Grande Loge féminine de France

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Grande Loge féminine de France
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Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Obédience maçonnique
Zone d’influence Europe
Fondation
Fondation 1952
Fondateur Anne-Marie Gentily
Origine Drapeau de la France France
Identité
Siège

6, bd du Général-Leclerc

92110 Clichy
Président Marie-Thérèse Besson
Affiliation internationale CLIMAF
Membres 14000
Site web GLFF.org

La Grande Loge féminine de France (GLFF, G∴ L∴ F∴ F∴ en typographie maçonnique) est une obédience maçonnique française née en 1952 dont les membres sont exclusivement féminins. Elle fut fondée par la transformation de « l'Union maçonnique féminine de France », formée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en vue de créer la première obédience maçonnique exclusivement féminine. Depuis, elle se développe principalement en France et en Europe. L'obédience fait partie du courant des obédiences dites libérales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Femmes en franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Femmes en franc-maçonnerie.

À partir du XVIIIe siècle, un système de cooptation par adoption fut mis en place par les francs-maçons à l’attention de leur épouses et de leurs familles. Nombreuses furent depuis lors les femmes qui eurent une activité maçonnique, bien que l’entrée en franc-maçonnerie ne fût pas permise aux femmes selon les textes fondateurs de 1723[1].

L’impulsion de militantes telles que Flora Tristan, Maria Deraismes et Louise Michel fut décisive, cette dernière fut reçue et initiée en 1882 dans une loge masculine et fonda, avec Georges Martin, l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » en 1893[2]

Dès lors, la franc-maçonnerie féminine s’affirme ; ce sont les loges d’adoption auxquelles les frères décident unilatéralement de conférer l’autonomie en 1935. 1936 est une année effervescente au cours de laquelle huit loges féminines autonomes se constituent pour former le premier convent, embryon de la future Grande Loge féminine de France[3]. La Seconde Guerre mondiale va les disperser ; beaucoup parmi leurs membres seront déportées, d’autres entreront dans la clandestinité et s’engageront dans la Résistance[3].

Naissance de la GLFF[modifier | modifier le code]

En 1945, le premier convent qui s’était tenu avant-guerre se reconstitue sous la présidence d’Anne-Marie Gentily[4]. En 1946, l’obédience est restructurée. En 1952, cette « Union maçonnique féminine de France » devient officiellement la Grande Loge féminine de France[5]. En 1959, le Rite écossais ancien et accepté devient le rite de l'obédience en remplacement du rite d'adoption[6].

À partir des années 1960, 21 loges naissent en France et une en Suisse à Genève, la Loge « Lutèce ». Durant la décennie suivante, 76 loges féminines seront créées en France, en Suisse et en Belgique. Au cours de cette même décennie, d’autres rites seront acceptés. La patente du Rite français est remise à la Grande Loge féminine de France par le Grand Orient de France[7]. et le 10 mars 1973 est créée la première loge au rite français, Unité, bientôt suivie de beaucoup d'autres.

Dans le même temps, en 1972, la Grande loge féminine crée le Suprême Conseil féminin de France destiné à gérer les hauts grades du REAA pour les sœurs de l'obédience[8].

En 1974, est créée à Lyon la première loge féminine fonctionnant au Rite écossais rectifié avec l'aide de frères de la GLNF-Opéra (actuelle GLTSO). Toutefois, la patente du rite ne sera formellement délivrée par le GODF qu'en 1980[9].

La Grande Loge féminine de France donne la patente de création à des loges loges suisses, belges, portugaises, vénézuéliennes, espagnoles qui se sont regroupées en obédiences nationales. Suivant cette dynamique, des loges se sont ouvertes dans les départements et les territoires d'outre-mer, dans plusieurs pays d’Afrique, au Canada, en Pologne, en Hongrie, en Israël, en Lettonie, en Bulgarie, etc.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La Grande Loge féminine de France, première obédience féminine au monde, compte aujourd'hui 14 000 membres. Les membres sont regroupées au sein de plus de 400 loges en France et à l'étranger. Deux loges particulières La Rose des vents (Rite écossais ancien et accepté), fondée en 1977 et le Creuset bleu (RF), ont pour mission de favoriser la diffusion de la franc-maçonnerie féminine dans le monde entier. Les obédiences féminines fondées en Suisse (1976), en Belgique (1981), et au Portugal (1997) sont issues de la GLFF, de même que la Grande Loge féminine symbolique du Venezuela (2005) et la Grande Loge féminine d'Espagne (2005)[10].

La Grande Loge féminine de France est représentée à Bruxelles par son Institut maçonnique européen, créé en 2008 pour assurer la défense et la diffusion des valeurs humanistes[11].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

La GLFF est administrée par un conseil fédéral élu lors du convent annuel.

Direction de l'obédience[modifier | modifier le code]

La dirigeante élu de la Grande loge féminine de France porte le titre de « Grande Maîtresse »[12].

Politique d’extériorisation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie France Picard 2009, p. 10.
  2. Marie France Picard 2009, p. 24.
  3. a et b Marie France Picard 2009, p. 42.
  4. Marie France Picard 2009, p. 45.
  5. Marie France Picard 2009, p. 62.
  6. Marie France Picard 2009, p. 66.
  7. Marie France Picard 2009, p. 95.
  8. Marie France Picard 2009, p. 96.
  9. La Grande Loge Féminine de France Autoportrait, Collectif, Guy Trédaniel éditeur, 1995
  10. Marie France Picard 2009, p. 119.
  11. Marie France Picard 2009, p. 117.
  12. Marie France Picard 2009, p. 124.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-France Picart, La Grande Loge féminine de France, PUF, coll. « Que sais-je »,‎ (ISBN 9782130576921, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Daniel Ligou, Histoire des francs-maçons en France., t. 2 : De 1815 à nos jours [l'école de la démocratie], Toulouse, Privat, coll. « Hommes et communautés »,‎ , 253 p. (ISBN 978-2-708-96839-4, OCLC 490925239)
  • Roger Dachez, Histoire de la franc-maçonnerie française, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je? » (no 3668),‎ (ISBN 978-2-130-53539-3, OCLC 300209646)
  • Gilbert Garibal, Être franc-maçon aujourd'hui, Alleur (Belgique) Paris, Marabout, coll. « Marabout pratiques » (no 2311),‎ , 251 p. (ISBN 978-2-501-02029-9, OCLC 416403457)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]