Alphonse de Gisors

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gisors (homonymie).
Alphonse de Gisors
Image illustrative de l'article Alphonse de Gisors
Alphonse de Gisors, lithographie de Devrai.
Présentation
Nom de naissance Alphonse-Henri Guy de Gisors
Naissance
Paris
Décès (à 69 ans)
Nationalité française
Activités architecte
Entourage familial
Famille Alexandre Jean-Baptiste Guy De Gisors (oncle)
Louis-Jules Bouchot (neveu)
Louis Henri Georges Scellier de Gisors (petit-fils)

Alphonse-Henri Guy de Gisors est un architecte français (né le à Paris et décédé le ). Il a construit et restauré un grand nombre de bâtiments publics sous la Monarchie de Juillet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alphonse de Gisors est issu d'une famille d'architectes, son oncle, Guy de Gisors, ayant déjà remporté le second grand prix de l'Académie en 1777. Entré à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1814, il y est élève de Charles Percier. Il remporte le second prix de Rome en 1823 derrière Félix Duban pour un projet d'hôtel des douanes.

En 1834, il est nommé Architecte des bâtiments civils et est chargé de la rénovation et l'agrandissement de plusieurs bâtiments : la Cour de cassation au Palais de Justice de Paris, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, l'amphithéâtre de l'Observatoire de Paris. En 1835, il est nommé architecte du Palais du Luxembourg puis du théâtre de l'Odéon en 1837. Il devient architecte du Ministère de l'Instruction publique en 1840.

En 1854, il est élu au siège no 7 de la section architecture de l'Académie des beaux-arts.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Confusion[modifier | modifier le code]

En 2000, Pierre-Dominique Cheyne souligne en note qu'il y a des erreurs dans le dictionnaire de référence Thieme-Becker. Il indique que « c'est à tort que Jacques-Pierre Gisors est dit le frère d'Alexandre Jean-Baptiste Guy De Gisors, auquel les auteurs attribuent la salle des séances de la Convention aux Tuileries, puis, avec Étienne-Chérubin Leconte, celle des Cinq-Cents au Palais-Bourbon, l'actuelle salle des séances de l'Assemblée nationale ». Il précise également qu'en 1985 madame E. Hubert, indique dans des notices sur les architectes « que Guy, non pas frère de Jacques-Pierre mais sans doute de sa famille, travailla sous ses ordres à la construction de la salle de la Convention dont Jacques-Pierre, architecte de la Convention puis des bâtiments du Corps législatif, est l'auteur », elle dresse également une liste des travaux que le dictionnaire attribue par erreur à Guy Gisors[6].

Les Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Suivant les corrections ci-dessus, voici la liste des Gisors architectes avec les liens de parenté :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00099127 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Notice no PA00088710 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Notice no PA00099128 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no PA00132985 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Philippe Véron, « L'équatorial de la tour de l'est de l'observatoire de Paris », Revue d'histoire des sciences, vol. 56, no 56-1,‎ , p. 191-220 (lire en ligne)
  6. Pierre-DominiqueCheynet, 2000, p. Séance du 18 prairial an VI [6 juin 1798] note 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David de Pénanrun, Roux et Delaire, Les architectes élèves de l'École des beaux-arts (1793-1907), Librairie de la construction moderne, 2e éd., 1907, p. 277
  • Jean-Claude Daufresne, Théâtre de l'Odéon : architecture, décors, musée, Mardaga, (ISBN 9782870098738, lire en ligne), p. 74-76

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]