par la suite prix de Rome).

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors est né et baptisé le , dans la paroisse de la madeleine ville l'Évêque. Ses parents sont Guy De Gisors, bourgeois de Paris, et Marie Catherine Courseron et ses parrain et marraine sont Jean Baptiste Devilliers, bourgeois de Paris, et Marie Anne Leclerc, fille mineure de Jacques Marcel Leclerc bourgeois de Paris[1].

Élève de Sevestre et de Jean-François-Thérèse Chalgrin, Il obtient le second grand prix de l'Académie royale d'architecture (devenu par la suite prix de Rome) en 1777[2],[3].

Vers 1798-1799, il publie un projet de transformation de l'église de la Madeleine en bibliothèque nationale, mais il n'est pas retenu[4].

Le projet de ville nouvelle « Napoléonville » en Bretagne, confié à l'origine à Jean-Baptiste Pichot (ingénieur en chef des ponts et chaussées) et largement remanié par Pierre-Joachim Besnard (inspecteur général), est retravaillé par Gaspard de Chabrol. Nouveau Sous-préfet de Pontivy mais également ancien ingénieur des ponts, il a conçu une nouvelle version du plan de la ville proche de celle qui sera réalisée[5], qui est approuvée par décret de l'Empereur en mai 1805, peu avant son départ en 2006[6]. Guy de Gisors intervient en 1808 sur ce projet en tant qu'architecte des bâtiments civils, il complète le plan en y ajoutant de nouveaux équipements. Son plan de 1809 comporte notamment une église alors que l'ancien plan approuvé en 1805 n'en avait pas bien qu'elle ait été présente dans divers versions d'avant-projet[7].

Il est nommé en 1811 architecte du Corps législatif et des Archives nationales.

Il est nommé inspecteur général des bâtiments civils en 1815[2].

De 1825 à 1830, il est membre du Conseil consultatif des bâtiments de la Couronne[2] et préside ce conseil durant l'année 1828[8].

Il devient architecte officiel de Louis-Philippe Ier en 1831 (il le restera jusqu'à sa mort en 1835)[8]. Le , une ordonnance du Roi (Louis-Philippe) lui accorde, du fait qu'il ait plus de 69 ans, une pension annuelle et viagère de 2 454 francs en récompense de ses services comme ancien membre du conseil des bâtiments civils où il jouissait d'un traitement de six mille francs[9]. Il reste néanmoins au Conseil des bâtiments civils comme conseiller honoraire[2].

Il meurt à Paris le [2].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors est fait chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur le [12]. Il est promu officier de la Légion d'honneur le [13].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Essais sur les moyens d’opérer la restauration des supports de la tour du Dôme du Panthéon Français : par Guy de Gisors, Inspecteur des bâtiments du Conseil des Cinq-Cents et architecte, Paris, Baudouin, Imprimeur du Corps législatif et de l’Institut,‎ 1798 (frimaire an vii), 26 p. [[des éditions]]
  • Thermes de Napoléon, projetés sur le terre-plein du Pont-Neuf : par A. J. B. G. Gisors architecte des bâtiments civils, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Institut,‎ , 25 p. (lire en ligne)

Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Confusion[modifier | modifier le code]

En 2000, Pierre-Dominique Cheyne souligne en note qu'il y a des erreurs dans le dictionnaire de référence Thieme-Becker. Il indique que « c'est à tort que Jacques-Pierre Gisors est dit le frère d'Alexandre Jean-Baptiste Guy De Gisors, auquel les auteurs attribuent la salle des séances de la Convention aux Tuileries, puis, avec Étienne-Chérubin Leconte, celle des Cinq-Cents au Palais-Bourbon, l'actuelle salle des séances de l'Assemblée nationale ». Il précise également qu'en 1985 madame E. Hubert, indique dans des notices sur les architectes « que Guy, non pas frère de Jacques-Pierre mais sans doute de sa famille, travailla sous ses ordres à la construction de la salle de la Convention dont Jacques-Pierre, architecte de la Convention puis des bâtiments du Corps législatif, est l'auteur », elle dresse également une liste des travaux que le dictionnaire attribue par erreur à Guy Gisors[14].

Les Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Suivant les corrections ci-dessus, voici la liste des Gisors architectes avec les liens de parenté :

  • Jacques-Pierre Gisors (1755-1828), dit aussi « Gisors l'Aîné » sans doute de la même famille mais sans lien de parenté établi avec les autres Gisors architectes.
  • Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors (1762-1835), dit aussi « Gisors le Jeune » : sans doute de la même famille que Jacques-Pierre Gisors, mais il n'est pas son frère.
  • Alphonse-Henri Guy de Gisors (1796-1866), fils d'un frère (non architecte) d'Alexandre Jean-Baptiste Guy dont il est donc le neveu.
  • Louis-Jules Bouchot (1817-1907), neveu, par sa mère, d'Alphonse-Henri Guy.
  • Louis Henri Georges Scellier de Gisors (1844-1905), petit-fils, par sa mère (il a fait ajouter « de Gisors » à son nom), d'Alphonse-Henri Guy de Gisors.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Eléonore, dossier, p. 2
  2. a, b, c, d et e Dominique Jarrassé, 1992, p. 38.
  3. Note : dans l'ouvrage de Dominique Jarrassé, il est indiqué qu'il obtient le premier prix en 1779, mais il s'agit d'une erreur par confusion entre les Gisors architectes puisqu'il est en fait attribué à Jacques-Pierre Gisors comme le souligne notamment Thomas-W. Gaehtgens en 2001 (p.197).
  4. Simone Balayé, Kinga Kantorska, « Un sanctuaire des sciences. Projets d'architecture pour la Bibliothèque nationale à l'époque révolutionnaire », Bulletin des bibliothécaires de France 1989 - Paris, t. 34, n° 2-3, [lire en ligne]
  5. Bernard Lamizet et Pascal Sanson, Les langages de la ville, Éditions Parenthèses, coll. « Eupalinos »,‎ , 187 p. (ISBN 9782863646052, lire en ligne), p. 171
  6. « Chabrol et Napoléonville », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  7. « Pontivy : Un peu d'histoire », sur Le Télégramme,‎ (consulté le 3 avril 2016).
  8. a et b Dominique Jarrassé, 1992, p. 39.
  9. « N° 1549 - Ordonnance du Roi qui accorde une pension à un ancien membre du conseil des bâtiments civils : Règne de Loui-Philippe 1er, Roi des français - IIe partie - Ordonnances - IIe section », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie royale, série IX, t. deuxième « Les ordonnances d'intérêt local ou particulier rendues pendant le second semestre de 1832 »,‎ , p. 314 (lire en ligne).
  10. « Notice no PA00113557 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA77000420 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Base Eléonore, dossier, p. 3
  13. Base Eléonore, dossier, p. 1
  14. Pierre-DominiqueCheynet, 2000, p. Séance du 18 prairial an VI [6 juin 1798] note 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David de Pénanrun, Roux et Delaire, Les architectes élèves de l'école des beaux-arts (1793-1907), Librairie de la construction moderne, 2e éd., 1907, p. 277,
  • « L'architecte Guy de Gisors », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français,‎ ,
  • Véronique-Noël Bouton et Bruno Foucart, « Les projets d'église pour Napoléonville (1802-1809) de Guy de Chabrol à Guy de Gisors », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français,‎ , p. 235-252,
  • Dominique Jarrassé, Les thermes romantiques : bains et villégiatures en France de 1800 à 1850, Presses Univ Blaise Pascal, coll. « Thermalisme et civilisation »,‎ , 295 p. (ISBN 9782877410601, lire en ligne),
  • « Alexandre Jean Baptiste Guy De Gisors », LH/1153/21, notice L1153021, sur Base Léonore, Paris, Archives nationales (consulté le 26 mars 2016), p. 1-5.

Liens externes[modifier | modifier le code]